Vincenzo Borghini

historien italien

Vincenzo Borghini (Florence, - Florence, ) est un humaniste, un religieux et un philologue italien de la Renaissance.

Vincenzo Borghini
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BiographieModifier

Vincenzo Borghini naquit à Florence d’une famille noble, le 29 octobre 1515. Entré dans l’Ordre de Saint-Benoît avant seize ans, il fit profession, l’année suivante, le 24 juin 1532, et se livra avec tant d’ardeur à l’étude des langues anciennes et de la philosophie, qu’il devint sujet à des maux d’estomac, pour lesquels il fut, pendant plusieurs années, entre les mains des médecins. Il fut appelé de bonne heure aux emplois de l’ordre qui exigeaient le plus de capacité. Il était prieur du monastère de Florence, lorsque le grand-duc, Cosme Ier, le mit, en 1552, à la tête de l’hôpital de Ste-Marie des Innocents. Les services qu’il rendit dans cette place justifièrent amplement le choix du prince. Il paya les dettes, augmenta les revenus, répara les bâtiments, en fit de nouveaux, réforma les abus, et opéra dans le régime intérieur de cette maison, des améliorations de toute espèce. Cette conduite lui mérita l’estime générale, et celle de toute la famille du grand-duc. Alexandre de Médicis, nommé archevêque de Florence en 1574, étant obligé de rester à Rome, lui donna sa procuration pour prendre possession de cet archevêché. François, successeur de Cosme Ier, fit plus, il lui offrit l’archevêché de Pise. Borghini refusa, et, se sentant utile où il était, aima mieux y rester. Il mourut le 15 août 1580, et fut enterré avec beaucoup de pompe dans l’église de cet hôpital, qu’il avait administré pendant près de trente ans, avec tant de zèle, de désintéressement et de lumières. C’était un des hommes les plus savants qui vécussent alors à Florence. Il était lié d’amitié avec la plupart d’entre eux, principalement avec Piero Vettori, Benedetto Varchi Baccio Valori, Lelio Torelli et Leonardo Salviati. Le Tasse avait pour lui la plus haute estime, et le consultait sur ses ouvrages. Son portrait est un de ceux qui ornent les voûtes de la galerie de Médicis. Son étude favorite était celle des antiquités qui pouvaient servir à l’histoire de Florence. Il s’occupa aussi très-particulièrement des origines et du perfectionnement de la langue toscane. Aussi fut-il un des commissaires choisis par Cosme Ier pour la correction du Décaméron de Boccace, quand on entreprit de réduire cet ouvrage à la régularité qu’exigeait le Concile de Trente. Borghini eut la principale part à ce travail ; et on le croit, de plus le seul auteur des Annotazioni e Discorsi qui parurent l’année suivante, au sujet de cette correction. Il était aussi très-instruit des principes des arts, et son goût éclairé inspirait tant de confiance aux peintres et aux architectes les plus habiles, qu’ils lui soumettaient leurs dessins et leurs plans. C’est ce qui engagea le grand-duc Cosme à le choisir pour son lieutenant, ou vice-président, dans la célèbre Académie du dessin.

ŒuvresModifier

On n’imprima de lui qu’après sa mort deux volumes de discours pour l’histoire de Florence, et qui parurent sous ce titre : Discorsi di monsig. D. Vincenzo Borghini, parte prima, recati a luce da’ deputati per suo testamento, Florence, 1584, in-4°. Ce volume contient sept discours, savoir de l’Origine de la ville de Florence ; de la Ville de Fiesole ; de la Toscane et de ses villes ; des Municipes et Colonies des Romains ; des Colonies latines ; des Colonies militaires ; des Fastes romains, et de la Manière de citer les années.Discorsi, etc., seconda parte, Florence, 1585, in-4°. Ce 2e volume n’a que cinq discours : des Armes et des Familles florentines ; de la Monnaie florentine ; si Florence fut détruite par Attila et reconstruite par Charlemagne ; si l’empereur Rodolphe rendit à Florence sa liberté ; de l’Eglise et des Evêques de Florence. On a recueilli plusieurs de ses lettres, qui sont des espèces de traités sur les arts et sur d’autres objets, dans les Prose Fiorentine, dans les Lettres sur la peinture, la sculpture et l’architecture, et dans d’autres ouvrages de ce genre.

BibliographieModifier

Liens externesModifier