Vendémiaire (sous-marin)

sous-marin
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Le Vendémiaire
Image illustrative de l’article Vendémiaire (sous-marin)
Le Vendémiaire, représenté sur une carte postale de l'époque
Type sous-marin
Histoire
A servi dans Civil and Naval Ensign of France.svg Marine nationale
Chantier naval Arsenal de Cherbourg
Quille posée
Lancement
Statut Éperonné et coulé le
Équipage
Équipage 2 officiers, 22 hommes d'équipage
Caractéristiques techniques
Longueur 51,12 m
Maître-bau 4,97 m
Tirant d'eau 3,04 m
Déplacement 398 t (surface), 550 t (plongée)
Puissance 2 × 360 ch (vapeur)
2 × 200 ch (électrique)
Vitesse 12 nœuds
Profondeur 70 à 80 mètres
Caractéristiques militaires
Armement 7 torpilles de 457 mm
Carrière
Port d'attache Cherbourg
Indicatif Q59

Le Vendémiaire était un sous-marin français du début du XXe siècle. Il était le dernier des neuf modèles de la classe Pluviôse à avoir été fabriqué.

Le navireModifier

Il est assemblé à Cherbourg et lancé le .

Vingt-quatre hommes d'équipage pouvaient prendre place à bord de ce sous-marin de pleine mer.

Le naufrageModifier

Un exercice militaire grandeur nature est organisé en ce début de .

Plusieurs bâtiments de surface de la 3e escadre (six cuirassés et trois croiseurs) sont partis de Brest le au soir et font route vers la pointe du Cotentin.

Les sous-marins de l'escadrille de Cherbourg, le Vendémiaire, le Messidor et le Floréal, ont pour mission de simuler une attaque des navires de guerre le lendemain matin[1].

Aux aurores, les submersibles sont en position et attendent la flottille. Passant en plongée, les sous-marins traquent leur proie pour simuler un tir de torpille. Le Vendémiaire prend pour cible le cuirassé Saint-Louis (classe Charlemagne) en essayant de se placer de manière à faire mouche au premier coup. Pour une raison inconnue, le sous-marin se met alors en immersion périscopique et se retrouve en plein sur la route du Saint-Louis lancé à pleine vitesse. Ce dernier ne peut éviter le choc et le Vendémiaire se retrouve alors éperonné par la coque épaisse du cuirassé. Le submersible sombre en quelques secondes.

La profondeur ainsi que les courants et vents violents dans ce secteur, empêchent toute tentative de sauvetage. Les vingt-quatre membres d'équipage périrent ce jour-là[2].

 
Croix commémorant le naufrage du Vendémiaire face au phare de La Hague

Liste de l'équipageModifier

Étaient présents le à bord du Vendémiaire lors du naufrage :

  • Lieutenant de vaisseau PRIOUL Maurice (Commandant),
  • Enseigne de vaisseau AUDIC (Officier en second),
  • Premier maître mécanicien LEPERF Joseph,
  • Second maître électricien CORNE François, de Moëlan,
  • Second maître mécanicien JUGUIN Charles,
  • Second maître mécanicien LALLEMENT Nicolas,
  • Quartier-maître torpilleur ANTOINE Marcel,
  • Quartier-maître mécanicien BELLIARD Alfred,
  • Matelot mécanicien BISSAUD Paul,
  • Matelot torpilleur CHEVRY Marcel,
  • Quartier-maître mécanicien CLOQUETTE Louis,
  • Quartier-maître mécanicien DELOUCHE Alfred,
  • Quartier-maître torpilleur DESMEDT Aimé,
  • Quartier-maître timonier DESPRES Joseph,
  • Matelot électricien HOUARD Joseph,
  • Quartier-maître électricien LEMEUR Albert,
  • Quartier-maître électricien LOZAC'H Jean-Marie,
  • Quartier-maître mécanicien MATELOT Edmond,
  • Quartier-maître manœuvrier NICOL Jean-François,
  • Quartier-maître électricien NICOLAS Jean,
  • Matelot électricien PATARD Marcel,
  • Quartier-maître pilote SALMON Théophile,
  • Quartier-maître électricien SENECHAL François,
  • Quartier-maître mécanicien SIMON Emmanuel.

Seul le quartier-maître GAUGAN échappe au naufrage, ayant été consigné à terre avant l'exercice pour une mission de ravitaillement.

Position de l'épaveModifier

La localisation exacte de l'épave est restée inconnue pendant cent-quatre ans.

Une campagne de financement est lancée en 2015 par un groupe de plongeurs avec pour objectif de lancer en 2016 une recherche de l'épave. Elle est finalement abandonnée faute d'avoir atteint son objectif financier[3].

Le , l’épave est finalement découverte au moyen d'un sondeur Navicom, par une autre équipe de quatre plongeurs d'Omonville-la-Rogue[4], à 2 kilomètres des localisations présumées, et à 9 kilomètres du Cap Goury. Elle gît par environ 70 mètres de fond en plein milieu du Raz Blanchard. Posée sur sa quille et légèrement inclinée sur tribord, l'épave se trouve en un seul morceau et dans un bon état de conservation[4].

Afin de protéger l'épave d'éventuelles dégradations, pillages, et afin d'éviter des accidents de plongée, une interdiction de mouillage de navires et de plongée a été prise par la préfecture maritime de la Manche et la mer du Nord en [5].

Position de l'épave : 49° 45,95′ N, 2° 02,85′ O

En , le DRASSM envoie sur place son navire d'exploration, l'André Malraux afin de réaliser des images plus nettes de l'épave[6].

La brèche causée par la collision avec le cuirassé Saint-Louis est nettement visible sur le devant du kiosque. Cela permet aisément d'observer l’intérieur.

RéférencesModifier

BibliographieModifier

Voir aussiModifier

Lien externeModifier