Victorin Jasset

cinéaste français
Victorin Jasset
Description de l'image V. H. Jasset.jpg.
Nom de naissance Victorin Hippolyte Jasset
Naissance
Fumay, Ardennes
Nationalité Drapeau de France Français
Décès
Paris 14e
Profession Réalisateur

Victorin Hippolyte Jasset, né le à Fumay (Ardennes)[1] et mort le à Paris 14e[2], est un réalisateur français.

Inventeur de la sérialisation de la fiction filmique[3],[4], il est l'un des précurseurs des serials, ces films à épisodes axés sur le genre policier ou aventure.

Sa filmographie compte plus de 60 films dont la plupart sont aujourd'hui considérés comme perdus.

BiographieModifier

Victorin Jasset débute comme décorateur et costumier de théâtre et fait les pantomimes à l'Hippodrome de Montmartre, futur Gaumont-Palace, dont Vercingétorix, pantomime à grand spectacle, donnée à la soirée inaugurale le dimanche [5]. En , on le retrouve comme costumier de la revue Les Avariétés de l'année au Ba-Ta-Clan[6] puis, en , comme organisateur du cortège de la fête du Bœuf Gras dans le quartier de la Villette[7] et enfin règle, en mai 1905 dans Le Palais Hippique, une pantomime équestre à la Galerie des Machines[8].

Ensuite il entre aux Studios Éclair où il tourne des documentaires et en 1908 décide de porter à l'écran les histoires de Nick Carter d'après John Russel Coryell (1848-1924). Le succès est immédiat et il poursuit avec Les nouveaux exploits de Nick Carter. En 1909 il réalise Docteur Phantom puis Hérodiade.

C'est la série des Zigomar d'après Léon Sazie qui fait de Jasset, avant même les Fantômas de Louis Feuillade, le maître de la « série policière » sur grand écran[3]. Il adapte aussi des romans historiques (Capitaine Fracasse), tourne des drames sociaux (Rédemption), des films d'aventures (Tom Butler, Balaoo d'après Gaston Leroux), et en 1912 une adaptation des aventures de la bande à Bonnot intitulée Bandits en automobile.

Il prône les plans américains, les coupes et la diversité des points de vue[9]. Son style fait d'une narration simple pleine de rythme, une mise en scène fluide et un sens aigu du paysage font que certains historiens du cinéma le considèrent comme un précurseur du réalisme poétique.

Filmographie partielleModifier

Comme assistant-réalisateur et décorateurModifier

Comme réalisateurModifier

 
Affiche de l'adaptation de Balaoo au cinéma en 1913.

BibliographieModifier

  • « Étude sur la mise en scène cinématographique », Ciné-Journal,‎ (lire en ligne) Rééd. in Marcel Lapierre (éd.). Anthologie du cinéma. Paris : La Nouvelle édition, 1946, pp. 82-98.

Notes et référencesModifier

  1. Acte de naissance n° 76 (vue 401/465). Archives départementales des Ardennes, état-civil de Fumay, registre des naissances de 1962.
  2. Acte de décès n° 3153 (vue 25/31). Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 14e arrondissement, registre des décès de 1913.
  3. a et b Paul Bleton, « S/Z (Les impressions du Zigomar de Léon Sazie) », Belphégor, vol. 11, no 1,‎ (lire en ligne)
  4. (en) Dawid Głownia, « The Zigomar Scandal and the Film Censorship System in Japan », Silva Japonicarum, no 31,‎ (lire en ligne)
  5. Compte-rendu de l'ouverture de l'Hippodrome : Un M. du B. Spectacles & concerts, Ouverture de l'Hippodrome, Le Figaro, 15 mai 1900, p. 2, 6e colonne.
  6. Propos de coulisses. Spectacles divers. Gil Blas, 23 décembre 1901, p. 4, disponible sur Gallica.
  7. La fête du Bœuf Gras. Le Petit Parisien, 30 mars 1903, p. 1, disponible sur Gallica.
  8. Le Palais Hippique. Le Journal, 26 mai 1905, p. 3, disponible sur Gallica.
  9. Jean Mitry, « L'édition cinématographique et son histoire », dans Cinéma pleine page : l'édition cinématographique de langue française, Flammarion, , p. 9
  10. https://filmsnonutc.wordpress.com/category/avant-1930/1912/
  11. Les Débuts du cinéma: Chronique du cinéma, vol. 3, Éditions Chronique, (lire en ligne), p. 192

Liens externesModifier

(en) Victorin Jasset sur l’Internet Movie Database