Spetsnaz

forces spéciales russes

Régiment Russe d'Opérations Spéciales
Войска специального назначения
Image illustrative de l’article Spetsnaz
Emblème des Spetsnaz de la fédération de Russie

Pays Drapeau de l'URSS Union soviétique (jusqu'à 1991)
Drapeau de la Russie Fédération de Russie
Type Forces spéciales
Rôle Forces spéciales

Le terme générique Spetsnaz (russe : Спецназ) désigne de multiples groupes d'intervention spéciaux de la police, des ministères de la Justice et des Affaires intérieures russes, du FSB et du SVR ainsi que de l'armée russe.

Spetsnaz est la contraction de Spetsial'noïe Naznatchéniyé (nom complet en russe : Войска специального назначения, forces à désignation spéciale/d'affectation spéciale).

HistoireModifier

 
Pendant la guerre froide, des installations d'entraînement avaient des maquettes grandeur nature de systèmes d'armes occidentaux pour former les spetsnaz à leur sabotage[1].

L'expérience de l'armée soviétique en matière d'unités de reconnaissance et de sabotages derrières les lignes adverses remonte au groupe d'Ilya Starinov (surnommé le grand-père des spetsnaz) durant la guerre d’Espagne. Des unités similaires sont ensuite utilisées pendant la guerre d'Hiver puis la Seconde Guerre mondiale[2].

Mais l'utilisation du terme spetsnaz nait au début de la guerre froide. Dans les années 1950, les forces américaines mettent en service des armes nucléaires tactiques comme les missiles sol-sol Honest John et Little John. N'ayant pas alors d'équivalent, l'armée soviétique créé des forces spéciales, les compagnies spetsnaz, chargées de rechercher et détruire ces armes jusqu'à 200 km de profondeur dans le dispositif adverse.

En raison de l'augmentation de portée des armes américaines, des bataillons spetsnaz sont ensuite créés, puis, à la suite de l'arrivée des missiles Lance, Sergeant et Pershing, des brigades spetsnaz sont établies en 1962, qui gardent comme missions secondaires les tâches de reconnaissance et sabotage contre d'autres objectifs[3].

Le terme spetsnaz n'est cependant pas alors sans ambigüité car il est utilisé pour désigner diverses formations, y compris des unités expérimentales ou de nature temporaires, ou des unités spécialisées[4],[note 1].

Dans les années 1980, les médias occidentaux ont publié une vision souvent sensationnaliste des spetsnaz, les imaginant par exemple infiltrés à l'Ouest sous couverture pour reconnaître leurs cibles. En réalité, les unités spetsnaz étaient essentiellement formées de conscrits faisant leur service militaire et n'ayant guère le niveau nécessaire en langues étrangères pour un tel scénario[5].

En 1974, un manuel de l'armée soviétique stipule qu'un district militaire frontalier, un groupe de forces ou un front a une brigade spetsnaz, et que chaque armée interarmes ou de chars a une compagnie spetsnaz[6].

Selon des cours de l'académie de l'état-major soviétique de 1985, les districts militaires et fronts ont toujours, sous les ordres du 3e département de leur direction du renseignement, une brigade spetsnaz qui peut s'infiltrer dans la profondeur d'opération d'un front, soit 1000km. Ces brigades spetsnaz n'ont cependant pas de moyens d'infiltration organiques, et l'aviation de transport militaire n'a pas les moyens d'infiltrer tous les agents et groupes spetsnaz désirés. Les spetsnaz maîtrisent la chute opérationnelle avec dérive sous voile[7]. Les flottes ont également une brigade spetsnaz[8]. Les armées ont désormais un bataillon spetsnaz devant agir jusqu'à 400 km derrière les lignes ennemies, tandis que les corps d'armée ont une compagnie spetsnaz[9].

La guerre d'AfghanistanModifier

En 1979, un bataillon spetsnaz constitué de recrues originaires des républiques de l'URSS d'Asie Centrale est créé spécifiquement pour servir en Afghanistan, c'est le 154e bataillon spetsnaz, dit « bataillon musulman ». Ce bataillon est déployé à Kaboul en uniformes afghan et renforce la protection du palais du président afghan Hafizullah Amin. Mais le pouvoir soviétique a décidé de renverser Amin, et le le bataillon appuie les unités spéciales Zenit et Grom du KGB lors de l'opération Chtorm-333 qui voit la prise du palais et l'assassinat d'Amin[10].

 
Spetsnaz soviétiques en Afghanistan en 1988.

En 1981, deux bataillons spetsnaz sont à nouveau déployés dans la guerre d'Afghanistan, en plus de la compagnie spetsnaz de la 40e armée. Comme les autres unités soviétiques, l'Armée rouge ne sait pas bien les employer contre l'insurrection et les spetsnaz apprennent de manière empirique. Vers 1984, la stratégie soviétique en Afghanistan est révisée et huit bataillons spetsnaz sont déployés dans des garnisons de Lashkar Gah à Assadâbâd, avec pour mission d'interdire les caravanes logistiques des moudjahidines venant du Pakistan. Les spetsnaz montent des embuscades, des patrouilles, et des raids sur des bases logistiques. Ils obtiennent des résultats, mais l'état-major soviétique estime n'intercepter que 15% des caravanes qui passent la frontière. Les bataillons spetsnaz sont retirés du pays avec le repli de l'armée soviétique en 1989[11].

Leur rôle dans la guerre d'Afghanistan, la libération des diplomates soviétiques enlevés à Beyrouth en 1985, la libération spectaculaire du français Vincent Cochetel en 1998 et le règlement des prises d'otages au théâtre de Moscou et en Ossétie du Nord comptent parmi les prestigieux faits d'armes de ce corps d'élite.

Les différents groupesModifier

 
Des spetsnaz dans les montagnes afghanes en 1986. Le soldat de gauche porte un lance-roquette RPO-A Shmel.

Alpha et VympelModifier

En 1974, le KGB mis sur pied une unité antiterroriste, le groupe Alpha, au sein de sa septième direction (surveillance intérieure)[12]. Ce groupe a participé à de multiples opérations, par exemple : en 1991 en Lituanie, en 1999 au Daghestan, de 1999 à 2001 en Tchétchénie, en 2001 à Mineralnye Vody, en 2002 à Moscou lors de la prise d'otage au théâtre Nord-Ost et en 2004 lors de la prise d'otages de Beslan.

De son côté, la première direction générale du KGB (renseignement extérieur) avait un « cours d'entraînement avancé d'officiers » (KUOS) formant une réserve spéciale d'officiers qui devaient, en cas de guerre, commander des groupes de sabotage et guérilla sur les arrières adverses. Des diplômés de cette KUOS constituèrent l'unité Zenit pour l'invasion de l'Afghanistan, puis d'autres détachements dans ce conflit appelés Kaskad et Omega. Mais mobiliser ces officiers leur faisait quitter leurs postes normaux. En conséquence, une unité permanente, le groupe Vympel (en) (« étendard »), fut créée le par le général Youri Ivanovitch Drozdov au sein de la direction S (agents « illégaux ») de la première direction générale du KGB. Ses membres accomplirent diverses missions et jouèrent le rôle d'observateurs et conseillers au Mozambique, à Cuba, en Angola et au Nicaragua[13].

Les groupes Alpha et Vympel furent placés sous l'autorité du service fédéral de sécurité de la fédération de Russie (FSB) en 1996[14]. Ils ont participé à de nombreuses opérations en Tchétchénie, où leurs membres éliminèrent plusieurs responsables de la rébellion tchétchène : Raduev, Baraev, Abou-Oumar, Abou-Habs, Basaev et Mas'hadov.

Les forces spéciales du Ministère des affaires intérieuresModifier

 
Groupe d'assaut du SOBR sautant d'un AS355 Écureuil lors d'un exercice en 2013.

Destinées aux missions antiterroristes sur le territoire russe, elles sont composées de plusieurs détachements basés dans plusieurs villes. On peut citer notamment Vityaz, qui prit part aux opérations en Tchétchénie, Rous' (Moscou) et Skif (Rostov-sur-le-Don).

Citons également le SOBR (en) (СОБР, Специальный Отряд Быстрого Реагирования) détachement spécial de réaction rapide, créé en 1992 et destiné également à la libération d'otages et à la lutte antiterroriste.

Spetsnaz du GRUModifier

 
Membres du bataillon Vostok. Une unité Spetsnaz du GRU habituellement stationnée en Tchétchénie, lors de leur intervention en Géorgie en 2008.

Ils ont participé aux opérations militaires en Afghanistan, en Tchétchénie et en Géorgie.

Le Spetsnaz du GRU comprend des éléments des forces terrestres, des nageurs de combat ainsi que des VDV.

Des nageurs de combat sont également présents parmi d'autres groupes d'intervention.

OMONModifier

Les OMON sont des détachements spéciaux de la police destinés aux missions anti-émeutes et à la lutte anti-criminalité.

Les forces spéciales du Ministère de la JusticeModifier

Destinées à la lutte contre le banditisme, elles comprennent plusieurs détachements, dont : Chturm, Sever, Feniks et Jaguar.

Rôle et formationModifier

Leur rôle, tout particulièrement en Tchétchénie, demeure controversé, car ces soldats sont vus par certains comme de véritables escadrons de la mort, à qui les méthodes de résistance à la torture sont enseignées au même titre que la topographie ou le camouflage. Elles n'en demeurent pas moins des unités craintes et respectées pour leurs savoir-faire spécifiques.

Recrutement et entraînementModifier

La sélection des Spetsnaz est extrêmement rude et difficile. Un grand accent est porté sur l'aguerrissement et la rusticité des troupes, à savoir leur capacité d'adaptation en milieu hostile. Néanmoins, les matières enseignées aux Spetsnaz sont globalement communes avec celles de leurs homologues d'Europe de l'Ouest, à savoir :

  • manipulation d'armes, y compris l'utilisation d'armes étrangères et l'adresse au tir ;
  • santé physique avec un accent sur la résistance et la force ;
  • cheminement, patrouilles, camouflage, et techniques de surveillance, y compris la survie dans une grande variété d'environnements hostiles ;
  • combat au corps à corps, à mains nues et avec des couteaux ou des pelles de tranchée (en arme de poing ou au lancé). Voir Sambo et Systema ;
  • sabotage et démolition d'objectifs stratégiques vitaux pour l'ennemi ;
  • techniques d'interrogatoire : cette formation est fortement décriée car elle comporte également l'apprentissage de techniques de torture ;
  • formation aux langues étrangères : donnée à l'Université de Moscou, elle a pour but d'apprendre aux Spetsnaz les bases de certaines langues étrangères comme l'anglais, le français, mais également certaines langues d'Asie Mineure et du Moyen-Orient.

Armements et équipementsModifier

  • L'armement des Spetsnaz est toujours fondé sur le système Kalachnikov : Le fusil d'assaut AK-74 et ses variantes modernisées à crosse pliable AK-74M, et compacte AKS-47U mais on trouve également les fusils d'assaut SR-3, 9A-91 ou le fusil d'assaut silencieux AS Val chambrant les cartouches SP-5, SP-6 et PAB-9 de calibre 9 × 39 mm. Est également disponible le AN-94 Abakan destiné à l'origine à remplacer un jour les AK-47 mais aussi les AK-10x.
  • Du côté des fusils de précision : les célèbres SVD et SVU ainsi que les fusils dits antimatériels OSV-96 et KSVK, tous deux tirant la cartouche de 12,7 × 108 mm et les trois modèles silencieux destinés au combat urbain et en milieux clos : VSK-94, VSS Vintorez et VKS Vyhlop. Les deux premiers de calibre 9 × 39 mm et le dernier de 12,7 mm.
  • On trouve également les mitrailleuses légères RPK, PKM et Petcheneg, le lance-grenades monocoup pour fusil d'assaut est le BG-15 tandis que les modèles automatiques restent les très connus RG-6, AGS 17 et AGS-30.

Et également un fusil mitrailleur 6P41 de 100 balles

Les Spetsnaz des unités maritimes possèdent deux armes : le fusil d'assaut aquatique APS et le pistolet aquatique SPP-1 underwater pistol (en). Le premier tire des fléchettes en acier de 5,66 millimètres de calibre et longues de 120 mm. Cette arme peut tirer au coup par coup ou par rafales. Le chargeur contient 26 fléchettes. Le SSP-1 est un pistolet tirant également des fléchettes.

Dans la culture populaireModifier

Jeux vidéoModifier

Call of Duty: Black Ops : les Spetsnaz sont jouables dans certaines missions du mode multijoueur, et présentent parfois l'ennemi des principales opérations du mode campagne.

Call of Duty: Modern Warfare 2 : une nouvelle fois, les Spetsnaz présentent une des équipes du mode multijoueur. Dans la mission "Pas de Russes" du mode Campagne, le joueur est amené à affronter les Spetsnaz du FSB vers la fin de la mission. Remarques: si on se fit à l'uniforme des Spetsnaz du jeu, ces derniers appartiennent au SOBR et non au FSB, comme l'antagoniste Makarov le prétend.

Call of Duty: Modern Warfare 3 : une équipe des Spetsnaz est jouable en mode multijoueur, notamment sur la carte Resistance, où leurs opposants ne sont autres que les forces françaises du GIGN.

Call of Duty: 4 Modern Warfare : les spetsnaz sont présents dans les équipes multijoueur et aussi dans la campagne solo.

Metal Gear Solid 3 : Le personnage Ocelot est le major de l'unité Ocelot des Spetsnaz, unité visible notamment lors du prologue du jeu.

Tom Clancy's Rainbow Six: Siege : le joueur a la possibilité de contrôler des opérateurs Spetsnaz comme Fuze ou Glaz en Attaque, Kapkan et Tachanka (légende du jeu, sujet de divers mèmes sous le surnom de Lord Tachanka) en Défense ou Finka qui fait partie de l'unité NRBC en attaque aussi.

Wargame: Red Dragon : les Spetsnaz sont des unités d'infanterie disponibles pour le camp de l'URSS.

World in Conflict : les Spetsnaz sont présents ici aussi comme unité d'infanterie pour le camp de l'URSS. Si le joueur possède l'extension Soviet Assault, la première mission ne sera alors pas la défense de Seattle du côté américain, mais une mission de sabotage du côté russe. Le joueur dirigera une unité de Spetsnaz qui aura pour objectif de saboter des installations antiaériennes américaines côté Ouest du mur afin que l'URSS puisse lancer son invasion sur l'Europe.

PlayerUnknown's Battlegrounds : Le casque de niveau 3 est appelé casque de Spetsnaz.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  • (en) William H. Burgess III (dir.), Inside Spetsnaz : Soviet Special Operations: A Critical Analysis, Novato, Californie, Presidio Press, , 30 p. (ISBN 0-89141-339-1).
  • Alexéï V. Tchikichev (trad. Philippe Frison), Spetsnaz en Afghanistan, Paris, Centre d'études et de recherches documentaires sur l'Afghanistan (CEREDAF), , 95 p. (ISBN 2-906657-22-0, présentation en ligne).
  • Jacques Baud, Les forces spéciales de l'organisation du traité de Varsovie: 1917-2000, coll. « Histoire de la défense », L'Harmattan, Paris, 2002 (ISBN 2-7475-2266-0).
  • (en) Henry Plater-Zyberk, Russia's Special Forces, Swindon, Conflict Studies Research Centre, coll. « Russian Series » (no 05/50), (ISBN 1-905058-39-X, lire en ligne).

RéférencesModifier

Note :

  1. Par exemple dans la traduction par la CIA d'un cours de l'académie de l'état-major soviétique, on trouve à la même page des informations sur les unités spetsnaz [de brouillage] radio et radiotechniques, les unités osnaz [d'interception] radio et radiotechniques, et les unités spetsnaz (ici traduites par « special-purpose ») au sens forces spéciales.
    ((en) Général-Major S. I. Stemasov, The Organization of Radioelectronic Warfare in an Offensive Operation of an Army and a Front, Moscou, 1re direction (opérations) de l'état-major, , 28 p. (lire en ligne), p. 21, Intelligence Information Special Report de la CIA/DO daté du 3 décembre 1976, publié comme document VII-212 dans la collection « CIA Analysis of the Warsaw Pact Forces ».)

Références :

  1. (en) Département de la Défense, Soviet Military Power, Washington, DC, US Government Printing Office, , 3e éd., 136 p. (lire en ligne), p. 69-70.
  2. (en) Lester W. Grau et Charles K. Bartles, The Russian Way of War : Force Structure, Tactics, and Modernization of the Russian Ground Forces, Fort Leavenworth, Kansas, Foreign Military Studies Office, , 402 p. (lire en ligne), p. 279.
  3. Grau et Bartles 2016, p. 279-280.
  4. (en) David M. Glantz, Soviet Military Operational Art : In Pursuit of Deep Battle, New York, Frank Cass, , 295 p. (ISBN 0-7146-4077-8), p. 214-215.
  5. William H. Burgess III 1990, p. 17-27.
  6. (en) Principles of the Organization and Conduct of Operational Reconnaissance in a Front Offensive Operation, Moscou, direction générale du renseignement de l'état-major, , 216 p. (lire en ligne), p. 40, Intelligence Information Special Report de la CIA/DO daté du 19 mai 1978, publié comme document Document VII-101 dans la collection « CIA Analysis of the Warsaw Pact Forces ».
  7. (en) Général-Lieutenant Kolodyazhnyy, Spetsnaz Forces and Means in a Front Offensive Operation, , 11 p. (lire en ligne), p. 4, 8-10, Intelligence Information Special Report de la CIA/DO daté du 12 juin 1987.
  8. (en) Operational Reconnaissance, , 16 p. (lire en ligne), p. 12, Intelligence Information Special Report de la CIA/DO daté du 11 mars 1988.
  9. Général-Lieutenant Kolodyazhnyy 1985, p. 6.
  10. (en) Lester W. Grau, « The Takedown of Kabul : An Effective Coup de Main », dans William G. Robertson et Lawrence A. Yates, Block by Block : The Challenges of Urban Operations, Fort Leavenworth, Kansas, US Army Command and General Staff College Press, (lire en ligne), p. 291-324 ; (en) Aleksandr Antonovich Lyakhovskiy (trad. Gary Goldberg et Artemy Kalinovsky), Inside the Soviet Invasion of Afghanistan and the Seizure of Kabul, December 1979, Washington, D.C., Cold War International History Project, coll. « Working Papers » (no 51), , 81 p. (lire en ligne)
  11. Tchikichev 1994, passim. En anglais, voir (en) Lester W. Grau et Ali Ahmad Jalali, Forbidden Cross-Border Vendetta: Spetsnaz Strike into Pakistan During the Soviet-Afghan War, Fort Leavenworth, Foreign Military Studies Office, (lire en ligne) ; les mentions dans (en) Lester W. Grau (dir.), The Bear Went Over the Mountain : Soviet Combat Tactics in Afghanistan, Washington DC, National Defense University Press, , 223 p. (lire en ligne), p. 56-59, 115-117 ; (en) Jiayi Zhou, « The Muslim Battalions: Soviet Central Asians in the Soviet-Afghan War », The Journal of Slavic Military Studies, vol. 25, no 3,‎ , p. 302-328 (DOI 10.1080/13518046.2012.705567) ; et les témoignages (en) Timothy Gusinov, « Soviet Special Forces (Spetsnaz): Experience in Afghanistan (Gusinov) », Military Review,‎ , p. 105-107 (lire en ligne, consulté le 9 janvier 2021) et (en) Eero Kinnunen et Lester W. Grau, « Two Tours in Afghanistan: Twenty Years and Two Armies Apart », Military Review,‎ , p. 40-45 (lire en ligne, consulté le 9 janvier 2021).
  12. Henry Plater-Zyberk 2005, p. 3.
  13. Henry Plater-Zyberk 2005, p. 4-5.
  14. Henry Plater-Zyberk 2005, p. 7.

Liens externesModifier