Victor Denain

Officier général francais 5 etoiles.svg Victor Denain
Victor Denain
Victor Denain, vers 1934.

Naissance
Dax
Décès
Nice
Origine Drapeau de la France France
Arme Armée de l'air
Grade Général d'armée aérienne
Années de service 1901 – 1934
Commandement Chef d'état-major général de l'Armée de l'air (10 mars 1933 au 6 février 1934)
Conflits Première Guerre mondiale
Autres fonctions Ministre de l'Air (9 février 1934 au 24 janvier 1936)

Victor Léon Ernest Denain, né le à Dax (Landes) et mort le à Nice (Alpes-Maritimes)[1], est un général et homme politique français.

CarrièreModifier

 
Victor Denain (à droite) et Philippe Pétain sortant d'un Conseil des ministres à l'Élysée en 1934.

Victor Denain sort de Saint-Cyr en 1903 dans la cavalerie[1] et sert dans le 6e régiment de chasseurs à cheval[2], avant de passer à l'aviation. Il entre en 1912 à l’École supérieure de Guerre et en sort en 1914, diplômé d'état-major et observateur en aéroplane. Il demande alors à servir dans l'aviation. Le , il est breveté pilote à l'école d'aviation militaire de Chartres (future base aérienne 122 Chartres-Champhol). Capitaine en , il est désigné chef du service aéronautique de l'armée française sur le front d'Orient (1916-1918)[1],[3].

Promu commandant, il sert au Levant de 1919 à 1923 et, à ce titre, est considéré comme un protégé du général Maxime Weygand. En France, en 1923, il intègre la maison militaire du président de la République[1]. Weygand facilite son accès au cabinet Millerand en 1924, avant de lui assurer une carrière à l'étranger[4].

Pour trois ans chef de la mission militaire française en Pologne à partir de 1928[1], il devient chef d'état-major général de l'armée de l'air, en remplacement du général Joseph-Édouard Barès, du au [4], puis ministre de l'Air du au dans les gouvernements Gaston Doumergue II, Pierre-Étienne Flandin I, Fernand Bouisson et Pierre Laval IV[3]. Il a cumulé son portefeuille de ministre de l'Air avec le poste de chef d'état-major de l'armée de l'air, dont il détient le record de longévité[4].

Il est à l'origine de la création de l'École de l'air de Salon-de-Provence, ainsi que de l'essor de l'aéronautique militaire.

Très habile pilote, il accomplit des voyages d'inspection qui sont de véritables performances aériennes. C'est ainsi que le ministre de l'Air pilote son Breguet 27 personnel vers Belgrade, accompagné de deux escadrilles de Breguet 27 et d'un Dewoitine, afin d'assister aux funérailles du roi Alexandre Ier de Yougoslavie le [5].

Inspecteur général des forces aériennes d'outre-mer, il passe au cadre de réserve avec le grade de général d'armée aérienne, le [1].

Le , il devient chargé de mission auprès du ministère de la Défense nationale[1].

Lorsqu'il est renvoyé dans ses foyers le , il totalise 1 604 heures de vol[1]

Victor Denain repose dans le cimetière de Montlhéry (Essonne)[1].

Décorations[1]Modifier

BibliographieModifier

Auteur de préfaces :

  • Hélène Boucher, jeune fille française, d'Antoine Redier, Flammarion, 1935.
  • Grands raids d'avions, de Jacques Mortane, 1936.
  • La Navigation aérienne simplifiée, de Francis d’Autheville, 1938.

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e f g h i et j Marcel Catillon, Qui était qui ? Mémorial de l'Aéronautique, Tome 2, Paris, Nouvelles Éditions Latines (NEL), , 224 p. (ISBN 978-2-7233-2053-5, OCLC 469475442, lire en ligne)
  2. « Biographies des Chefs d’État-major de l'Armée de l'Air (CEMAA) », sur www.traditions-air.fr, (consulté le )
  3. a et b collectif, Grand Larousse Encyclopédique
  4. a b et c Emmanuel Chadeau, L'industrie aéronautique en France 1900-1950 : de Blériot à Dassault, Paris, Fayard, , 552 p. (ISBN 2-213-02001-9).
  5. A. Van Hoorebeeck, La conquête de l'air : Chronologie de l'aérostation, de l'aviation et de l'astronautique, t. 1, Verviers, Marabout Université,

Liens externesModifier