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Valentino (entreprise)

entreprise de haute-couture italienne fondée en 1960
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Boutique Valentino place Beauvau à Paris.

Valentino est une maison de couture italienne, créée à Rome en 1960 par Giancarlo Giammetti (it) et Valentino Garavani. Filiale du Valentino Fashion Group, elle est depuis 2012 la propriété de la famille régnante du Qatar par l'intermédiaire d'un de leurs fonds d'investissement.

HistoriqueModifier

Dans les années 1970, le groupe financier Kenton Corporation prend des parts dans Valentino[1]. À partir de décembre 1974, la marque développe sous licence avec C.Mendès un prêt-à-porter de luxe sous le nom de Valentino Boutique Ltd ; cette collaboration durera cinq ans[1]. À l'issue de ce contrat, le prêt-à-porter de Valentino est fabriqué chez Gruppo GFT qui assure également à l'époque la production pour Ungaro ou Armani[1]. Entretemps, Valentino développe une autre gamme de produits, la ligne Oliver ; une autre gamme, la ligne Miss V apparaitra également[1].

En 1998, son compagnon Giancarlo Giammetti, vend l'entreprise pour environ 800 millions d'euros à un conglomérat italien ; quatre ans plus tard, l'entreprise est de nouveau revendue, cette fois ci à Marzotto[2]. À partir de 2005, la marque Valentino fait partie de la division « habillement » de Marzotto appelée Valentino Fashion Group et dont le siège est à Milan. En 2007, le groupe britannique Permira devient majoritaire dans Valentino S.A., puis revend sa participation en 2012 au fonds d'investissement qatarien Mayhoola[3].

En 2007, le couturier présente à Paris sa dernière collection, avec trente mannequins défilant tous habillés du « rouge Valentino »[4]. Depuis 2008 et le départ du couturier fondateur, la direction artistique est assurée un temps par Alessandra Facchinetti (it), puis par Maria Grazia Chiuri jusqu'en juillet 2016, et Pierpaolo Piccioli sous la direction de Stefano Sassi (PDG).

Le duo se connait depuis les années 1980, à la suite de leur rencontre par l'intermédiaire de Giambattista Valli[3]. Après un passage chez Fendi, ils prennent la tête de la création féminine de Valentino en 2008, avec le soutien de la presse, puis intègrent la ligne homme à leurs responsabilités début 2012[3]. Dès le défilé haute couture de janvier 2009 à Paris, ils renouvèlent les traditions de la maison, tout en sobriété ; trois ans plus tard, le défilé homme à Florence est dans le même esprit, avec des teints sombres et des coupes plutôt minimalistes[3].

En 2018, Valentino obtient un score de 9 % de transparence sur la traçabilité et sa politique sociale et environnementale au Fashion Transparency Index élaboré par Fashion Revolution (en), soit l'un des plus bas des 150 entreprises du textiles les plus importantes à l'échelle mondiale[5].

CollectionsModifier

En tant que « membre correspondant » de la Chambre syndicale de la couture parisienne, la maison dispose de l’appellation « haute couture » pour ses collections présentées lors de la Semaine de la Mode à Paris[réf. nécessaire].

ÉconomieModifier

Valentino est une filiale du Valentino Fashion Group, propriété depuis 2002 de la famille régnante du Qatar par l'intermédiaire d'un fonds d'investissement, Mayhoola for Investments SPC[6],[7].

Notes et référencesModifier

  1. a b c et d Didier Grumbach, Histoires de la mode, Paris, Éditions du Regard, (1re éd. 1993 Éditions du Seuil), 452 p. (ISBN 978-2-84105-223-3), « « Le prêt-à-porter des couturiers », puis « Fragilité et dominance des marques » », p. 247, 263, 264, 362, 378
  2. (en) June Marsh, History of Fashion : New Look to Now, Vivays Publishing, , 304 p. (ISBN 978-1908126214), p. 238
  3. a b c et d Guillaume Vinteuil, « Le duo qui a réveillé Valentino », Le Nouvel Observateur, no 2567,‎ , p. 114 à 115 (ISSN 0029-4713)
  4. Marnie Fogg (dir.) et al. (trad. Denis-Armand Canal et al., préf. Valerie Steele), Tout sur la mode : Panorama des chefs-d’œuvre et des techniques, Paris, Flammarion, coll. « Histoire de l'art », (1re éd. 2013 Thames & Hudson), 576 p. (ISBN 978-2081309074), « Les robes rouges », p. 513
  5. (en) « Fashion Transparency Index »,
  6. Reuters, « Valentino racheté par un fonds qatari », sur lefigaro.fr, Le Figaro, (consulté le 16 juillet 2012)
  7. AFP, « La Maison Valentino rachetée par la famille régnante du Qatar », Mode, sur lexpress.fr/styles, L'Express, (consulté le 16 juillet 2012)

Liens externesModifier