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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Wolff.

Werner Wolff
Werner Wolff
Werner Wolff en septembre 1943
(en tenue de SS-Untersturmführer)

Naissance
Memel (Territoire de Memel)
Décès (à 22 ans)
Hongrie
Origine Allemand
Allégeance Flag of Germany (1935–1945).svg Troisième Reich
Arme Flag of the Schutzstaffel.svg Waffen-SS
Grade SS-Obersturmführer
Années de service 1940-1945
Commandement 1re division SS Leibstandarte Adolf Hitler
Conflits Seconde Guerre mondiale
Faits d'armes Bataille de koursk Bataille de Normandie opération Frühlingserwachen
Distinctions Croix de fer
Ritterkreuz des Eisernen Kreuzes
Agrafe de la liste d'honneur

Werner Wolff (28 novembre 1922 – 19 ou 29 mars 1945) était un SS-Obersturmführer (lieutenant SS) dans la 1re Panzerdivision SS Leibstandarte-SS-Adolf Hitler qui fut décoré de la Croix de chevalier de la Croix de fer, la plus haute distinction militaire de l’Allemagne nazie.

BiographieModifier

Werner Wolff naît en 1922 dans le Territoire de Memel d'un père qui exerce la profession de docker. Après l'annexion de Memel au Troisième Reich il s'engage à la Hitlerjugend. Il s'enrôle à la SS et est accepté pour le service actif à la 1re Panzerdivision SS Leibstandarte-SS-Adolf Hitler au cours de l'été 1940[1]. Sa conduite durant l'opération Barbarossa lui vaut la croix de fer de deuxième classe[1].

Il suit les cours de la SS-Junkerschule Bad Tölz entre novembre 1941 et avril 1942 pour être promu Untersturmführer le 21 juin 1942[1]. Il admire Joachim Peiper, dont il est un des subordonnés préférés, et le considère comme un modèle[1].

Le 12 juillet 1943, au cours de l'opération Citadelle, alors qu'il se bat près de Prokhorovka Peiper dépêche son aide de camp Wolff pour prendre le commandement de la 13e compagnie qui a perdu son chef[2]. Peiper apprécie son attitude et le décrit comme un roc dans la tourmente. Son action lui vaudra de se voir décerner la croix de chevalier le 7 août 1943[3],[4].

Au printemps 1944, suite à l'instance de Peiper, Wolff est nommé commandant de la 7e compagnie de Panzer de la Leibstandarte bien qu'il ne dispose pas des qualifications nécessaires[5]. Peiper ayant fait venir sa fiancée de la Baltique en Belgique où est stationnée son unité, Wolff se marie le 16 juin 1944 selon les rites SS créés par Heinrich Himmler[6]. Le lendemain la Leibstandarte reçoit son ordre de marche pour le front de Normandie[7].

Le 12 juillet 1944, au cours de la bataille de Normandie, Wolff se signale particulièrement au cours de la défense de Tilly-sur-Seulles, au cours de laquelle il contribue par son action à repousser les attaques menées par les hommes du régiment canadien Nova Scotia Highlanders[8]. Après les combats, il fait transférer vers l'état major régimentaire dix prisonniers canadiens mais donne l'ordre à ses hommes d'achever cinq blessés canadiens incapables de marcher[9]. Il est gravement blessé plus tard lors des combats en Normandie[10]

Selon certaines sources[11] il est tué le 19 mars 1945 en Hongrie lors de l'opération Frühlingserwachen, selon d'autres[12], il meurt dix jours plus tard, le 29 mars 1945 à l'hôpital militaire de Götzendorf en Basse-Autriche. Joachim Peiper, son chef d'unité, dit de lui : « Werner Wolff a connu le bref parcours d'une comète. Il a surgi en rayonnant pour disparaître aussitôt à nouveau dans le néant »[13].

DistinctionsModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Scherzer 2007, p. 797 indique qu'il est adjudant-SS au IIIe Panzergrenadier-Regiment SS de la Leibstandarte SS Adolf Hitler.

RéférencesModifier

  1. a b c et d Westemeier 2014, p. 228.
  2. Parker 2014, p. 98.
  3. Westemeier 2014, p. 252.
  4. Agte, p. 126.
  5. Westemeier 2014, p. 292.
  6. Westemeier 2014, p. 297-298.
  7. Westemeier 2014, p. 298.
  8. Parker 2014, p. 108.
  9. Westemeier 2014, p. 303.
  10. Westemeier 2014, p. 315.
  11. Westemeier 2014, p. 362.
  12. Fellgiebel 2003.
  13. Westemeier 2014, p. 363.
  14. Fellgiebel 2000, p. 452 et 509.

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • The Spy with 29 Names: The story of the Second World War's most audacious double agent par Jason Webster (ISBN 9780701187743)
  • (en) Danny S. Parker, Hitler's Warrior: The Life and Wars of SS Colonel Jochen Peiper, Da Capo Press, , 480 p. (ISBN 978-0306821547)
  • Kursk: The Greatest Battle par Lloyd Clark
  • Operation "Zitadelle" July 1943: The Decisive Battle of World War II, Franz Kurowski, J.J. Fedorowicz, 2003 - 438 pages
  • The 1st SS Armored Division par Herbert Walther
  • Jochen Peiper: Commander of Panzer-Regiment "Leibstandarte", Patrick Agte, J. J. Fedorowicz, 1999 - 670 pages
  • (en) Patrick Agte, Michael Wittmann and the Waffen SS Tiger Commanders of the Leibstandarte in WWII, vol. 1
  • Obedient Unto Death: A Panzer-Grenadier of the Leibstandarte- SS Adolf Hitler Reports
  • Himmlers Krieger: Joachim Peiper und die Waffen-SS in Krieg und Nachkriegszeit par Jens Westemeie
  • Soldiers of the Waffen-SS: many nations, one motto par Marc Rikmenspoel
  • Chronicle of the 7. Panzerkompanie, I. SS-Panzer Division par Ralf Tiemann
  • The Leibstandarte, Volume IV: 1 SS Panzer Division Rudolf Lehmann, Ralf Tiemann
  • A Waffen-SS Magyarországon Zoltán András Kovács, Norbert Számvéber, Paktum Nyomdaipari Társaság, 2001 - 520 pages
  • (de) Walther-Peer Fellgiebel, Die Träger des Ritterkreuzes des Eisernen Kreuzes 1939–1945 – Die Inhaber der höchsten Auszeichnung des Zweiten Weltkrieges aller Wehrmachtsteile, Friedberg, Germany, Podzun-Pallas, (ISBN 978-3-7909-0284-6)
  • (en) W.P. Fellgiebel, Elite of the Third Reich, The recipients of the Knight's Cross of the Iron Cross 1939-1945: an illustrated reference, Solihull, Helion & Company Limited, (ISBN 1-874622-46-9).
  • (de) Veit Scherzer, Die Ritterkreuzträger 1939–1945 Die Inhaber des Ritterkreuzes des Eisernen Kreuzes 1939 von Heer, Luftwaffe, Kriegsmarine, Waffen-SS, Volkssturm sowie mit Deutschland verbündeter Streitkräfte nach den Unterlagen des Bundesarchives, Jena, Germany, Scherzers Miltaer-Verlag, (ISBN 978-3-938845-17-2)
  • (en) Jens Westemeier, Himmlers Krieger; Joachim Peiper und die Waffen-SS in Krieg und Nachkriegszeit, Schoeningh Ferdinand,