Via Maris

La Via Maris est une route commerciale du début de l'âge du bronze. Elle relie le nord de l'Égypte à la Phénicie, l'Assyrie et la Mésopotamie.

La Via Maris (en violet).

NomModifier

Le nom Via Maris, « voie de la mer » en latin, provient d'un passage de l'Évangile selon Matthieu dans la Vulgate : « terra Zabulon et terra Nepthalim via maris trans Iordanen Galilaeae gentium » (chapitre 4, verset 15). Ce passage est une paraphrase du chapitre 8 verset 23 du Livre d'Isaïe (ou chapitre 9, verset 1 dans l'Ancien Testament) prophétisant la conquête assyrienne : « primo tempore adleviata est terra Zabulon et terra Nepthalim et novissimo adgravata est via maris trans Iordanem Galileae gentium »[1],[2].

Elle est également appelée « Route des Philistins », car son tracé traverse la région occupée par ce peuple[1].

TracéModifier

La Via Maris commence à Héliopolis, puis rejoint Péluse au nord-est du delta du Nil. La route longe ensuite la côte nord du Sinaï vers Rafah. De là, elle traverse Gaza et la côte de Canaan[1].

La Via Maris se sépare alors en deux branches. L'une longe la côte méditerranéenne et passe par Acre pour rejoindre la Phénicie. L'autre s'enfonce à l'intérieur des terres vers la cité stratégique de Megiddo. La Via Maris rejoint Migdal et Capharnaüm. Elle traverse la vallée de Jezreel, la Galilée et le lac de Tibériade. Après Hazor, la route arrive dans les hauteurs du Golan, puis termine son parcours à Damas.

RéférencesModifier

  1. a b et c Jacques Leibovici, Les télécommunications au premier millénaire av. J.- C. au Proche-Orient ancien, Books on Demand France, (ISBN 9782810624379), p.274
  2. (en) « Ancient Jewish History: Via Maris », sur Jewishvirtualibrary.com

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier