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Trélans

commune française du département de la Lozère

Trélans
Trélans
La croix du Pal.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lozère
Arrondissement Mende
Canton Aumont-Aubrac
Intercommunalité CC Aubrac Lot Causses Tarn
Maire
Mandat
Bertrand Cayrel
2014-2020
Code postal 48340
Code commune 48192
Démographie
Population
municipale
93 hab. (2016 en diminution de 7 % par rapport à 2011)
Densité 3,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 30′ 01″ nord, 3° 05′ 34″ est
Altitude Min. 714 m
Max. 1 469 m
Superficie 23,55 km2
Localisation

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Trélans

Trélans est une commune française, située dans le département de la Lozère en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Trélandais.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Située dans le sud-ouest du département de la Lozère, la commune est limitrophe du département de l'Aveyron.

Commune située dans le Massif central en Aubrac. C'est dans la partie nord de cette commune à la forme très allongée que se situe le point culminant de cette région : le signal de Mailhebiau.

Communes limitrophesModifier

ToponymieModifier

HistoireModifier

En dehors de son histoire commune avec l'Aubrac, Trélans selon le cartulaire de Conques fut avec Campagnac, au XVIe siècle, une des deux annexes du prieuré Saint-Sauveur-de-Perse (près d'Espalion en Aveyron).

La seigneurie de Trélans appartint, d'environ 1350 jusqu'en 1623, à la famille chevaleresque de Nogaret, originaires du château de Nogaret (sur la commune de Saint-Pierre-de-Nogaret). Noble Ramon de Nogaret, de Trélans, donne quittance en 1371 (AD 12, E1124). Pons de Nogaret, seigneur de Trélans, fils de Guillaume, se marie vers 1380 avec Chaberte de Rochemure, fille d'Aymon. En décembre 1386, Ponset de Trélans fait partie des 190 hommes d'arme passés en revue par le bailli de Rodez au nom du comte d'Armagnac (Mémoire de la société des lettres de l'Aveyron, 1879).

Par lettres royales de mai 1448, Jean de Nogaret chevalier seigneur de Trélans, obtient la permission de continuer la fortification de Trélans, commencée par feu Pons de Nogaret son père (Le Languedoc dans le Trésor des Chartes, n°3718). Son fils Amans de Nogaret seigneur de Trélans achète le château de Caylaret (Rouergue) vers 1470. Jean de Nogaret, seigneur de Trélans, épouse avant 1526 Jeanne de Pesteils, fille de Louis, seigneur de Merle et de Blanche de Beaune (quittance de noble Jean de Nogaret, mari de Jeanne de Pestels à Guy de Nogaret, camérier de St Théofred du Puy, au sujet de la succession de Pons de Nogaret seigneur de Duriane, 1536, AD 12, E1399).

Leur fils Guy alias Guion de Nogaret, seigneur de Trélans et Caylaret, épouse vers 1540 Françoise de Gozon, fille de Jean IV de Gozon, seigneur de Mélac, et de Marthe de Teinturier. Guyon est fait chevalier de l'ordre de Saint-Michel le 28 février 1570 et décoré le 21 septembre dans la cathédrale de Mende des mains du baron de Cénaret. Il fut un grand guerrier catholique, fidèle au parti royal pendant les guerres de religions et le roi Charles IX lui confia la garde du château de Polignac le 4 juin 1568 ; le 7 mars 1577, le roi Henri III lui adressa une lettre de satisfaction pour les services rendus (Cabinet des Titres, Ordre de St Michel, sur Gallica).

Alexandre de Nogaret de Trélans, connu sous le nom de "Capitaine Trélans", "le jeune Trélans" (Histoire des choses mémorables advenues depuis l'an 1547 par Jean de Serre) ou "Trélans puiné" (Théodore de Bèze, T III lib X p191) semble être un frère ou un fils cadet de Guyon de Nogaret. Il est généralement confondu avec Claude de Nogaret, fils de Guyon, dont on parlera ci-dessous. En 1562, Alexandre de Trélans et sa troupe d'hommes d'armes reprennent par surprise la ville de Mende aux protestants. Il se titre "lieutenant pour le Roy à la présente cité de Mende pour la religion chrétienne" (Documents relatifs à l'histoire du Gévaudan, soc des lettres de la Lozère, 1885, page 47 et 48). En juillet 1563, ce catholique intransigeant assassine par pendaison Durand de Pomeyrols et François de Guirard sieur de Toulongeac, conseillers au présidial de Rodez qui avaient été députés par le syndic du Rouergue pour négocier la paix avec les chefs huguenots qui menaçaient Villefranche. A la suite de cet attentat, le Sénéchal de Rouergue députe le 26 juillet 1563 son premier conseiller pour instruire de ces deux meurtres, faire procès jusqu'à sentence et remettre le meurtrier aux commissaires députés au pays de Guyenne pour la pacification des troubles de la religion.

Claude de Nogaret, "fils unique" de Guyon de Nogaret, épousa le 10 février 1576 Antoinette de Lestang, héritière de la vicomté de Frayssinhes et de la seigneurie de La Bastide Teulat (AD 12, E 497). Le 13 février 1587, huit cent catholiques conduits par le vicomte de Trélans, seigneur de la Bastide Teulat (donc Claude) s'emparent par surprise du château de Plaisance (Rouergue) qui appartenait aux Castelpers, chefs calvinistes, mais il en est délogé le même jour (Mémoires de la société des lettres de l'Aveyron, 1874). Il achète le château de Cruejouls vers 1600. Il vend Trélans en 1603 à Me Daniel Barrau, sieur de Chardonnet, greffier de la cour royale de Marvejols (AD 48, 3E 10112, f°45, quittance du 7/04/1603). Claude de Nogaret meurt vers 1610. Son fils aîné Pierre de Nogaret, vicomte de Frayssines, La Bastide Teulat, seigneur de Cruejouls, semble rentrer en possession de tout ou partie de la seigneurie de Trélans (AD 12, 3E14347, accord du 23 07 1614 avec son frère cadet Charles de Nogaret). En 1623, Jacques de Retz de Bressoles, seigneur de Villeneuve, acquiert la place de Trélans. Il s'en suit une guerre privée longue et meurtrière entre les Nogaret de Trélans et les Retz de Trélans. Marguerite de Retz, fille héritière de Jacques de Retz, se livre au brigandage. Le château de Trélans est démantelé sur ordre de la justice royale en 1670.

Le 9 novembre 2012, un avion bimoteur de type CASA C-295 de fret militaire algérien s'est écrasé sur le territoire de la commune. L'accident a fait six morts: deux militaires et quatre civils représentant la banque d'Algérie, pour laquelle l'appareil effectuait une opération d'acheminement de matériel.

Politique et administrationModifier

Liste des maires de Trélans
Période Identité Étiquette Qualité
(maire en 1981)[2]   Claude Cabirou    
2001 2008 Christian Cabirou    
2008 En cours Bertrand Cayrel DVD Agriculteur[3]

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5].

En 2016, la commune comptait 93 habitants[Note 1], en diminution de 7 % par rapport à 2011 (Lozère : -0,95 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
486429629540463444463448481
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
424397389433371392415375359
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
352327297269271287262230222
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
21019216414112711310310298
2016 - - - - - - - -
93--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Personnalités liées à la communeModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier