Alice Guy

cinéaste française
Alice Guy
(Alice Guy-Blaché)
Description de cette image, également commentée ci-après
Alice Guy en 1896.
Nom de naissance Alice Ida Antoinette Guy
Naissance
Saint-Mandé (France)
Nationalité Drapeau : France Française
Décès (à 94 ans)
Wayne, New Jersey (États-Unis)
Profession Réalisatrice, scénariste, productrice

Alice Guy, ou Alice Guy-Blaché (à partir de son mariage en 1907), née le à Saint-Mandé et morte le à Wayne[1] dans l'État du New Jersey aux États-Unis, est une réalisatrice, scénariste et productrice de cinéma française, ayant travaillé à la fois en France et aux États-Unis.

Pionnière du cinéma, elle propose à Gaumont, chez qui elle n'est initialement que secrétaire, de tourner de courtes fictions pour soutenir la vente des caméras et projecteurs. Avec La Fée aux choux, qu'elle tourne en 1896, elle est la première réalisatrice de l'histoire du cinéma[2],[3]. Cette œuvre est considérée comme le premier film fantastique de l'histoire du 7e art[4],[5],[6] ; tandis que L'Arroseur arrosé de Louis Lumière est une comédie[7]. Les fictions en dessin animé d'Émile Reynaud, datent quant à elles, de 1892[8].

Elle est aussi l'auteure du premier péplum de l'histoire du cinéma mondial en proposant les premières représentations filmiques de la vie de Jésus-Christ, en plusieurs épisodes[9], qui ont ensuite été une source d'inspiration pour beaucoup d'autres cinéastes, français ou américains.

Il faut également la créditer d'avoir eu, la première, l'idée de faire un making-of à l'occasion du tournage de l'une de ses phonoscènes.

En 1910, elle devient la première femme à créer une société de production de films, la Solax Film Co[10], durant sa période américaine, avant la naissance d'Hollywood.

BiographieModifier

Premières annéesModifier

En 1863, Émile Guy, propriétaire d’une chaîne de librairies au Chili, à Valparaíso et Santiago, épouse à Paris, Marie Clotilde Franceline Aubert dite « Mariette », sans profession. Quelques jours après le mariage, Mariette et Émile se rendent à Santiago du Chili. Mariette revient dix ans plus tard à Paris pour y accoucher de son cinquième enfant[11]. Alice Ida Antoinette Guy voit le jour le à Saint-Mandé, aux portes de Paris. Sa mère repart au Chili, Alice est confiée à ses grands-parents à Carouge, en Suisse, jusqu’à l’âge de trois ans, puis rejoint ses parents au Chili. Elle apprend l’espagnol avec ses nourrices chiliennes. À six ans, elle rentre en France et rejoint ses grandes sœurs en pension. Au Chili, la famille Guy fait faillite. Le frère d’Alice meurt à 17 ans d’une maladie cardiaque, suivi de près par son père. Alice vit alors avec sa mère à Paris et fait des études de sténographie, une profession rare à l’époque.

Carrière française : la première réalisatrice du cinémaModifier

Alice Guy entre à 21 ans comme secrétaire de direction au Comptoir général de la photographie, dont Léon Gaumont est employé. Mais la société, mal gérée, est forcée de déposer son bilan. Avec deux associés, Léon Gaumont la rachète, gardant le personnel, dont Alice.

Alice Guy s'intéresse de près aux bouleversements techniques de la photographie. Elle suit des cours avec Frédéric Dellaye, un photographe avant-gardiste qui lui apprend le développement des plaques photographiques, l'utilisation des différents matériels de laboratoire et le trucage photographique. Elle suit également les expériences de Wilhelm Röntgen concernant les photographies par rayon X.

En mars 1895, Alice Guy assiste avec son employeur, Léon Gaumont, à une projection privée des frères Lumière, organisée dans les locaux de la Société d'encouragement pour l'industrie nationale. Léon Gaumont envisage de suivre l'exemple de Louis Lumière et de démarcher sa clientèle aisée afin de lui vendre des appareils de projection de vues animées. Seule la vente des machines l'intéresse, « il avait considéré longtemps la vente des appareils comme sa principale industrie et le commerce des films comme un accessoire. »[12]. Fin 1895, Léon Gaumont rachète les brevets d'un système peu performant, le Phonoscope, à son inventeur, Georges Demenÿ (ancien bras droit d'Étienne-Jules Marey), dont la société vient d'être liquidée. Léon rebaptise la caméra de prises de vues le "Biographe", et l'appareil de projection le "Bioscope". « Mais l'exploitation fin 1895 du Phonoscope, de même que la caméra à came battante et à film non perforé, sera un désastre commercial pour Gaumont[13] ».

Alice Guy essaye bien de convaincre son employeur de compenser les défauts du procédé en faisant cadeau aux acheteurs des appareils, de quelques « vues comiques » dans l'esprit de L'Arroseur arrosé. Léon Gaumont, réticent, finit par l’autoriser à tenter un essai « à condition que ce soit en dehors de ses heures de travail ». En 1896, Alice Guy, alors âgée de 23 ans, réalise La Fée aux choux[14]. Elle-même se désigne comme « "directrice de prises de vues" (...) le personnage est une fée qui extrait d'un potager de choux un nouveau-né qu'elle montre, ravie, à la caméra. Bien que le tournage soit effectué dans un véritable jardin, tous les végétaux sont reconstitués en bois et plâtre peints. ». Une seconde version est réalisée en 1900[15],[16],[17].

Le succès de cette bande décide Léon Gaumont à lui confier la direction d'un service spécialisé dans les vues animées de fiction, ce qu’elle fait de 1896 à 1907, tournant elle-même les premières bobines, et choisissant ensuite ses collaborateurs. C’est ainsi qu’en 1904, Alice Guy embauche Ferdinand Zecca qui réalise Les Méfaits d’une tête de veau[18]. Elle fait aussi débuter dans la profession comme réalisateur Louis Feuillade, qui va devenir le préféré de Léon Gaumont, et comme décorateur Henri Ménessier. Le film lisse de 60 mm ou 58 mm de large employé au moment de ces débuts, trop cher et peu fiable, sera remplacé par du film à perforations Edison, de 35 mm de large, auquel on adaptera la caméra et le projecteur Gaumont[19]. Les procédés Demenÿ, archaïques, seront aussitôt définitivement abandonnés.

 
Alice Guy, 1906.

En 1898-1899, Alice Guy innove dans le choix des sujets en tournant plusieurs scènes de la vie et de la Passion de Jésus-Christ. L'ensemble a une durée exceptionnelle de 35 minutes mais les bobines sont vendues séparément, comme autant d'épisodes. « Alice Guy signe ainsi le premier péplum de l'histoire du cinéma. »[15],[20]. Le succès commercial inspire d’autres productions sur le même sujet (Lumière, Pathé…)[21]. En 1906, elle complète ces différents épisodes par une production à gros budget pour l'époque, avec 300 figurants et 25 tableaux, soit plus de 600 m de film (environ 1/2 heure). Elle reçoit pour celle-ci les félicitations de Louis Gaumont, et la médaille de la ville de Milan.

 
Chronomégaphone Gaumont : Les deux lecteurs de disque, appelés "Elgéphone" (LG étant les initiales de Léon Gaumont), forment le système "Chronomégaphone" pour équiper en son les salles de cinéma qui programment les "Phonoscènes" dirigées par Alice Guy, 1910.

Entre 1902 et 1906, Alice Guy réalise, ou dirige la production d’une centaine de phonoscènes[22] enregistrées à l'aide d'un couple de machines inspiré du Chronophone de Georges Demenÿ. Sont ainsi conservées pour la postérité des prestations de chanteurs d’opéra et de chansonniers populaires comme Dranem ou Félix Mayol, réalisant le rêve de Thomas Edison qui imaginait le même couple dès 1887, qui aurait permis d’« assister à un concert du Metropolitan Opera cinquante ans plus tard, alors que tous les interprètes auraient disparu depuis longtemps[23] ». À cette occasion, Alice Guy fait tourner le premier making-of d’un film, intitulé aujourd'hui Alice Guy tourne une phonoscène.

Les réalisations personnelles d'Alice Guy sont de plusieurs centaines de films, très courts, comme le sont tous les films à l'époque, et dans tous les genres possibles. Elle aborde aussi des thèmes sociaux qui lui tiennent à cœur. Ainsi, son court-métrage sarcastique de 1906 intitulé Les Résultats du féminisme, dans lequel hommes et femmes échangent leurs rôles, reste actuel par son évaluation inversée du principe « deux poids, deux mesures ». Cette même année 1906, Une femme collante et Madame a des envies mettent en avant, ici encore avec ironie, des clichés sur le désir féminin. « Elle s'intéressait beaucoup au sexisme. Et elle aimait faire des films avec des héroïnes féminines actives et aventureuses »[11], remarque l'historienne du cinéma Shelley Stamp.

En 1907, elle épouse Herbert Blaché, un opérateur issu de l'agence Gaumont de Londres, qu'elle avait rencontré brièvement en France en 1906[24] et mieux connu lors d’un voyage professionnel en Allemagne quand il était directeur de l’agence Gaumont à Berlin [2],[20]. Léon Gaumont envoie Blaché comme expert de son Chronophone auprès d'un industriel de Cleveland aux États-Unis, à qui il a cédé des droits d'exploitation[25]. Alice Guy se fait remplacer par Louis Feuillade comme directeur artistique et part avec son mari.

Carrière américaineModifier

 
Alice Guy et Herbert Blaché (1916).

Alice Guy et son mari s'installent aux États-Unis à Flushing, près de New York, et tentent de promouvoir l'invendable Chronophone de Gaumont.

En 1910, Alice Guy monte sa propre société, la Solax Film Co, dont elle est présidente et directrice de production[26]. Les premiers studios sont construits à Flushing. Devant le succès, ceux-ci deviennent trop exigus, et deux ans plus tard, en 1912, de nouvelles installations sont construites à Fort Lee (New Jersey). Solax devient l’une des plus grandes maisons de production des États-Unis juste avant l'émergence d'Hollywood. Ces studios connaissent un fort développement et accueillent d'autres compagnies de cinéma : la Goldwyn Pictures corporation s'y installe de 1916 à 1917 avant de rejoindre les studios d'Universal ; Pathé en loue une partie en 1918, tout comme Lewis J. Selznick en 1917. En tout, plusieurs centaines de films y furent tournés. La Metro Pictures Corporation y fait ses débuts comme distributeur des films de la Solax[27].

Alice Guy place un grand panneau sur les plateaux : « Be Natural » (soyez naturels !). Elle tourne des mélodrames (Les Feuilles chéant (en), 1912), des westerns (Greater Love Hath no Man, 1911), des films sur la guerre civile (For the Love of the Flag, 1912). Elle s'intéresse souvent aux problèmes ethniques[28] : Across the Mexican Line (1911), A Man is a Man (1912), Making of an American Citizen (1913). Lorsque ses acteurs blancs refusent d'apparaître à l'écran avec des acteurs noirs, elle réalise A Fool and His Money (1912) qui est le premier film joué uniquement par des acteurs afro-américains[11],[29]. Au cours de ces années, les films d'une seule bobine, les One reel movies d'un quart d'heure, ne sont plus la durée préférée des spectateurs ; les Three reel movies de 45 minutes sont désormais courants. Alice Guy livre ainsi un Fra Diavolo (1912) et un Dick Whittington Cat (1913).

 
Affiche de The Lure (film perdu), 1914.

Le couple travaille de concert, mais dès que son mari n'est plus en contrat avec Gaumont, en 1913, elle le nomme président de la Solax. « Je lui avais abandonné les rênes avec plaisir. Je n’assistais à aucune réunion des conseils où la Sales & Co composait les programmes, j’aurais, disait Herbert, “gêné les hommes qui désiraient fumer leur cigare en paix et cracher à leur aise tout en discutant des affaires”[30] ». Trois mois plus tard, Herbert Blaché démarre sa propre compagnie, Blaché Features, qui absorbe ensuite la Solax.

Les Blaché rejoignent la Popular Plays and Players. En 1914, Alice tourne The Lure, un film (perdu) qui évoque la traite des blanches ; en 1916, sept films longs dont Ocean Waif, et en 1917, The Empress, une histoire de chantage. Les étoiles d'Alice Guy se nomment Olga Petrova, Bessie Love, Blanche Cornwall et son partenaire Darwin Karr, Vinnie Burns, ainsi que Claire Whitney, Doris Kenyon, Lee Beggs, Mace Greenleaf, Marion Swayne, et Billy Quirk.

Durant l'année 1917, Alice Guy produit et tourne pour Popular Play and Players et pour US Amusements. Plus tard, elle met ses talents de réalisatrice au service d'autres compagnies sur des scénarios imposés. Le cinéma, devenu une grande industrie, migre sur la côte ouest des États-Unis, à Hollywood, où les indépendants ont peu de place. Les studios de Fort Lee sont vendus pour apurer les dettes dues à la mauvaise gestion d'Herbert Blaché.

Après l'AmériqueModifier

En 1919, son mari la quitte pour une actrice et part à Hollywood. Elle le rejoint un temps sur la côte ouest et l’assiste sur ses tournages l'espace de deux films. Mais le couple finit cependant par divorcer. Elle s’en trouve très affectée, et en 1921, se voit contrainte de vendre son studio de Fort Lee pour éponger des dettes dues en grande partie à la mauvaise gestion d'Herbert Blaché. Divorcée et ruinée, Alice âgée de 50 ans décide en 1922 de rentrer en France avec ses deux enfants, où elle est hébergée chez sa sœur à Nice[20]. Elle ne pourra recouvrer un emploi, ni à la Gaumont ni auprès d'autres sociétés de cinéma[11],[31].

En 1927, elle retourne aux États-Unis pour tenter de récupérer ses films. Elle parvient seulement à en retrouver trois. Elle suit Simone, sa fille, qui a obtenu un emploi à l’ambassade américaine. Elle écrit alors des contes pour enfants sous divers pseudonymes, dont celui de « Guy Alix ». Elle donne aussi des conférences dans diverses universités et à l’occasion de rencontres cinématographiques.

En 1957, à l'initiative de Louis Gaumont, le fils de Léon Gaumont, elle reçoit un hommage de la Cinémathèque française.

En 1963, alors qu’elle est âgée de 90 ans, Victor Bachy l'interviewe et publie sa biographie[32].

Elle meurt en 1968 aux États-Unis, à l'âge de 94 ans, sans avoir pu rassembler les films de sa carrière ni faire publier ses mémoires. Ces dernières finiront par paraître en 1976[33].

FamilleModifier

Alice Guy est une fille de libraire qui doit travailler jeune à cause d’un revers de fortune familiale[20]. La chance veut qu'elle soit présente à la naissance du monde moderne et qu’elle fréquente les Lumière, Gaumont, Marey ou Demenÿ[34]« On m’a souvent demandé pourquoi j’avais choisi une carrière si peu féminine. Or, je n’ai pas choisi cette carrière, ma destinée était tracée[35] ». Elle réussit dans ce milieu d'hommes parce qu'au début, on ne prête guère attention aux films de fiction, ce qui lui permet de montrer ses qualités dans les multiples tâches que demandent la production et la réalisation d'un film, puis de conserver son poste quand la maison Gaumont grandit avec le cinéma industrialisé et tourné vers la distraction populaire[20].

Mais elle ne néglige pas pour autant ses « devoirs de mère », et, vu l’époque, ses « devoirs d’épouse ». Même si elle en fait en 1906 un contre-exemple amusant avec Résultats du féminisme, un film qui montre l'organisation domestique inversée : les hommes à la cuisine et aux couches à changer, et les femmes confortablement allongées sur des sofas, bavassant, fumant et houspillant la « gent masculine »[20].

Quand elle suit son mari aux États-Unis, elle y met au monde sa fille, Simone, en 1908. En 1910, elle monte son propre studio alors qu'elle est enceinte de son deuxième enfant, Reginald. En 1917, ses deux enfants tombent gravement malades et elle part avec eux pour la Caroline du Nord où elle sera aussi volontaire de la Croix-Rouge. En 1919, son mari la quitte[20],[5]. Elle divorce en 1922. Elle suit sa fille dans ses postes aux ambassades des États-Unis : France, Suisse (durant la guerre et jusqu'en 1947), France, États-Unis, Belgique[5]. Puis elle revient aux États-Unis, dans la ville de Wayne (New Jersey), où elle s'éteint[5].

Elle est enterrée au cimetière Maryrest de Mahwah (comté de Bergen)[36].

Distinctions et citationsModifier

Documentaires sur Alice GuyModifier

 
Affiche de Be Natural : The Untold Story of Alice Guy-Blaché, 1918.

En 1995, sa petite-fille Adrienne Blaché-Channing participe à un documentaire intitulé Le Jardin oublié : La vie et l'œuvre d'Alice Guy-Blaché, réalisé par Marquise Lepage. Elle est citée également dans un documentaire télévisé de Susan et Christopher Koch intitulé Reel Models, consacré aux femmes pionnières dans le cinéma, et diffusé en 2000[11]. En , un documentaire de Pamela Green intitulé Be Natural : The Untold Story of Alice Guy- Blaché, narré par Jodie Foster, lui est consacré. Le film sort en salle aux États-Unis[20] et en France courant juin 2020.

HommageModifier

Le Prix Alice Guy a été créé en 2017 pour récompenser chaque année une réalisatrice de film tout en rendant hommage à la première réalisatrice de l’Histoire[38]. Dédié aux réalisatrices de films français, il est organisé par L’Agence CLE[39] et Cine-Woman[40] pour pallier le manque de visibilité des réalisatrices lors des cérémonies des milieux du cinéma[41].

Réalisatrices lauréates du Prix Alice Guy :

FilmographieModifier

RéalisatriceModifier

1896 :

1897 :

1898 :

1899 :

  • Au cabaret
  • L'Aveugle
  • La Bonne Absinthe
  • Le Chiffonnier
  • Courte échelle
  • Le Crucifiement
  • Les Dangers de l'alcoolisme
  • Le Déjeuner des enfants
  • La Descente de croix
  • Erreur judiciaire
  • La Mauvaise Soupe
  • Mésaventure d'un charbonnier
  • Monnaie de lapin
  • La Résurrection
  • Le Tondeur de chiens
  • Le Tonnelier
  • Transformations
  • Un lunch

1900 :

1901 :

  • Charmant froufrou
  • Danses basques
  • Frivolité
  • Hussards et Grisettes
  • Lavatory moderne
  • Lecture quotidienne
  • Pas de Colombine
  • Scène d'amour
  • Scène d'ivresse
  • Tel est pris qui croyait prendre
  • Les Vagues

1902 :

1903 :

  • Les Apaches pas veinards
  • Les Aventures d'un voyageur trop pressé
  • Les Braconniers
  • Cake-walk de la pendule
  • La Chasse au cambrioleur
  • Comment monsieur prend son bain
  • Comme on fait son lit on se couche
  • Compagnons de voyage encombrants
  • Enlèvement en automobile et mariage précipité
  • Faust et Méphistophélès
  • Le Fiancé ensorcelé
  • Illusionniste renversant
  • Jocko musicien
  • La Liqueur du couvent
  • Lutteurs américains
  • La Main du professeur Hamilton ou le roi des dollars
  • Modelage express
  • La Mouche
  • Ne bougeons plus
  • Nos bons étudiants
  • Potage indigeste
  • La Poule fantaisiste
  • Répétition dans un cirque
  • Secours aux naufragés
  • Service précipité
  • Les Surprises de l'affichage
  • La Valise enchantée
  • Le Voleur sacrilège

1904 :

  • Après la fête
  • L'Assassinat du courrier de Lyon
  • Comment on disperse les foules
  • Le Crime de la Rue du Temple
  • Les Deux Rivaux
  • Les Enfants du miracle
  • La Gavotte de la reine
  • La Leçon de pipeau
  • L'Oiseau envolé
  • Paris la nuit
  • Pierrot assassin
  • Le Pompon malencontreux

1905 :

1906 :

1907 :

1910 :

  • A Child's Sacrifice

1911 :

  • The Doll
  • The Violin Maker of Nuremberg
  • Rose of the Circus
  • The Cure
  • Five O'Clock Tea
  • His Mother's Hymn
  • The Little Rangers
  • Road Leads Home
  • Greater Love Hath no Man

1912 :

1913 :

1914 :

  • The Tigress
  • The Lure
  • The Woman of Mystery
  • The Dream Woman
  • The Monster and the Girl
  • Beneath the Czar

1915 :

  • My Madonna
  • The Song of the Wage Slave
  • The Vampire
  • The Heart of a Painted Woman

1916 :

  • The Ocean Waif
  • What Will People Say?

1917 :

  • Behind the Mask
  • When You and I Were Young
  • House of Cards
  • A Man and the Woman
  • The Empress
  • The Adventurer

1918 :

  • The Great Adventure

1920 :

  • Tarnished Reputations
  • Vampire

ProductriceModifier

1912 :

  • Making an American Citizen
  • A Fool and His Money
  • The Sewer
  • Hubby Does the Washing
  • Tarnished Reputations

1913 :

  • Shadows of the Moulin Rouge
  • Matrimony's Speed Limit
  • A House Divided
  • Beasts of the Jungle

1914 :

  • The Woman of Mystery

1915 :

  • Barbara Frietchie
  • My Madonna
  • The Song of the Wage Slave
  • The Vampire
  • The Shooting of Dan McGrew
  • The Heart of a Painted Woman

1916 :

  • What Will People Say?

ScénaristeModifier

1913 :

  • Shadows of the Moulin Rouge
  • Kelly from the Emerald Isle
  • Beasts of the Jungle
  • Dick Whittington and his Cat

1914 :

  • The Lure
  • The Woman of Mystery
  • The Dream Woman
  • Beneath the Czar

1915 :

  • My Madonna

1917 :

  • House of Cards
  • A Man and the Woman
  • The Empress

DVDModifier

  • 2008 : Alice Guy - La première femme cinéaste de l'histoire du cinéma (8 films + le documentaire Looking for Alice de Claudia Collao) (Doriane fims)
  • 2008 : Gaumont, le cinéma premier, volume 1, 1897-1913 (65 films + inclus le documentaire Le Jardin Oublié de Marquise Lepage) (Gaumont)
  • 2013 : Looking for Alice - Portrait de la première femme française partie aux Etats-Unis pour devenir cinéaste de Claudia Collao (RDM Édition)
  • 2018 : Les pionnières du cinéma (9 films, inclus un livret de 28 pages ) (Lobster Films)
  • 2019 : Alice Guy-Blanché (9 films) (Lobster Films)
  • 2020 : Alice Guy-Blaché Vol. 1 : The Gaumont years (Kino classics)
  • 2020 : Alice Guy Blaché Vol. 2 : The Solax years (18 films + inclus un livret rédigé par Kim Tomadjoglou) (Kino classics)

Notes et référencesModifier

  1. « Mention du décès en marge de l'acte de naissance du 3 juillet 1873 à Saint-Mandé, acte no 66, vue 91 »
  2. a et b Alice Guy Blaché, par Victor Bachy, Institut Jean-Vigo, 1993, p. 156.
  3. « Alice Guy, première réalisatrice de fiction », sur cnc.fr, .
  4. Sophie Gindensperger, « Alice Guy, la pionnière du cinéma méconnue, mise en lumière sur Louie Media », sur telerama.fr, .
  5. a b c et d Léa Viriet, « Qui est Alice Guy, pionnière du cinéma de fiction injustement oubliée ? », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
  6. Albert Algoud, « Alice Guy, la pionnière du cinéma parlant », sur franceinter.fr (chronique Il était une femme), .
  7. Roland Cosandey, « Manières de voir, façons de faire (1) : Promio, Guy, 235 villes françaises, Stollwerck », 1895, revue d'histoire du cinéma, no 30,‎ , p. 150 (lire en ligne, consulté le 30 avril 2020).
  8. Marie-France Briselance et Jean-Claude Morin, Grammaire du cinéma, Paris, Nouveau Monde, , 588 p. (ISBN 978-2-84736-458-3), p. 23
  9. La Crèche à Bethléem, La Fuite en Égypte, L'Entrée à Jérusalem, La Cène, Le Jardin des oliviers, Jésus devant Pilate, La Flagellation, Le Chemin de croix, Le Crucifiement, La Descente de croix, La Résurrection.
  10. « Alice Guy, pionnière oubliée du cinéma mondial », sur le site de TV5MONDE
  11. a b c d et e (en) Elizabeth Weitzman, « A Century Late, a Giant of Early Cinema Gets Her Closeup », The New York Times,‎ (lire en ligne)
  12. Georges Sadoul, Histoire du cinéma mondial, des origines à nos jours, Paris, Flammarion, , 719 p., p. 59
  13. Laurent Mannoni, La Machine cinéma, Paris, Lienart & La Cinémathèque française, , 307 p. (ISBN 9782359061765), p. 34
  14. Louise Wessbecher, « Alice Guy-Blaché et Lois Weber, ces femmes visionnaires qui ont marqué l'histoire du cinéma il y a 100 ans », France 24,‎ (lire en ligne)
  15. a et b Marie-France Briselance et Jean-Claude Morin, Grammaire du cinéma, Paris, Nouveau Monde, , 588 p. (ISBN 978-2-84736-458-3), p. 38
  16. Dietrick, Janelle, Alice & Eiffel, A New History of Early Cinema and the Love Story Kept Secret for a Century, pp. 193–203, 2016
  17. Dietrick, Janelle, La Fée aux Choux, Alice Guy's Garden of Dreams, 2018
  18. D'après les mémoires d'Alice Guy, Zecca travaille en temps normal pour Charles Pathé mais se retrouve momentanément sans emploi « à vendre du savon à Belleville ». M. Gianati donne 1903 pour cette embauche, Sadoul et McMahan 1904
  19. Mannoni 2016, p. 40
  20. a b c d e f g et h Emmanuelle Lequeux, « Alice Guy, près de mille films et cent ans d'oubli », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  21. Marie-France Briselance et Jean-Claude Morin, Grammaire du cinéma, Paris, Nouveau Monde, coll. « Cinéma », , 588 p. (ISBN 978-2-84736-458-3), p. 37-38
  22. Vincent Pinel, Dictionnaire technique du cinéma, Paris, Armand Colin, , 369 p. (ISBN 978-2-200-35130-4), p. 215
  23. (en) William Kennedy Laurie Dickson et Antonia Dickson (préf. Thomas Edison), History of the Kinetograph, Kinetoscope and Kineto-Phonograph (facsimile), New York, The Museum of Modern Art, , 55 p. (ISBN 0-87070-038-3), p. 3
  24. Alice Guy Blaché, Autobiographie d'une pionnière du cinéma, Denoël/Gonthier, Paris, 1976, p. 96 & 99.
  25. Alice Guy Blaché, Autobiographie, op. cit., p. 100.
  26. « M. H. Blache is the presiding spirit of the new company, and M. George A. Magie… is the business manager… But chiefest and most valuable of all the assets of the new company is the artistic personality of Mme Blache. », Moving Picture World, octobre 1910.
  27. (en) Fort Lee Film Commission, Fort Lee: Birthplace of the Motion Picture Industry, Arcadia Publishing,
  28. McMahan, Alice Guy. Lost visionary of cinema, 2002
  29. Véronique Trouillet, « 5 choses à savoir sur Alice Guy-Blaché », Studio Ciné Live n°79,‎ , p. 129
  30. Alice Guy, Mémoires
  31. Hélène Février, « Alice Guy, pionnière oubliée du cinéma mondial », TV5 Monde,‎ (lire en ligne).
  32. Victor Bachy, « Alice Guy, la première femme cinéaste au monde », Institut Jean-Vigo, Collection "Les Cahiers de la Cinémathèque", Paris, 1993, (ISBN 978-2-90602-704-6), 390 pages.
  33. Alice Guy, « Autobiographie d’une pionnière du cinéma », présentée par l'association Musidora (Nicole-Lise Bernheim / Claire Clouzot), Denoël/Gonthier, Paris, 1976.
  34. « L'Univers d'Alice Guy », sur le site du Musée d'Orsay
  35. Alice Guy, Autobiographie d’une pionnière du cinéma
  36. https://www.findagrave.com/memorial/6837011/alice-blach_
  37. « Special Directorial Award for Lifetime Achievement », « 2011 DGA Honors Recipients Announced », sur dga.org,
  38. « Le prix Alice Guy », sur aliceguy (consulté le 4 décembre 2019)
  39. https://www.linkedin.com/company/agence-cl-/?originalSubdomain=fr
  40. « Cine Woman - Le premier webmagazine féminin dédié au cinéma », sur Cine Woman (consulté le 28 juillet 2020).
  41. « Récompenser la réalisatrice de l'année », sur aliceguy, (consulté le 4 décembre 2019)
  42. « Le premier prix Alice Guy récompense "Paris la blanche" de Lidia Terki », sur Les Inrocks (consulté le 4 décembre 2019)
  43. AlloCine, « Prix Alice Guy 2019 : Catherine Corsini sacrée meilleure réalisatrice pour Un amour impossible », sur AlloCiné (consulté le 4 décembre 2019)

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Autobiographie d’une pionnière du cinéma (1873-1968) Alice Guy, présentée par Musidora, Denoël/Gonthier, 1976. Préface de Nicole-Lise Bernheim. Avant propos de Claire Clouzot
traduit en anglais : The Memoirs of Alice Guy Blaché, édité par Anthony Slide, Scarecrow Press, 1996
  • Alison McMahan, Alice Guy Blaché: Lost Visionary of the Cinema, Continuum International, 2002
  • Paule Lejeune, Le Cinéma des femmes, Atlas/Lherminier, 1987
  • (en) Joan Simon (dir.), Alice Guy Blaché, Cinema Pioneer, Yale University Press, 2009 (contributions de Jane Gaines, Alison McMahan, Charles Musser, Kim Tomadjoglou et Alan Williams) présentation du livre, des auteurs sur le site des éditions universitaires de Yale
  • (en) John Wakeman, World Film Directors (1890-1945), The HW Wilson Company, 1987
  • (es) De Lucas Ramon, La pionera occulta: Alice Guy en el origin del cine, Thèse université de Valence 2012
  • Emmanuelle Gaume, Alice Guy, la première femme cinéaste de l'histoire - roman biographique - éditions PLON 2015
  • Yoana Pavlova, « Gaumont et Pathé » in Jean-Michel Frodon, Dina Iordanova (dir.), Cinémas de Paris, 165-170, CNRS Éditions, Paris, 2017.[1]

Filmographie sur Alice GuyModifier

Articles connexesModifier

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