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Unbioctium

élément chimique hypothétique de numéro atomique 128

Unbioctium
UnbiseptiumUnbioctiumUnbiennium
   
 
128
Ubo
 
               
               
                                   
                                   
                                                               
                                                               
   
                                           
Ubo
Tableau completTableau étendu
Position dans le tableau périodique
Symbole Ubo
Nom Unbioctium
Numéro atomique 128
Groupe
Période 8e période
Bloc Bloc g
Famille d'éléments Superactinide[1]
Configuration électronique Peut-être[2] :
[Og] 8s2 8p2 6f2 5g4
Électrons par niveau d’énergie Peut-être :
2, 8, 18, 32, 36, 20, 8, 4
Isotopes les plus stables
Iso AN Période MD Ed PD
MeV
Divers
No CAS 63309-50-2[3]

Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.
Cet article court présente un sujet plus développé dans : Superactinide.

L'unbioctium (symbole Ubo) est la dénomination systématique attribuée par l'UICPA à l'élément chimique de numéro atomique 128. Dans la littérature scientifique, il est généralement appelé élément 128.

Cet élément de la 8e période du tableau périodique appartiendrait à la famille des superactinides, et ferait partie des éléments du bloc g. Sa configuration électronique serait, par application la règle de Klechkowski, [Og] 8s2 5g8, mais a été calculée, en prenant en compte les corrections induites par la chromodynamique quantique et la distribution relativiste de Breit-Wigner (en)[4], comme étant [Og] 8s2 8p2 6f3 5g3, ou [Og] 8s2 8p2 6f2 5g4 par la méthode Dirac-Fock-Slater[2].

Sommaire

Stabilité des nucléides de cette tailleModifier

Aucun superactinide n'a jamais été observé, et on ignore si l'existence d'un atome aussi lourd est physiquement possible.

Le modèle en couches du noyau atomique prévoit l'existence de nombres magiques[5] par type de nucléons en raison de la stratification des neutrons et des protons en niveaux d'énergie quantiques dans le noyau postulée par ce modèle, à l'instar de ce qu'il se passe pour les électrons au niveau de l'atome ; l'un de ces nombres magiques est 126, observé pour les neutrons mais pas encore pour les protons, tandis que le nombre magique suivant, 184, n'a jamais été observé : on s'attend à ce que les nucléides ayant environ 126 protons et 184 neutrons soient sensiblement plus stables que les nucléides voisins, avec peut-être des périodes radioactives supérieures à la seconde, ce qui constituerait un « îlot de stabilité ».

La difficulté est que, pour les atomes superlourds, la détermination des nombres magiques semble plus délicate que pour les atomes légers[6], de sorte que, selon les modèles, le nombre magique suivant serait à rechercher pour Z compris entre 114 et 126.

Recherche des isotopes les plus stables de l'élément 128Modifier

L'élément 128 pourrait avoir des isotopes dont la période radioactive serait de l'ordre de quelques millisecondes, son isotope 340Ubo étant a priori le plus stable.

Notes et référencesModifier

  1. L'élément 128 n'ayant jamais été synthétisé ni a fortiori reconnu par l'UICPA, il n'est classé dans aucune famille d'éléments chimiques. On le range éventuellement parmi les superactinides à la suite des travaux de Glenn Seaborg sur l'extension du tableau périodique dans les années 1940, mais, en toute rigueur, il est chimiquement « non classé ».
  2. a et b (en) Burkhard Fricke et Gerhard Soff, « Dirac-Fock-Slater calculations for the elements Z = 100, fermium, to Z = 173 », Atomic Data and Nuclear Data Tables, vol. 19, no 1,‎ , p. 83-95 (DOI 10.1016/0092-640X(77)90010-9, Bibcode 1977ADNDT..19...83F, lire en ligne)
  3. Base de données Chemical Abstracts interrogée via SciFinder Web le 15 décembre 2009 (résultats de la recherche)
  4. (en) Koichiro Umemoto et Susumu Saito, « Electronic Configurations of Superheavy Elements », Journal of the Physical Society of Japan, vol. 65,‎ , p. 3175-3179 (DOI 10.1143/JPSJ.65.3175, lire en ligne)
  5. Encyclopaedia Britannica : article « Magic Number », § « The magic numbers for nuclei ».
  6. (en) Robert V. F. Janssens, « Nuclear physics: Elusive magic numbers », Nature, vol. 435,‎ , p. 897-898(2) (DOI 10.1038/435897a, lire en ligne)

Voir aussiModifier