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Édouard Dulaurier

orientaliste français
Édouard Dulaurier
Portrait édouard dulaurier.JPG
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Jean Paul Louis François Édouard Leuge-Dulaurier, dit Édouard Dulaurier, né à Toulouse le 27 janvier 1807, mort à Meudon le 21 décembre 1881, est un orientaliste français, qui s'est occupé d'égyptologie, de malais et d'arménien.

Sommaire

CarrièreModifier

Venu de bonne heure à Paris, il fut élève d'Antoine-Isaac Silvestre de Sacy et s'intéressa d'abord à l'égyptologie. Sa première publication fut en 1833 une explication d'un passage célèbre des Stromates de Clément d'Alexandrie sur les écritures de l'Égypte antique. En 1835, il fit paraître la traduction de plusieurs textes coptes. En 1838, il fut chargé par le ministère de l'Instruction publique d'une mission scientifique à Londres pour consulter et recopier les manuscrits coptes (il fit une copie du manuscrit de la Pistis Sophia). En 1840, il y fut envoyé à nouveau, sur la recommandation du juriste Jean-Marie Pardessus, pour effectuer un travail semblable sur les manuscrits malais de la Royal Asiatic Society. Après son retour, en 1841, le ministère lui confia un cours public de malais et de javanais à l'École spéciale des langues orientales, le premier qui y ait existé pour ces langues (bien qu'une chaire de malais ait été prévue dans le décret de fondation de l'École, daté du 10 germinal an III). Sa chaire fut officialisée en 1844.

Cependant, en dehors de cet enseignement, il continua de consacrer beaucoup de temps à l'étude de l'Orient chrétien, et notamment à celle de l'arménien. Dès 1850, il publia une traduction de la partie de la chronique de Matthieu d'Édesse consacrée à la première croisade. Il fut ensuite désigné par l'Académie des inscriptions et belles-lettres, après la mort d'Étienne Marc Quatremère en 1857, pour diriger la publication des historiens arméniens dans le Recueil des historiens des croisades. La chaire d'arménien à l'École des langues orientales étant devenue vacante à la mort de Paul-Émile Le Vaillant de Florival (1862), il obtint la succession (décret du 19 février 1862) et abandonna l'enseignement du malais à l'abbé Pierre Favre, un ecclésiastique des Missions étrangères de retour en France. Il occupa ensuite cette chaire d'arménien jusqu'à sa mort.

Il devint membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1864. Il mourut dans sa maison du 11, rue des Pierres à Meudon (où avaient vécu avant lui Ambroise Paré et Armande Béjart, actuel Musée d'art et d'histoire de Meudon). On peut voir sa tombe au cimetière des Longs Réages, qui est aussi celle de sa femme Marie Désirée Millet (1814-1884).

PublicationsModifier

 
Le musée d'art et d'histoire de Meudon, ancienne maison d'Edouard Dulaurier
  • Examen d'un passage des Stromates de saint Clément d'Alexandrie relatif aux écritures égyptiennes, Paris, H. Fournier jeune, 1833.
  • Fragment des révélations de saint Barthélemy et de l'histoire des communautés religieuses fondées par saint Pakhome, traduit sur les textes coptes-thébains inédits conservés à la Bibliothèque du Roi, Paris, Imprimerie royale, 1835.
  • Rapport adressé à M. le Ministre de l'Instruction publique sur les manuscrits malays [sic] et javanais conservés dans la bibliothèque de la Compagnie des Indes orientales... et de la Société royale asiatique, à Londres..., Paris, Panckoucke, 1840.
  • Fragment d'un traité de médecine copte faisant partie de la collection des manuscrits du cardinal Borgia publiée par Zoega, Paris, 1843 (?).
  • Lettres et pièces diplomatiques écrites en malay [sic], recueillies et publiées pour servir d'exercices de lecture et de traduction aux élèves de l'École royale et spéciale des langues orientales, Paris, Firmin-Didot, 1845.
  • « Institutions maritimes de l'Archipel d'Asie. Textes malay et bougui », dans Jean-Marie Pardessus (dir.), Collection des lois maritimes antérieures au XVIIIe siècle, vol. 6, Paris, B. Duprat, 1845.
  • « Description de l'Archipel d'Asie par Ibn Bathoutha, traduite de l'arabe par M. Édouard Dulaurier », Journal asiatique, février 1847, p. 93-134, et mars 1847, p. 218-259.
  • Examen de quelques points des doctrines de J.-F. Champollion relatives à l'écriture hiéroglyphique des anciens Égyptiens, Paris, Firmin-Didot, 1847.
  • Collection des principales chroniques malayes (1er fascicule, comprenant la chronique du royaume de Pasey et une partie des annales malayes[1]), Paris, Imprimerie nationale, 1849.
  • Récit de la première croisade extrait de la chronique de Matthieu d'Édesse, Paris, B. Duprat, 1850.
  • Études sur les chants historiques et les traditions populaires de l'ancienne Arménie, Paris, Imprimerie nationale, 1852.
  • Collection des principales chroniques malayes (2e fascicule, la suite des annales malayes), Paris, Imprimerie nationale, 1856.
  • Bibliothèque historique arménienne, ou choix des principaux historiens arméniens traduits en français, Paris, A. Durand, 1858.
  • Recherches sur la chronologie arménienne, technique et historique, Paris Imprimerie impériale, 1859.
  • Histoire, dogmes, traditions et liturgie de l'Église arménienne orientale, avec des notions additionnelles sur l'origine de cette liturgie, les sept sacrements, les observances, la hiérarchie ecclésiastique, les vêtements sacerdotaux et la forme intérieure des églises chez les Arméniens, Paris, A. Durand, 1859.
  • Les Mongols d'après les historiens arméniens : fragments traduits sur les textes originaux, Paris, Imprimerie impériale, 1860 (extrait du Journal asiatique).
  • Étude sur l'organisation politique, religieuse et administrative du royaume de la Petite-Arménie à l'époque des croisades, Paris, Imprimerie impériale, 1862 (extrait du Journal asiatique).
  • Recueil des historiens des croisades. Documents arméniens, tome I, Paris, Imprimerie nationale, 1869.
  • Histoire universelle, par Étienne Açogh'ig de Daron, traduite de l'arménien et annotée par Édouard Dulaurier. Première partie[2], Paris, E. Leroux, 1883.

Notes et référencesModifier

  1. Hikayat Raja Pasai, texte historico-légendaire sur le sultanat de Pasai, et Sejarah Melayu, histoire romancée du sultanat de Malacca : textes trouvés à Londres dans des manuscrits de la collection Raffles de la Royal Asiatic Society.
  2. Livres I et II. La traduction du livre III fut publiée en 1917 par Frédéric Macler.

Liens externesModifier