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Untriunium

élément chimique hypothétique de numéro atomique 131

Untriunium
UntriniliumUntriuniumUntribium
   
 
131
Utu
 
               
               
                                   
                                   
                                                               
                                                               
   
                                           
Utu
Tableau completTableau étendu
Position dans le tableau périodique
Symbole Utu
Nom Untriunium
Numéro atomique 131
Groupe
Période 8e période
Bloc Bloc g
Famille d'éléments Superactinide[1]
Configuration électronique Peut-être[2] :
[Og] 8s2 8p2 6f2 5g7
Électrons par niveau d’énergie Peut-être :
2, 8, 18, 32, 39, 20, 8, 4
Isotopes les plus stables
Iso AN Période MD Ed PD
MeV
Divers
No CAS 63309-52-4[3]

Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.
Cet article court présente un sujet plus développé dans : Superactinide.

L'untriunium (symbole Utu) est la dénomination systématique attribuée par l'UICPA à l'élément chimique hypothétique de numéro atomique 131.

Cet élément de la 8e période du tableau périodique appartiendrait à la famille des superactinides, et ferait partie des éléments du bloc g. Sa configuration électronique serait, par application la règle de Klechkowski, [Og] 8s2 5g11, mais a été calculée, en prenant en compte les corrections induites par la chromodynamique quantique et la distribution relativiste de Breit-Wigner (en)[4], notamment sous la forme [Og] 8s2 8p2 6f3 5g6, ou [Og] 8s2 8p2 6f2 5g7 par la méthode Dirac-Fock-Slater[2].

À mesure qu'on s'éloigne de l'îlot de stabilité (ne dépassant pas Z ≈ 127), les atomes synthétisés devraient rapidement devenir extrêmement instables, au point que Z ≈ 130 est fréquemment cité comme limite « expérimentale » à l'existence pratique de ces éléments[5] ; il n'est donc pas certain que l'élément 131 puisse un jour être effectivement détecté.

RéférencesModifier

  1. L'élément 131 n'ayant jamais été synthétisé ni a fortiori reconnu par l'UICPA, il n'est classé dans aucune famille d'éléments chimiques. On le range éventuellement parmi les superactinides à la suite des travaux de Glenn Seaborg sur l'extension du tableau périodique dans les années 1940, mais, en toute rigueur, il est chimiquement « non classé ».
  2. a et b (en) Burkhard Fricke et Gerhard Soff, « Dirac-Fock-Slater calculations for the elements Z = 100, fermium, to Z = 173 », Atomic Data and Nuclear Data Tables, vol. 19, no 1,‎ , p. 83-95 (DOI 10.1016/0092-640X(77)90010-9, Bibcode 1977ADNDT..19...83F, lire en ligne)
  3. Base de données Chemical Abstracts interrogée via SciFinder Web le 15 décembre 2009 (résultats de la recherche)
  4. (en) Koichiro Umemoto et Susumu Saito, « Electronic Configurations of Superheavy Elements », Journal of the Physical Society of Japan, vol. 65,‎ , p. 3175-3179 (DOI 10.1143/JPSJ.65.3175, lire en ligne)
  5. Encyclopaedia Britannica : article « Transuranium Element », dont la brève section « End of Periodic Table » en fin d'article situe entre 170 et 210 le nombre limite de protons pouvant être contenus dans un même noyau, mais vers 130 la limite effective au-delà de laquelle les atomes cesseraient d'être observables.

Voir aussiModifier