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Uhlans polonais (entre 1805 et 1813) par Janvier Suchodolski (1797-1875).
Charge de uhlans prussiens à la bataille de Loigny le 2 décembre 1870, tableau de Richard Knötel (1857-1914).
Uhlans wurtembergeois en patrouille en Flandre en octobre 1914, image des cigarettes Waldorf-Astoria.
Uhlans de la 1re brigade de cavalerie polonaise, mars 1945.

Un uhlan est un cavalier armé d’une lance dans les armées slaves et germaniques, similaire au lancier des armées françaises.

ÉtymologieModifier

Le mot uhlan vient, via le polonais, de la langue des Tatars baltiques « oǧlan » qui signifie « jeune homme »[1].

HistoriqueModifier

Armées autrichienne et prussienneModifier

Les premiers régiments de uhlans ont été créés au XVIIIe siècle.

Ils étaient à l'origine des cavaliers légers polonais ou lituaniens armés de lances, d'épées et de carabines. À un moment donné, la Pologne et la Lituanie ne formaient qu'un seul pays. Des corps de uhlans furent incorporés dans les années 1780 dans l'armée autrichienne puis dans les armées de Prusse par le commandant von Hotze (officier instructeur mercenaire qui fut successivement au service de ces deux pays), l'Union de la Pologne et de la Lituanie étant, à l'époque, occupée et partagée entre ces grandes puissances.

Empire napoléonienModifier

Au début du XIXe siècle, de nombreux régiments de uhlans sont mis sur pied et placés au service de l'armée de Napoléon Ier, protecteur et allié du duché de Varsovie (appellation de la Pologne à nouveau indépendante). Recrutés en Rhénanie et notamment dans le Grand-duché de Berg, ils sont aussi appelés dans l'armée impériale lanciers polonais (car ils portent tous le même uniforme vert) et se couvrent de gloire notamment à la bataille d'Albuera (1811) durant la guerre d'Espagne[Quoi ?].

Après le traité de Paris en 1815, la Pologne est à nouveau partagée entre les grandes puissances voisines et la tradition des uhlans perdurera dans l'armée prussienne.

Prusse et AllemagneModifier

Au début de la Première Guerre mondiale, l'armée allemande alignait 26 régiments de uhlans : trois de la Garde, vingt et un de ligne (16 prussiens, deux wurtembergeois, trois saxons) et deux de l'armée bavaroise autonome. Après avoir servi comme cavalerie aux tous premiers mois de la guerre, ils sont devenus fantassins dans les tranchées ou ont été transférés sur le front de l'Est où la pénurie de moyens de transport modernes permettait à la cavalerie de jouer un rôle plus actif.

Les 26 régiments allemands ont été dissous en 1918-1919.

Pologne indépendante (à partir de 1918)Modifier

Des régiments de uhlans sont reformés lorsque la Pologne accède à nouveau à l'indépendance en 1918, et ils s’illustrèrent lors de la guerre soviéto-polonaise (1919-1920). Il y a eu des ulhans polonais jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Les Polonais à Somo-Sierra en 1808 en Espagne Réfutations et rectifications relatives à l'attaque, par Jędrzej Niegolewski, Adolphe Thiers 1854
  • Rolin Vincent, La bataille de Somosierra, le 30 novembre 1808, La revue Napoléon no.36 La capitulation de Madrid, novembre 2008

Liens externesModifier