Yelena Kolessova

Héroïne de l'Union soviétique
Yelena Kolesova
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 22 ans)
Vydryca (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
Колесова Елена ФедоровнаVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Allégeance
Activité
Autres informations
Arme
Grade militaire
Junior sergeant (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conflit
Distinctions

Yelena Kolesova (russe : Еле́на Ко́лесова) () était la commandante d'une unité de partisans soviétiques des forces spéciales durant la Seconde Guerre mondiale. Après son décès au combat lors d'une attaque réussie sur la forteresse allemande de Vyritsa près de Smolensk, Kolesova reçut à titre posthume le titre de Héroïne de l'Union soviétique le [1].

Enfance et éducationModifier

Kolesova est née en 1920 dans une famille de paysans russe du village de Kolesovo dans l'oblast d'Iaroslavl. Son père meurt en 1922 et elle est élevée par sa mère avec ses deux frères, Constantin et Aleksander et sa sœur Galina jusqu'à son installation chez son oncle et sa tante de Moscou à l'âge de 8 ans. Après avoir obtenu son diplôme de l'école secondaire en 1936, elle s'inscrit à la 2e École pédagogique de Moscou. Elle travaille en parallèle comme professeur de gymnastique à l'école du district de Frunzensky puis comme chef de file d'un groupe local de jeunes pionniers. Elle devient membre du Parti communiste en 1942[2].

Seconde Guerre mondialeModifier

Après l'invasion allemande de l'Union soviétique, Kolesova commence à travailler dans la construction de fortifications défensives et aide à la réinstallation des citoyens soviétiques à des zones plus à l'ouest. Après avoir à plusieurs reprises demandé à rejoindre l'Armée Rouge, elle est autorisée à rejoindre l'unité 9903 des Spetnaz de l'Intelligence Service du Front de l'Ouest, sous le commandement de Arturs Sproģis (en). Après une brève formation, elle et plusieurs autres membres de l'unité sont déployés le pour poser des mines sur les routes, pour détruire les infrastructures de communication, et pour recueillir des renseignements militaires sur les villages de la banlieue moscovite occupés par les Allemands. Le groupe est composé de quatre hommes et trois femmes ; les hommes ont une altercation, tandis que les femmes commencent à planter les mines et à recueillir des informations sur l'emplacement et les membres de la troupe. Au cours de cette mission, elle est capturée par les Allemands, parce que ses bottes de l'Armée Rouge se démarquent de son habit de paysanne. Après avoir été détenue pendant deux jours, elle réussit à échapper à ses gardiens lors d'un transfert à Novaya Russa et relaye les informations recueillies à l'armée du front de l'Ouest. Après cette mission, elle est nommée commandant d'un groupe de plusieurs femmes dont le travail était de saboter l'infrastructure utilisée par les Allemands à Baryssaw et Kroupki dans la province de Minsk. En plus, elle enseigne aux civils sur comment utiliser des explosifs pour faire dérailler les trains, comment bombarder des entrepôts d’approvisionnement et détruire des véhicules militaires. Ils attirent également des soldats allemands dans la forêt en se faisant passer pour des femmes célibataires locales à la recherche d'un partenaire, pour les conduire dans une embuscade où ils sont abattus. Les renseignements de l'armée allemande pensent que l'unité de Kolesova compte environ 600 membres alors qu'elle n'en compte, en réalité, qu'une douzaine[3],[4].

Kolesova est tuée en mission le , alors qu'elle menait un raid sur une forteresse à Krupki qui s'est avéré être un succès. Les onze filles parachutées aux alentours de Baryssaw le 1er mai, trois sont mortes à l'atterrissage et une quatrième s'est fracturé la colonne vertébrale car elles n'avaient pas été formées au saut en parachute. La guérilla bombarde des ponts et font dérailler un train militaire en plein jour, mais les Allemands finissent par trouver leur point de rassemblement dans la forêt. Le , elle fut mortellement blessée en essayant de prendre un nid de mitrailleuses ; son dernier souhait était d’être enterrée avec les quatre membres de son unité qui sont mortes en parachute. Elle est enterrée dans une fosse commune pour les partisans de Migovshchina mais après la fin de la guerre, ses restes et ceux des quatre membres de son unité sont transférés dans une tombe commémorative à Krupki. Au total, son détachement a fait dérailler onze trains, tué 30 soldats allemands, détruit trois voitures, et bombardé six postes de police[1],[2],[5].

DistinctionsModifier

 
1981 : enveloppe soviétique  mettant en vedette Kolesova.

Kolesova reçoit l'Ordre du Drapeau Rouge, le , l'Ordre de l'Étoile Rouge le , et le titre de Héros de l'Union Soviétique avec l'Ordre de Lénine, le . Des monuments lui sont dédiées à Kroupki, Vyritsa, Mordvinova et Iaroslavl et des rues rebaptisées en son honneur à Volgograd, Kroupki, Moscou et Iaroslavl[6],[7].

Voir aussiModifier

RéférencesModifier

  1. a et b (en) Henry Sakaida, Heroines of the Soviet Union 1941–45, Bloomsbury Publishing, , 47-48, 57 (ISBN 978-1-78096-692-2, lire en ligne)
  2. a et b « Колесова Елена Фёдоровна », sur www.warheroes.ru (consulté le )
  3. (ru) Игорь Буккер, « Елена Федоровна Колесова была командиром диверсионной группы партизанского отряда », Правда.Ру,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  4. « ГЕРОЙ СОВЕТСКОГО СОЮЗА ЕЛЕНА КОЛЕСОВА », sur www.a-z.ru (consulté le ).
  5. (ru) « ГЕРОЙ СОВЕТСКОГО СОЮЗА КОЛЕСОВА ЕЛЕНА ФЁДОРОВНА », warmuseum.by,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  6. « Колесова Елена Федоровна, Орден Красного Знамени (Документ) », sur pamyat-naroda.ru (consulté le )
  7. « Колесова Елена Федоровна, Орден Красной Звезды », sur pamyat-naroda.ru (consulté le )