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Trazegnies

section de Courcelles, Belgique
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Trazegnies
Trazegnies
Blason de Trazegnies
Héraldique
Drapeau de Trazegnies
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Charleroi
Commune Courcelles
Code postal 6183
Zone téléphonique 071;064
Démographie
Gentilé Trazegnien(ne)[1]
Géographie
Coordonnées 50° 28′ nord, 4° 18′ est
Localisation

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Trazegnies

Trazegnies est une ancienne commune belge. Fusionnée avec Courcelles en 1976, elle est située à mi-chemin entre Charleroi et La Louvière. Nombre de gentilés recensés au 22 août 2018 : 1 390[2].

Cette localité a donné son nom à la maison de Trazegnies, issue des anciens seigneurs locaux. Sa devise est « tan que vive »[3].

Sommaire

HistoriqueModifier

À l'origine, une vaste terre franche fut offerte par le Roi de France à l'un de ses chevaliers pour grands services rendus. Trazegnies devint alors le siège d'une puissante seigneurie indépendante à la limite du duché de Brabant, du comté de Hainaut et de la principauté de Liège, ainsi que le berceau d'une des plus illustres familles d'Europe : plusieurs seigneurs de Trazegnies participèrent aux croisades, l'un d'eux (Gilles le Brun) fut connétable de France sous saint Louis, un autre épousa par procuration au nom de Charles Quint l'infante Isabelle de Portugal; Jean III fut nommé chevalier de la Toison d'or et d'autres furent investis de hautes fonctions par les gouverneurs des Pays-Bas. Par la suite, il fut offert une parcelle de la terre à une congrégation religieuse qui y installa une abbaye au lieu-dit « Herlaimont » ; un village se construisit autour et est devenu l'actuelle commune de Chapelle-lez-Herlaimont. À la suite d'un héritage au milieu du XIXe siècle, les marquis de Trazegnies ont quitté leur demeure ancestrale et se sont installés, avec leur famille, dans un autre château, celui de Corroy-le-Château, près de Gembloux, à quelques kilomètres de Namur. C'est là que vit encore aujourd'hui le marquis (Olivier) de Trazegnies d'Ittre. Ce château, particulièrement bien conservé, fait partie des demeures remarquables de Belgique et est le cadre de réjouissances médiévales tous les printemps. L'ancien château familial de Trazegnies, lui, fut cédé à la société de charbonnage de Mariemont-Bascoup dont les galeries du site minier voisin menaçaient la vieille bâtisse. Certaines parties ont d'ailleurs fini par s'écrouler.

Depuis 1926, racheté pour le franc symbolique à l’État belge, le château de Trazegnies, véritable monument du patrimoine belge, est la propriété de l'asbl Les Amis du Château de Trazegnies qui s'occupe de sa préservation et de sa restauration et y organise différentes animations toute l'année; L'ancienne demeure seigneuriale a d'ailleurs été Classée aux Monuments et Sites de Belgique le 14 janvier 1950. Actuellement, une restauration du "porche" extérieur, qui menait anciennement vers les jardins du château, est en cours. Il faut également signaler le fait que, durant plus de 30 ans, un vin fut élevé dans les caves du château (http://www.tervigne.be); Le vignoble dont était extrait le jus de raisin servant à la vinification se trouvait sur un ancien terril de charbonnage, dans la commune voisine de Chapelle-lez-Herlaimont (à côté de l'ancienne abbaye d'Herlaimont, rue de l'abbaye); Durant de nombreuses années, on y organisait d'ailleurs une grande fête annuelle au cours de laquelle les visiteurs avaient la possibilité de goûter le vin local accompagné d'un petit repas, et ce, durant 2 weekends, en septembre. Ce site a été revendu au début de l'année 2016.

On remarquera également l'église Saint-Martin, située à l'écart du château (en se dirigeant vers le village voisin de Gouy-Lez-Piéton), lieu de sépulture de certains marquis de Trazegnies. Le modeste édifice religieux, en cours de restauration, vaut à lui seul le détour!

A noter qu'une radio locale (Tan Que Vive - 87.7fm), émettant en stéréo 24h/24, a vu le jour dans les murs du château en 1981, à l'ombre d'un majestueux platane séculaire, lui-même élevé au rang des arbres remarquables de l'arrondissement de Charleroi. En octobre 2009, à la suite d'une réorientation de ses programmes, cette station, muée en une radio régionale commerciale destinée à un public adulte ciblé, a été rebaptisée Smile fm. Depuis le 1er décembre 2013, la station a fusionné avec une autre radio de Charleroi s'appelant Ramdam Musique et dont elle diffuse les programmes en permanence. Ses studios ont, depuis disparus, n'en demeurant que l'émetteur, lequel devait être transféré ailleurs, dans les environs du château.

ArmoiriesModifier

 
Blason de Trazegnies
Blasonnement : Bandé d'or et d'azur à l'ombre d'un lion brochant sur le tout, à la bordure engrêlée de gueules. L'écu placé sur un manteau de pourpre, doublé d'hermine, frappé et houppé d'or, sommé d'une couronne cinq fleurons[4].



Personnalités de la communeModifier

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  • Alexandre Robert artiste-peintre né à Trazegnies en 1817 et décédé à Saint-Josse-ten-Noode en 1890.
  • Lucien Lison (1907-1984), médecin et biochimiste, y naquit.
  • François Dubois, industriel local et mécène, décédé en 1979; Il était à la tête d'une importante scierie dans la localité et fonda l'ASBL « Les Amis du Château de Trazegnies » dont il devint le président durant plusieurs décennies. C'est également lui qui, dans les années 1960, acheta le terril à Chapelle-lez-Herlaimont où il planta un vignoble au début de la décennie suivante[réf. nécessaire]. Le site s'est retrouvé à l'abandon en 2014 et fut vendu en 2016.
  • Jacques Chapelle, commerçant installé dans la commune; Il y implanta une imprimerie prospère et édita un journal local, le Tan Que Vive; Celui-ci existe toujours mais a été « cédé » à un autre imprimeur. Membre de l'ASBL « Les Amis du Château de Trazegnies », il organisa également, durant de nombreuses années, une grande festivité, le Goûter Matrimonial de Trazegnies, qui exista jusqu'au début des années 1990, avec, en point d'orgue, un concert donné par une grande vedette française ou belge[réf. nécessaire]. Il fut l'un des fondateurs et pilier de la radio locale avec laquelle il organisa, durant une trentaine d'années, la « fête du vin » sur le site du vignoble rattaché au château de Trazegnies.
  • Caroline Taquin, actuelle bourgmestre de l'entité de Courcelles.

Notes et référencesModifier

  1. Jean Germain, Guide des gentilés : Les noms des habitants en Communauté française de Belgique, Bruxelles, Ministère de la Communauté française, (lire en ligne), p. 33.
  2. « Trazegnies et ses habitants les Trazegniens, Trazegniennes », sur www.habitants.be (consulté le 22 août 2018)
  3. tan que vive
  4. Lieve Viaene-Awouters et Ernest Warlop, Armoiries communales en Belgique, Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, t. 1 : Communes wallonnes A-L, Bruxelles, Dexia, , p. 255

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

BibliographieModifier

  • Roger Brunet, Généalogie et histoire de la famille de Trazegnies, Préfacé par le marquis de Trazegnies, 1996
  • M.D.****S.H.**, Suite du supplément au Nobiliaire des Pays-Bas et du Comté de Bourgogne : 1555 - 1614, Malines, P.J. Hanicq imprimeur-libraire, (lire en ligne), p. 222-228
  • M. Charlé de Tyberchamps, Notice descriptive et historique des principaux châteaux, grottes et mausolées de la Belgique : et des batailles qui y ont eu lieu, Bruxelles, Imprimerie et Fonderie des Frères Delemer, (lire en ligne), p. 8-13
  • M. Le Mayeur, La gloire de Belgique, poème national, t. second, Louvain, Chez Valinthout et Vandenzande, (lire en ligne), p. 357
  • Françoise Raes et Emmanuel Bosteels, Terrils : De l'or noir à l'or vert, Bruxelles, Editions Racine, (ISBN 2-87386-466-4, lire en ligne), p. 100
  • Hadrien Kockerols, Les gisants du Brabant wallon, Namur, Les éditions namuroises, coll. « Art funéraire », (ISBN 978-2-930378-83-1, lire en ligne), p. 26-27
 
Trazegnies, le château vu depuis le châtelet d'entrée.
 
Trazegnies, le platane séculaire dans la cour du château, restaurée en 2004.