Jean-Marie Pardessus

homme politique français
Jean-Marie Pardessus
Fonctions
Député des Bouches-du-Rhône
-
Député de Loir-et-Cher
-
Député de Loir-et-Cher
-
Maire de Blois
Biographie
Naissance
Décès
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VineuilVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Activités
Autres informations
Membre de
Distinctions
Officier de la Légion d'honneur (11 mai 1825)
Œuvres principales
Tableau du commerce antérieurement à la découverte de l'Amérique (d), Loi salique, ou Recueil contenant les anciennes rédactions de cette loi et le texte connu sous le nom de "Lex emendata" (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Père-Lachaise - Division 51 - Chemin Cabail 07.jpg
Vue de la sépulture.
Cours de droit commercial, 1825.

Jean-Marie Pardessus (, Blois - , Vineuil), est un magistrat, juriste et homme politique français.

BiographieModifier

Fils de Jean-Thomas Pardessus, avocat au parlement et au conseil supérieur, et de Catherine Bergevin et d'une famille attachée à l'ancienne monarchie, il eut, en 1793, son frère fusillé en Vendée et son père emprisonné à Orléans.

Défenseur officieux dans sa ville natale, à Blois, il plaida, en l'an IX, pour l'un des accusés dans l'affaire Clément de Ris.

Juge à la cour criminelle de Loir-et-Cher, maire de Blois en 1806, il fut élu, le 18 février 1807, par le Sénat conservateur, député de ce département au Corps législatif, où il prit part aux délibérations juridiques.

Nommé, le 24 août 1810, après un brillant concours, professeur de droit commercial à la faculté de Paris, il obtint dans sa chaire un succès mérité.

Ayant adhéré au retour des Bourbons, il fut nommé, le 22 août 1815, député du grand collège de Loir-et-Cher et siégea à droite, tout en conservant une certaine indépendance: « Les électeurs de mon département, disait-il, m'ont dit : Servez le roi. Ils ne m'en ont pas dit autant du ministère. »

Membre de la commission de la caisse d'amortissement le 8 mai 1816 et conseiller à la Cour de cassation en 1821, il rentra au parlement, le 13 novembre 1820, comme député du grand collège de Loir-et-Cher contre M. de la Géraudière, et fut réélu successivement, par le grand collège des Bouches-du-Rhône, le 6 mars 1824, le 24 novembre 1827 et le 3 juillet 1830.

De 1818 à 1820, il édite les Œuvres d'Henri François d'Aguesseau en 16 volumes in octavo.

Pardessus continua de siéger à droite, et finit par se ranger parmi les membres les plus intransigeants de ce côté de la Chambre.

Ayant refusé, en 1830, de prêter serment au nouveau gouvernement, il fut destitué de ses fonctions de professeur et de conseiller à la Cour de cassation, et rentra dans la vie privée où il s'occupa de travaux de législation et d'histoire.

Il était membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres depuis 1828.

Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise (51e division).

PublicationsModifier

  • Traité des servitudes (Blois, 1806)
  • Traité du contrat et des lettres de change (Paris, 1809, 2 volumes)
  • Cours de droit commercial (1813-1817, 4 volumes)
  • Collection des lois maritimes antérieures au dix-huitième siècle (1828-1845, 6 volumes)
  • Tableau du commerce antérieurement à la découverte de l'Amérique (1834)
  • Sur l'origine, du droit coutumier en France (1839)
  • Us et coutumes de la mer (1847, 2 volumes)
  • Les diplômes mérovingiens (Tomes 1 et II, 1843-1846)
  • Tomes IV, V et VI de la Table chronologique des Chartes et diplômes
  • Tome XXI des Ordonnances des rois de France, une bonne édition de la Loi salique (1843)

AnnexesModifier

SourcesModifier

  • « Jean-Marie Pardessus », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
  • Jean Hilaire, « Pardessus Jean-Marie », dans Patrick Arabeyre, Jean-Louis Halpérin et Jacques Krynen (dir.), Dictionnaire historique des juristes français (XIIe-XXe siècle, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Quadrige », (ISBN 978-2-13-056495-9), p. 609-610.
  • Jean Hilaire, Deperchin (Annie), Derasse (Nicolas), Dubois (Bruno) (dir.), « Pratique et doctrine au début du XIXe siècle. L’œuvre de Jean-Marie Pardessus (1772-1853) », Mélanges, Lille, Centre d'histoire judiciaire « Figures de justice. Études en l'honneur de Jean-Pierre Royer »,‎ , p. 287-294

Liens externesModifier