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Vladimir Jirinovski

personnalité politique russe

Vladimir Jirinovski
Illustration.
Vladimir Jirinovski, en 2015.
Fonctions
Président du Parti libéral-démocrate de Russie
En fonction depuis le
(28 ans, 7 mois et 2 jours)
Prédécesseur Parti créé
Député à la Douma
En fonction depuis le
(25 ans, 11 mois et 9 jours)
Élection
Réélection

7 décembre 2003
2 décembre 2007
4 décembre 2011
18 septembre 2016
Circonscription Shchyolkovsky (1993-1995)
Liste des partis (depuis 1995)
Biographie
Nom de naissance Vladimir Volfovich Eidelstein
Date de naissance (73 ans)
Lieu de naissance Almaty (Kazakhstan)
Nationalité Russe
Parti politique Parti libéral-démocrate
Diplômé de Université d'État de Moscou
Profession Avocat
Religion Christianisme orthodoxe

Signature de Vladimir Jirinovski

Vladimir Volfovitch Jirinovski (en russe : Влади́мир Во́льфович Жирино́вский), né Eidelstein (Эйдельште́йн) le à Almaty, est un homme politique russe, président du parti d'extrême droite LDPR. Connu pour son chauvinisme violent, il est décrit comme « le showman de la politique russe, mélangeant les rhétoriques populiste et nationaliste, les invectives anti-occidentales et un style impétueux et conflictuel »[1].

JeunesseModifier

Vladimir Jirinovski est né sous le nom d'Eidelstein à Alma-Ata (aujourd'hui Almaty), la capitale de la République socialiste soviétique kazakhe (URSS), d'un père juif polonais et d'une mère russe. Ses parents se sont séparés quand il était encore bébé. Abandonnant sa famille, son père, Wolf Eidelstein, émigra en Israël, en 1948 et y mourut en 1983. En 1964, il change son nom qui indique de manière évidente la judéité de son père pour le nom de sa mère : Jirinovski. Questionné sur ses origines, il indique : « Ma mère était russe, mon père juriste »[2].

Jirinovski suit des études linguistiques à l'Institut des langues orientales de l'université de Moscou et se spécialise dans la langue et le monde turcophones : la région où il est né et a passé sa jeunesse, le Kazakhstan, appartient au « monde turc », la langue et l'histoire du pays étant liées aux populations de langue d'origine turque.

Carrière politiqueModifier

Après avoir fini ses études (thèse de philosophie à l'université d'État de Moscou, en 1988), Jirinovski rentre au Comité de sécurité de l'État (KGB)[3], suit en parallèle des études de droit, puis se lance en politique en 1990 avec la fondation de son parti : le Parti libéral-démocrate de Russie (LDPR). Ce nom exprime très mal le corpus politique sur lequel est fondé le PLD : xénophobie (essentiellement anti-caucasienne), expansionnisme militaire, retour à un État fort, politique de répression intensive contre les délinquants ; il a par ailleurs été accusé d'homophobie et d'antisémitisme. À ce programme politique s'ajoutent des revendications territoriales comme le retour de l'Alaska et des anciennes républiques soviétiques à la Russie, ainsi que la conquête de l'Iran (Jirinovski était soutenu financièrement par son ami l'ancien président irakien Saddam Hussein). Jirinovski recommande même l'utilisation de la bombe atomique si nécessaire.

Membre de la nomenklatura ayant troqué le communisme pour l'extrême droite, il a son équivalent dans la plupart des anciens pays communistes : István Csurka en Hongrie (ex-journaliste et dramaturge, parmi les fondateurs de ce qui est devenu le Jobbik), Mircea Druc en Moldavie (ancien cadre supérieur, chargé des étrangers, à l'aéroport international Cheremetievo de Moscou), Maciej Giertych en Pologne (ex-membre de la Rada konsultacyjna du général Jaruzelski), Corneliu Vadim Tudor en Roumanie (ex-thuriféraire de Nicolae Ceaușescu), Yaroslav Andruschkiv (Andruchev) en Ukraine (fondateur du parti Social-National)… Au niveau international, Jirinovski est un sympathisant de Pat Buchanan, chef de file des paléo-conservateurs américains, et du nationaliste français Jean-Marie Le Pen.

À l'élection présidentielle russe de 1991, il obtient 8 % des voix. En 1996 et 2000, il ne cesse de régresser pour terminer le 26 mars 2000 à 2,7 %. En 2004, il renonce à se présenter face au président sortant Vladimir Poutine que les sondages annoncent déjà triomphalement réélu ; son parti présente Oleg Malychkine (en), qui obtient 2 % des voix.

Avec 11,5 % et 36 sièges aux législatives de 2003, Le LDPR devient le troisième parti à la Douma, derrière le parti du président Poutine, Russie unie (37,6 %), et le Parti communiste de la Fédération de Russie (12,6 %). À l'issue des élections législatives du 4 décembre 2011, le LDPR cède son rang de troisième parti du pays, en recueillant 11,7 %, à Russie juste (13,2 %).

Lors de l'élection présidentielle russe de 2008, remportée par Dmitri Medvedev, Vladimir Jirinovski arrive en troisième position avec 9,5 % des suffrages exprimés. En 2012, il finit en quatrième position avec 6,2 % des voix. Il se représente lors de l'élection présidentielle de 2018 et est l'un des huit candidats officiels. Lors de la campagne, il se fait notamment remarquer pour avoir qualifié la candidate Ksenia Sobtchak de « pute », ce à quoi elle a réagi en lui lançant un verre d'eau au visage[4]. Il termine en troisième position, avec 5,65 % des voix.

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Profiles of Russia's 2012 presidential election candidates », BBC News,‎ (lire en ligne).
  2. [1]
  3. Персоналии: Владимир Жириновский Bio: Vladimir Jirinovski
  4. François de Labarre, « Ksenia Sobtchak, protégée puis rivale de Poutine », Paris Match, semaine du 8 au 14 mars 2018, pages 72-75.