Vicomté de Limoges

fief français
Vicomté de Limoges

8381589

Blason
Informations générales
Statut fief mouvant de la
Royal Standard of the King of France.svg couronne de France.
Langue Ancien occitan
Religion Catholicisme
Histoire et événements
1162 Intégration dans l'Empire angevin
1589 Rattachement au domaine royal

Entités suivantes :

Entre Limoges, Brive et Périgueux les vicomtes de Limoges, dits aussi vicomtes de Ségur, sont accordé la vicomté de Limoges quand Foulques (Fulcherius) de Limoges est créé le premier vicomte en 876[1], et dont le dernier héritier sera Henri IV aux XVIe siècle. La vicomté de Limoges dite aussi vicomté de Ségur (Ségur étant la résidence principale des vicomtes au cœur de leur domaine) passa de la famille de Limoges-Ségur à celle des Bretagne, puis aux Blois-Bretagne, aux d'Albret et enfin aux Bourbons (voir la liste des vicomtes de Limoges).

Leur territoire comprenait les châteaux de Ségur, d'Excideuil, d'Aixe sur Vienne, d'Auberoche et de Nontron. Il s'étendait sur tout ou partie des départements actuels de Haute-Vienne, Dordogne et Corrèze.

Au sud de l'abbaye de Dalon, on trouve Hautefort et au sud de Lubersac on trouve Pompadour. Deux fiefs des Lastours, donc, « princes de la terre limousine » certes, mais moins puissants que les familles vicomtales : Limoges, Comborn, Turenne, Ventadour, Aubusson, Rochechouart.

Le château de SégurModifier

Bâti dans un cingle de l'Auvézère, à la limite des paroisses de Saint-Eloi, Saint Julien, Payzac et Beyssenac, le site est naturellement défensif. Le verteil (quartier des milites castri, les chevaliers défenseurs du château) de Ségur était la résidence des Pérusse (futurs ducs des Cars), des Bonneval[réf. nécessaire] (futurs marquis de Bonneval dont le pacha), des Hélie[réf. nécessaire] (futurs marquis de Pompadour), des Prévot[réf. nécessaire]. Actuellement, le château haut est en ruine. Seul subsiste aujourd'hui l'hôtel des Pérusse dans le verteil qui ne se visite pas (2011)

Le château d'ExcideuilModifier

Il reste deux grosses tours jointes par un mur écran autrefois pignon de l'aula. Le logis principal (XVIe ou XVIIe siècle ?) a été doublé en largeur au début XXe. Côté ville, le verteil des milites castri présente vers l'extérieur une belle porte renaissance.

Le château d'AixeModifier

L'immense forteresse s'étendait depuis l'éperon rocheux dominant la confluence de l'Aixette et de la Vienne jusqu'au quartier de Bourgneuf, des tours défensives se trouvaient même sur les bords de l'Aixette. Du château originel, il ne subsiste que quelques pans de mur qui domine la route nationale et les deux ponts.

Voir aussi Aixe-sur-Vienne.

La tour du Plô à St Yrieix-la-PercheModifier

érigée au XIIe siècle

Le château de JumilhacModifier

voir article Château de Jumilhac

Le château de ThiviersModifier

Voir article Thiviers

Le château de ChalucetModifier

Voir article Château de Chalucet

Le château d'AuberocheModifier

Article détaillé : Château d'Auberoche.

Le successeur de l'évêque Frotaire, fondateur du castrum, aurait procédé à l'inféodation de la place en faveur du vicomte de Limoges, probablement vers 1037, 1059, afin d'acquérir la protection de ce potentat laïque contre le comte de Périgord.

Le vicomte de Limoges reconnaît, pour Auberoche, l'évêque de périgueux comme son suzerain dès le dernier tiers du XIIe siècle (1154-1157). Par l'inféodation épiscopale, le vicomte de Limoges étendait sa domination jusqu'aux portes du siège épiscopal et comtal Périgourdin. C'est sur cette base d’appui que s'exerça et se maintint aux portes de Périgueux le pouvoir politique et économique des vicomtes de Limoges. Le château devint le centre d'une châtellenie qui englobait dans son ressort 16 paroisses en 1365 et contrôlait dans ses extrémités deux grands courants de circulation convergents vers la ville Périgueux, par la vallée de l'Auvézère et par la vallée du Manoir.

Le pouvoir judiciaire et administratif était assuré sur l'étendue du district par un agent du vicomte de Limoges, prévôt, attesté dès .

La rocca castri constitua un point d'ancrage pour un contingent de miles dont la présence à l'intérieur de ses murs est signalée dès le début du XIIe siècle. Ils sont les probables ancêtres de ces lignages chevaleresques qui seront à l'origine d'une éclosion de semis d'habitats, autour de leurs maisons fortes, dans le ressort de la châtellenie. L'implantation de ces résidences de damoiseaux ou chevaliers de paroisses, résulte sans doute d'une politique de concession de fiefs à charge d'hommage-lige. Ces tenures féodales prirent un caractère héréditaire et se transmirent par la règle de la primogéniture.

Le château de NontronModifier

BibliographieModifier

  • « La vicomté de Limoges sous les ducs de Bretagne, XIIIe – XVe siècle », numéro thématique des Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, 2019, no 126-2, sommaire.
  • Typhaine Bellat, Les monnaies de la vicomté de Limoges durant la domination bretonne (1275-1360) : la collection du Musée Dobrée à Nantes, Nantes, Association Numismatique Armoricaine, , 107 p.
  • Gustave Clément-Simon, La Vicomté de Limoges, géographie et statistique féodales, Paris, Champion, , 160 p. (présentation en ligne).
  • François Marvaud, Histoire des vicomtes et de la vicomté de Limoges, vol. 1 et 2, Paris, Dumoulin, , IV-398 + 408 p.
    Réimpression : François Marvaud, Histoire des vicomtes et de la vicomté de Limoges, t. I : Des origines au XIVe siècle, Cressé, Éditions des Régionalismes, coll. « ARR » (no 369-B), , 235 p. (ISBN 978-2-8240-0141-8). François Marvaud, Histoire des vicomtes et de la vicomté de Limoges, t. II : Du XIVe siècle au rattachement à la couronne, 1607, Cressé, Éditions des Régionalismes-PyréMonde-Princi negue, coll. « ARR » (no 415), , 231 p. (ISBN 978-2-84618-847-0).
  • Vincent Roblinéd.), Recueil des actes des vicomtes de Limoges, Genève, Droz, coll. « Hautes études médiévales et modernes » (no 95), , VIII-426 p. (ISBN 978-2-600-01352-9, présentation en ligne).
  • Gildas Salaün, « Quand Limoges était bretonne », Histoire et Images médiévales, no 40,‎ .

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

  1. François Marvaud, Histoire des vicomtes et de la vicomté de Limoges, vol. 1 et 2, Paris, Dumoulin, 1873, Chap. III - p. 63