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Alice Guy-Blaché
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Alice Guy en 1896.
Nom de naissance Alice Ida Antoinette Guy
Naissance
Saint-Mandé (France)
Nationalité Française
Décès (à 94 ans)
Wayne, New Jersey
(États-Unis)
Profession Réalisatrice, scénariste, productrice

Alice Ida Antoinette Guy, ou Alice Guy-Blaché, née le à Saint-Mandé et morte le à Wayne[1], dans l'État du New Jersey aux États-Unis, est une réalisatrice, scénariste et productrice de cinéma française.

Avec La Fée aux choux, qu'elle tourne en 1896, elle est la première réalisatrice de l'histoire du cinéma[2]. Elle joue un rôle de pionnière en ayant l'idée de filmer du contenu de fiction pour faire vendre les caméras proposées par Gaumont. En 1910, elle est aussi la première femme créatrice d’une société de production de films, la Solax Film Co[3].

Sommaire

BiographieModifier

Premières annéesModifier

En 1863, Émile Guy, propriétaire d’une chaîne de librairies au Chili, à Valparaíso et Santiago, épouse à Paris, Marie Clotilde Franceline Aubert dite « Mariette », sans profession. Quelques jours après le mariage, Mariette et Émile se rendent à Santiago du Chili. Mariette revient dix ans plus tard à Paris pour y accoucher de son cinquième enfant[4]. Alice voit le jour le 1er juillet 1873 à Saint-Mandé, aux portes de Paris. Sa mère repart au Chili, Alice est confiée à ses grands-parents à Carouge, en Suisse, jusqu’à l’âge de trois ans, puis rejoint ses parents au Chili. Elle apprend l’espagnol avec ses nourrices chiliennes. À six ans, elle rentre en France et rejoint ses grandes sœurs en pension. Au Chili, la famille Guy fait faillite. Le frère d’Alice meurt à 17 ans d’une maladie cardiaque, suivi de près par son père. Alice vit alors avec sa mère à Paris et fait des études de sténographie, une profession rare à l’époque.

Carrière française : la première réalisatrice du cinémaModifier

Alice Guy entre à 21 ans comme secrétaire de direction au Comptoir général de la photographie dont Léon Gaumont est employé. Mais la société, mal gérée, est forcée de déposer son bilan. Avec deux associés, Léon Gaumont la rachète.

Alice Guy s'intéresse de près aux bouleversements techniques de la photographie. Elle suit des cours avec Frédéric Dellaye, un photographe avant-gardiste qui lui apprend le développement des plaques photographiques, l'utilisation des différents matériels de laboratoire et le trucage photographique. Elle suit également les expériences de Wilhelm Röntgen concernant les photographies par rayon X.

En mars 1895, Alice Guy assiste avec Léon Gaumont à une projection privée des frères Lumière [5] , qui se tient dans les locaux de la Société d'encouragement pour l'industrie nationale. Son employeur, Léon Gaumont, envisage de suivre l'exemple de Louis Lumière et de démarcher sa clientèle aisée afin de lui vendre des appareils de projection de vues animées. Seule la vente des machines l'intéresse, « il avait considéré longtemps la vente des appareils comme sa principale industrie et le commerce des films comme un accessoire. »[6]. Fin 1895, Léon Gaumont rachète les brevets d'un système peu performant, le Phonoscope, à Georges Demenÿ (ancien bras droit d'Étienne-Jules Marey), dont la société vient d'être liquidée. Léon Gaumont rebaptise la caméra de prises de vues le Biographe, et l'appareil de projection le Bioscope. « Mais l'exploitation fin 1895 du Phonoscope, de même que la caméra à came battante et à film non perforé, sera un désastre commercial pour Gaumont. »[7]

Alice Guy essaye bien de convaincre Léon Gaumont de compenser les défauts du procédé en faisant cadeau aux acheteurs des appareils de quelques « vues comiques », dans l'esprit de L’Arroseur arrosé. Léon Gaumont, réticent, finit par l’autoriser à tenter un essai « à condition que ce soit en dehors de ses heures de travail ». Alice Guy réalise alors, à 23 ans, La Fée aux choux[8]. Alice Guy, elle-même, se désigne comme « "directrice de prises de vues" et dirige en 1896 une vue animée d'une minute, la Fée aux choux, une fantaisie dont le personnage est une fée qui extrait d'un potager de choux un nouveau-né qu'elle montre, ravie, à la caméra. Bien que le le tournage soit effectué dans un véritable jardin, tous les végétaux sont reconstitués en bois et plâtre peints. »[9] Le succès de cette bande décide Gaumont à lui confier la direction d'un service spécialisé dans les vues animées de fiction, ce qu’elle fait de 1896 à 1907, tournant elle-même les premières bobines, et choisissant ensuite ses collaborateurs. C’est ainsi qu’en 1904, Alice Guy embauche Ferdinand Zecca, qui réalise Les Méfaits d’une tête de veau[10]. Elle fait aussi débuter dans la profession comme réalisateur Louis Feuillade, qui va devenir le préféré de Léon Gaumont, et comme décorateur Henri Ménessier. Le film lisse de 60 mm ou 58 mm de large employé au moment de ces débuts, trop cher et peu fiable, sera remplacé par du film à perforations Edison, de 35 mm de large, auquel on adaptera la caméra Gaumont [11]. Les procédés Demenÿ, archaïques, seront aussitôt définitivement abandonnés.

En 1898-1899, Alice Guy innove dans le choix des sujets en tournant plusieurs scènes de la vie et de la Passion de Jésus Christ (l'ensemble de ces bobines, vendues séparément, constitue le premier péplum du cinéma). Le succès commercial inspire d’autres productions sur le même sujet (Lumière, Pathé…)[12]. En 1906, elle complète ces différents épisodes par une production à gros budget pour l'époque, avec 300 figurants et 25 tableaux, soit plus de 600 m de film. Elle reçoit pour celle-ci les félicitations de Louis Gaumont, et la médaille de la ville de Milan.

Entre 1902 et 1906, Alice Guy réalise, ou dirige, la production d’une centaine de phonoscènes[13], enregistrés à l'aide d'un couple de machines inspiré du Chronophone de Georges Demenÿ. Sont ainsi conservées pour la postérité des prestations de chanteurs d’opéra et de chansonniers populaires comme Dranem ou Félix Mayol, réalisant le rêve de Thomas Edison, qui imaginait le même couple dès 1887, qui aurait permis d’« assister à un concert du Metropolitan Opera cinquante ans plus tard, alors que tous les interprètes auraient disparu depuis longtemps[14] ». À cette occasion, Alice Guy fait tourner le premier making of d’un film, intitulé aujourd'hui Alice Guy tourne une phonoscène.

Les réalisations personnelles d'Alice Guy sont de plusieurs centaines de films, très courts, comme le sont tous les films à l'époque, et dans tous les genres possibles. Elle aborde aussi des thèmes sociaux qui lui tiennent à cœur. Ainsi, son court-métrage de 1906 intitulés Les Résultats du féminisme, dans laquelle hommes et femmes échangent leurs rôles, reste actuel dans son évaluation de « deux poids, deux mesures ». Une femme collante et Madame a des envies, cette même année 1906, mettent en avant, avec ironie, des clichés sur le désir féminin. « Elle s'intéressait beaucoup au sexisme. Et elle était très intéressée à faire des films avec des héroïnes féminines actives et aventureuses. », selon l'historienne du cinéma Shelley Stamp[4].

En 1907, elle épouse Herbert Blaché, un opérateur issu de l'agence Gaumont de Londres qu'elle avait rencontré brièvement en France en 1906[15] et mieux connu lors d’un voyage professionnel en Allemagne[2]. Léon Gaumont envoie Blaché comme expert de son Chronophone auprès d'un industriel de Cleveland aux États-Unis, à qui il a cédé des droits d'exploitation[16]. Alice Guy nomme à sa place Louis Feuillade comme directeur artistique et part avec son mari.

Carrière américaineModifier

 
The Pit and the pendulum (1913)

Alice Guy et son mari s'installent aux États-Unis à Flushing, près de New York, et tentent de promouvoir l'invendable Chronophone de Gaumont.

En 1910, Alice Guy monte sa propre société, la Solax Film Co, dont elle est présidente et directrice de production[17]. Les premiers studios sont construits à Flushing. Devant le succès, ceux-ci deviennent trop exigus, et deux ans plus tard, en 1912, de nouvelles installations sont construites à Fort Lee (New Jersey). Solax devient l’une des plus grandes maisons de production des États-Unis juste avant l'émergence d'Hollywood. Ces studios connaissent un fort développement et accueillent d'autres compagnies de cinéma : la Goldwyn Pictures corporation s'y installe de 1916 à 1917 avant de rejoindre les studios d'Universal, Pathé en loue une partie en 1918, tout comme Lewis J. Selznick en 1917. En tout, plusieurs centaines de films y furent tournés. La Metro Pictures Corporation y fait ses débuts comme distributeur des films de la Solax[18].

Alice Guy place un grand panneau sur les plateaux : « Be Natural » (soyez naturels !). Elle tourne des mélodrames (Falling Leaves, 1912), des westerns (Greater Love Hath no Man, 1911), des films sur la Guerre civile (For the Love of the Flag, 1912). Elle s'intéresse souvent aux problèmes ethniques[19] : Across the Mexican Line (1911), A Man is a Man (1912), Making of an American Citizen (1913). Lorsque ses acteurs blancs refusent d'apparaître à l'écran avec des acteurs noirs, elle réalise A Fool and His Money (1912) qui est le premier film joué uniquement par des acteurs afro-américains[4],[20]. Au cours de ces années, les films d'une seule bobine, les One reel movies d'un quart d'heure, ne sont plus la durée préférée des spectateurs, les Three reel movies de 45 minutes sont désormais courants. Alice Guy livre ainsi un Fra Diavolo (1912) et un Dick Whittington Cat (1913).

Le couple travaille de concert, mais dès que son mari n'est plus en contrat avec Gaumont, en 1913, elle le nomme président de la Solax. « Je lui avais abandonné les rênes avec plaisir. Je n’assistais à aucune réunion des conseils où la Sales & Co composait les programmes, j’aurais, disait Herbert, “gêné les hommes qui désiraient fumer leur cigare en paix et cracher à leur aise tout en discutant des affaires”[21] ». Trois mois plus tard, Herbert Blaché démarre sa propre compagnie, Blaché Features, qui absorbe ensuite la Solax.

Les Blaché rejoignent la Popular Plays and Players. En 1914, Alice tourne The Lure, un film (perdu) qui évoque la traite des blanches ; en 1916, sept films longs dont Ocean Waif, et en 1917, The Empress, une histoire de chantage. Les étoiles d'Alice Guy se nomment Olga Petrova, Bessie Love, Blanche Cornwall et son partenaire Darwin Karr, Vinnie Burns, ainsi que Claire Whitney, Doris Kenyon, Lee Beggs, Mace Greenleaf, Marion Swayne, et Billy Quirk.

Durant l'année 1917, Alice Guy produit et tourne pour Popular Play and players et pour US Amusements. Plus tard, elle met ses talents de réalisatrice au service d'autres compagnies sur des scénarios imposés. Le cinéma, devenu une grande industrie, migre sur la côte ouest des États-Unis, à Hollywood, où les indépendants ont peu de place, les studios de Fort Lee sont vendus pour apurer les dettes dues à la mauvaise gestion d'Herbert Blaché.

Après l'AmériqueModifier

En 1919, son mari la quitte pour une actrice et part à Hollywood. Elle le rejoint un temps sur la côté ouest et l’assiste sur ses tournages l'espace de deux films. Le couple finit cependant par divorcer. Elle est dévastée, et en 1921, se voit contrainte de vendre son studio de Fort lee pour éponger des dettes dues en grande partie à la mauvaise gestion d'Herbert Blaché. Divorcée et ruinée, Alice décide de rentrer en France en 1922 avec ses deux enfants. Elle ne pourra y retrouver sa place, ni à la Gaumont ni dans d'autres firmes de cinéma[4],[22] .

En 1927, elle retourne aux États-Unis pour tenter de retrouver ses films. Elle ne parvient à en retrouver que trois. Elle suit Simone, sa fille, qui a obtenu un emploi à l’ambassade américaine, et écrit des contes pour enfants sous divers pseudonymes dont « Guy Alix ». Elle donne des conférences dans diverses universités et à l’occasion de rencontres cinématographiques.

En 1957, à l'initiative de Louis Gaumont, le fils de Léon Gaumont, elle reçoit un hommage de la Cinémathèque française, .

En 1963, alors qu’elle est âgée de 90 ans, Victor Bachy l'interviewe et publie sa biographie[23].

Elle meurt en 1968 aux États-Unis à l'âge de 94 ans, sans avoir pu retrouver les films de sa production ni faire publier ses mémoires. Ces dernières finiront par paraître en 1976[24].

Vie personnelleModifier

Alice Guy est une descendante de bonne famille qui doit travailler jeune à cause d’un revers de fortune familial. La chance veut qu'elle soit présente à la naissance du monde moderne et qu’elle fréquente les Lumière, Marey, Demenÿ, Eiffel, Zola… « On m’a souvent demandé pourquoi j’avais choisi une carrière si peu féminine. Or, je n’ai pas choisi cette carrière, ma destinée était tracée[25] ». Elle réussit dans ce milieu d'hommes parce qu'au début on ne prête guère attention aux films de fiction, ce qui lui permet de montrer ses qualités dans les multiples tâches que demandent la production et la réalisation d'un film, puis de conserver son poste quand la maison Gaumont grandit avec le cinéma industrialisé et tourné vers la distraction populaire.

Mais elle ne néglige pas pour autant ses « devoirs de mère », et, vu l’époque, ses « devoirs d’épouse ». Même si elle en fait en 1906 un contre-exemple amusant, Résultats du féminisme, un film qui montre l'organisation domestique inversée : les hommes à la cuisine et aux couches à changer, et les femmes confortablement allongées sur des sofas, bavassant, fumant et houspillant la « gent masculine ».

Elle suit son mari aux États-Unis où elle met au monde sa fille, Simone, en 1908. En 1910 elle monte son propre studio alors qu'elle est enceinte de son deuxième enfant, Reginald. En 1917, ses deux enfants tombent gravement malades et elle part avec eux pour la Caroline du Nord où elle sera aussi volontaire de la Croix-Rouge. En 1918, son mari la quitte. En 1920, elle manque être emportée par la grippe espagnole alors qu'elle termine la direction de son dernier film. Elle suit sa fille dans ses postes aux ambassades des États-Unis : France, Suisse (durant la guerre et jusqu'en 1947), France, États-Unis, Belgique puis retour aux États-Unis, dans la ville de Wayne (New Jersey), où elle s'éteint. Elle est enterrée au cimetière Maryrest de Mahwah (comté de Bergen)[26].

Documentaire sur Alice GuyModifier

En avril 2019, un documentaire de Pamela Green intitulé Be Natural : The Untold Story of Alice Guy-Blaché, lui est consacré et sort en salles aux États-Unis. Elle est citée également dans un documentaire télévisé de Susan et Christopher Koch intitulé Reel Models, consacré aux femmes pionnières dans le cinéma, et diffusé en 2000[4].

Distinctions et citationsModifier

Citations à propos d'Alice GuyModifier

  • « Le premier film de fiction au monde s'est fait en 1896 chez Gaumont. C'était un court-métrage, La Fée aux choux, dont Alice Guy était à la fois auteur et réalisateur. Auteur complet en somme, dans le sens où l'entendait la nouvelle vague bien des années plus tard » (Nicolas Seydoux, président de la Gaumont, dans La Presse Montréal (1994)[28].
  • « Film buffs Griffith, Hitchcock and Ford. They know Wertmuller, Godard and Fellini, but before them all, came Alice Guy. We all owe a debt to her » (John Ewing, director of the Cleveland Cinématheque).
  • « C'est dans les choux, on le sait depuis longtemps, que se font les plus beaux bébés ; cette fée eut une descendance innombrable ; tous les films de fiction mis en scène dans le monde depuis cent ans » (Émile Breton, historien du cinéma).
  • « Alice Guy was largely responsible for creating the position of head of production, that later became basis for the modern studio system. She more than anyone else set the Gaumont style. » (Professor William, New York Times).
  • « Avec La Fée aux choux, pour la première fois, nous trouvons réunis : une idée, l'utilisation d'un plateau permettant l'emploi d'un décor, des costumes, et enfin, un effet de trucage. Alice Guy peut même revendiquer le titre pour les films parlants puisque, dès 1902, elle enregistre de nombreux chronophones. » (Louis Gaumont, 1954).
  • « Que le premier réalisateur de film, au sens précis qu'a pris cette expression, soit une réalisatrice ne manque pas de piquant, au vu de la misogynie qui régna ensuite dans le cinéma. » (Pascal Mérigeau, Le Monde).
  • « On a souvent contesté à Alice Guy le mérite d'avoir été, après Louis Lumière, la première personne au monde à réaliser des films, donc la première cinéaste, sans distinction de sexe. Aujourd'hui, il est rigoureusement établi que, contrairement aux affirmations hasardeuses de certains spécialistes de la question, Alice Guy a réalisé sa Fée aux choux au début de l'année 1896, quelques semaines avant l'entrée en lice de Georges Méliès. » (Charles Ford, historien du cinéma).
  • « Celle qui avait tant lutté pour défendre son titre de première femme cinéaste du monde s'éteignit sans plus savoir qu'elle avait fait du cinéma, avant la publication de ses mémoires, avant la redécouverte de ses films, avant que justice lui fût rendue. Sic transit gloria mundi. » (Victor Bachy, Institut Jean Vigo).
  • « Alice Guy était une réalisatrice exceptionnelle, d'une sensibilité rare, au regard incroyablement poétique et à l'instinct formidable. Elle a écrit, dirigé et produit plus de mille films. Et pourtant, elle a été oubliée par l'industrie qu'elle a contribué à créer ». (Martin Scorsese, New York, octobre 2011).
  • « En réponse à Léon Gaumont concernant sa jeunesse lors de son recrutement comme secrétaire "vous êtes bien jeune pour cet emploi", Alice Guy répond : "Soyez sans crainte, Monsieur. Cela me passera !" »[29]

FilmographieModifier

RéalisatriceModifier

1896 :

1897 :

1898 :

1899 :

  • Au cabaret
  • L'Aveugle
  • La Bonne Absinthe
  • Le Chiffonnier
  • Courte échelle
  • Le Crucifiement
  • Les Dangers de l'alcoolisme
  • Le Déjeuner des enfants
  • La Descente de croix
  • Erreur judiciaire
  • La Mauvaise soupe
  • Mésaventure d'un charbonnier
  • Monnaie de lapin
  • La Résurrection
  • Le Tondeur de chiens
  • Le Tonnelier
  • Transformations
  • Un lunch

1900 :

1901 :

  • Charmant froufrou
  • Danses basques
  • Frivolité
  • Hussards et grisettes
  • Lavatory moderne
  • Lecture quotidienne
  • Pas de Colombine
  • Scène d'amour
  • Scène d'ivresse
  • Tel est pris qui croyait prendre
  • Les Vagues

1902 :

  • Bonsoir m'sieurs dames
  • Les Chiens savants
  • Les Clowns
  • La Cour des miracles
  • Lina Esbrard, Danse serpentine
  • Danse fantaisiste
  • Danse mauresque
  • La Dent récalcitrante
  • L'Équilibriste
  • En Faction
  • Farces de cuisinière
  • La Fiole enchantée
  • Fruits de saison
  • La Gavotte
  • La Gigue
  • Intervention malencontreuse
  • Le Lion savant
  • Les Malabares, acrobates
  • Le Marchand de ballons
  • Le Pommier
  • Pour secouer la salade
  • La Première gamelle
  • Quadrille réaliste
  • Sage-femme de première classe
  • Trompé mais content
  • Une scène en cabinet particulier vue à travers le trou de la serrure

1903 :

  • Les Apaches pas veinards
  • Les Aventures d'un voyageur trop pressé
  • Les Braconniers
  • Cake-walk de la pendule
  • La Chasse au cambrioleur
  • Comment monsieur prend son bain
  • Comme on fait son lit on se couche
  • Compagnons de voyage encombrants
  • Enlèvement en automobile et mariage précipité
  • Faust et Méphistophélès
  • Le Fiancé ensorcelé
  • Illusionniste renversant
  • Jocko musicien
  • La Liqueur du couvent
  • Lutteurs américains
  • La Main du professeur Hamilton ou le roi des dollars
  • Modelage express
  • La Mouche
  • Ne bougeons plus
  • Nos bons étudiants
  • Potage indigeste
  • La Poule fantaisiste
  • Répétition dans un cirque
  • Secours aux naufragés
  • Service précipité
  • Les Surprises de l'affichage
  • La Valise enchantée
  • Le Voleur sacrilège

1904 :

  • Après la fête
  • L'Assassinat du courrier de Lyon
  • Comment on disperse les foules
  • Le Crime de la Rue du Temple
  • Les Deux rivaux
  • Les Enfants du miracle
  • La Gavotte de la reine
  • La Leçon de pipeau
  • L'Oiseau envolé
  • Paris la nuit
  • Pierrot assassin
  • Le Pompon malencontreux

1905 :

1906 :

1907 :

1910 :

  • A Child's Sacrifice

1911 :

  • The Doll
  • The Violin Maker of Nuremberg
  • Rose of the Circus
  • The Cure
  • Five O'Clock Tea
  • His Mother's Hymn
  • The Little Rangers
  • Road Leads Home

1912 :

1913 :

1914 :

  • The Tigress
  • The Lure
  • The Woman of Mystery
  • The Dream Woman
  • The Monster and the Girl
  • Beneath the Czar

1915 :

  • My Madonna
  • The Song of the Wage Slave
  • The Vampire
  • The Heart of a Painted Woman

1916 :

  • The Ocean Waif
  • What Will People Say?

1917 :

  • Behind the Mask
  • When You and I Were Young
  • House of Cards
  • A Man and the Woman
  • The Empress
  • The Adventurer

1918 :

  • The Great Adventure

1920 :

  • Tarnished Reputations
  • Vampire

ProductriceModifier

1912 :

  • Making an American Citizen
  • A Fool and His Money
  • The Sewer
  • Hubby Does the Washing
  • Tarnished Reputations

1913 :

  • Shadows of the Moulin Rouge
  • Matrimony's Speed Limit
  • A House Divided
  • Beasts of the Jungle

1914 :

  • The Woman of Mystery

1915 :

  • Barbara Frietchie
  • My Madonna
  • The Song of the Wage Slave
  • The Vampire
  • The Shooting of Dan McGrew
  • The Heart of a Painted Woman

1916 :

  • What Will People Say?

ScénaristeModifier

1913 :

  • Shadows of the Moulin Rouge
  • Kelly from the Emerald Isle
  • Beasts of the Jungle
  • Dick Whittington and his Cat

1914 :

  • The Lure
  • The Woman of Mystery
  • The Dream Woman
  • Beneath the Czar

1915 :

  • My Madonna

1917 :

  • House of Cards
  • A Man and the Woman
  • The Empress

Notes et référencesModifier

  1. « Mention du décès en marge de l'acte de naissance du 3 juillet 1873 à Saint-Mandé, acte no 66, vue 91 »
  2. a et b Alice Guy Blaché, par Victor Bachy, Institut Jean Vigo, 1993, p. 156.
  3. « Alice Guy, pionnière oubliée du cinéma mondial », sur le site de TV5MONDE
  4. a b c d et e (en) Elizabeth Weitzman, « A Century Late, a Giant of Early Cinema Gets Her Closeup », The New York Times,‎ (lire en ligne)
  5. Charles Pathé, Léon Gaumont, premiers géants du cinéma, L.C.P. Droit de suite, consulté le 13/05/2019.
  6. Georges Sadoul, Histoire du cinéma mondial, des origines à nos jours, Paris, Flammarion, , 719 p., p. 59
  7. Laurent Mannoni, La Machine cinéma, Paris, Lienart & La Cinémathèque française, , 307 p. (ISBN 9782359061765), p. 34
  8. Louise Wessbecher, « Alice Guy-Blaché et Lois Weber, ces femmes visionnaires qui ont marqué l'histoire du cinéma il y a 100 ans », France 24,‎ (lire en ligne)
  9. Marie-France Briselance et Jean-Claude Morin, Grammaire du cinéma, Paris, Nouveau Monde, , 588 p. (ISBN 978-2-84736-458-3), p. 38
  10. D'après les mémoires d'Alice Guy, Zecca travaille en temps normal pour Charles Pathé mais se retrouve momentanément sans emploi « à vendre du savon à Belleville ». M. Gianati donne 1903 pour cette embauche, Sadoul et McMahan 1904
  11. harvsp|Mannoni|2016|passage=40
  12. Marie-France Briselance et Jean-Claude Morin, Grammaire du cinéma, Paris, Nouveau Monde, coll. « Cinéma », , 588 p. (ISBN 978-2-84736-458-3), p. 37-38
  13. Vincent Pinel, Dictionnaire technique du cinéma, Paris, Armand Colin, , 369 p. (ISBN 978-2-200-35130-4), p. 215
  14. (en) William Kennedy Laurie Dickson et Antonia Dickson (préf. Thomas Edison), History of the Kinetograph, Kinetoscope and Kineto-Phonograph, New York, The Museum of Modern Art, , 55 p. (ISBN 0-87070-038-3), p. 3
  15. Alice Guy Blaché, Autobiographie d'une pionnière du cinéma, Denoël/Gonthier, Paris, 1976, pp. 96 & 99.
  16. Alice Guy Blaché, Autobiographie, op. cit., p. 100.
  17. « M. H. Blache is the presiding spirit of the new company, and M. George A. Magie… is the business manager… But chiefest and most valuable of all the assets of the new company is the artistic personality of Mme Blache. », Moving Picture World, octobre 1910.
  18. (en) Fort Lee Film Commission, Fort Lee: Birthplace of the Motion Picture Industry, Arcadia Publishing,
  19. McMahan, Alice Guy. Lost visionary of cinema, 2002
  20. Véronique Trouillet, « 5 choses à savoir sur Alice Guy-Blaché », Studio Ciné Live n°79,‎ , p. 129
  21. Alice Guy, Mémoires
  22. Hélène Février, « Alice Guy, pionnière oubliée du cinéma mondial », TV5 Monde,‎ (lire en ligne).
  23. Victor Bachy, « Alice Guy, la première femme cinéaste au monde », Institut Jean Vigo, Collection "Les Cahiers de la Cinémathèque", Paris, 1993, (ISBN 978-2-90602-704-6), 390 pages.
  24. Alice Guy, « Autobiographie d’une pionnière du cinéma », présentée par l'association Musidora (Nicole-Lise Bernheim / Claire Clouzot), Denoël/Gonthier, Paris, 1976.
  25. Alice Guy, Autobiographie d’une pionnière du cinéma
  26. https://www.findagrave.com/memorial/6837011/alice-blach_
  27. « Special Directorial Award for Lifetime Achievement », « 2011 DGA Honors Recipients Announced », sur dga.org,
  28. La fée aux choux sur IMDb
  29. Mathilde Larrère, « Et la première réalisatrice (oubliée) du cinéma s'appelle... Alice Guy ! », @rrêt sur image,‎ (lire en ligne)

AnnexesModifier

Filmographie sur Alice GuyModifier


BibliographieModifier

  • Autobiographie d’une pionnière du cinéma (1873-1968) Alice Guy, présentée par Musidora, Denoël/Gonthier, 1976. Préface de Nicole-Lise Bernheim.Avant propos de Claire Clouzot
traduit en anglais : The Memoirs of Alice Guy Blaché, édité par Anthony Slide, Scarecrow Press, 1996
  • Alison McMahan, Alice Guy Blaché: Lost Visionary of the Cinema, Continuum International, 2002
  • Paule Lejeune, Le Cinéma des femmes, Atlas/Lherminier, 1987
  • (en) Joan Simon (dir.), Alice Guy Blaché, Cinema Pioneer, Yale University Press, 2009 (contributions de Jane Gaines, Alison McMahan, Charles Musser, Kim Tomadjoglou et Alan Williams) présentation du livre, des auteurs sur le site des éditions universitaires de Yale
  • (en) John Wakeman, World Film Directors (1890-1945), The HW Wilson Company, 1987
  • (es) De Lucas Ramon, La pionera occulta: Alice Guy en el origin del cine, Thèse université de Valence 2012
  • Emmanuelle Gaume, Alice Guy, la première femme cinéaste de l'histoire - roman biographique - éditions PLON 2015
  • Yoana Pavlova, « Gaumont et Pathé » in Jean-Michel Frodon, Dina Iordanova (dir.), Cinémas de Paris, 165-170, CNRS Éditions, Paris, 2017.[1]

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier