Thomas Fersen

auteur-compositeur-interprète français
Thomas Fersen
Description de cette image, également commentée ci-après
Thomas Fersen en concert à Paris (mars 2008).
Informations générales
Naissance (57 ans)
Paris (France)
Activité principale Auteur-compositeur-interprète
Genre musical chanson française
Instruments guitare, ukulélé, piano
Années actives Depuis 1988
Labels Tôt ou tard, Warner, Bucéphale

Thomas Fersen est un auteur-compositeur-interprète français, né le , à Paris. Il a pris ce nom en 1986[1], en hommage à Tomás Boy[2] et Axel de Fersen[3].

Il est notamment l'auteur des chansons Le bal des oiseaux, La Chauve-souris, Les Malheurs du lion, Monsieur ou encore Deux pieds.

BiographieModifier

Enfance et premières expériencesModifier

Thomas Fersen naît le à la clinique des Bluets[4] à Paris, d'une mère infirmière et d'un père employé de banque venus en région parisienne pour travailler et originaires de Roanne, où sa grand-mère maternelle est couturière à domicile, son grand-père maternel employé à mi-temps et pianiste l’après-midi dans un salon de thé, et sa grand-mère paternelle piqueuse dans une bonneterie. Il a deux sœurs aînées[5].

En 1969, la famille quitte Sucy-en-Brie pour le 20e arrondissement de Paris. Thomas rejoint alors l'école primaire de la rue Julien-Lacroix où il est initié à la chanson « paillarde » et par ses parents au cinéma italien, aime-t-il à préciser.

Autodidacte, il se forme dans sa chambre au théâtre en incarnant des personnages de son invention, dans des déguisements cousus par sa mère, et à la musique en écoutant les 33 tours de sa sœur. Citadin, il passe ses vacances d’été dans les Monts de la Madeleine, à la ferme, et dans une pension de famille en Italie.

Aux abords du lycée Jacques-Decour où il est élève, il rêve devant les vitrines des magasins de musique du quartier de Pigalle. Sa mère lui offre sa première guitare à quatorze ans (1977). Il obtient son bac en 1980, fait son service militaire en 1984/1985. Titulaire d’un BTS d’électronique en candidat libre en 1985, il travaille comme câbleur à mi-temps. L’été 86, il fait un voyage fondateur en Amérique centrale, puis parti seul en Norvège l’été 87, il trouve une compagnie dans la littérature avec La montagne magique de Thomas Mann recommandé par son père des années auparavant et qu’il a emporté dans son bagage. En 1988, il sort son premier 45 tours (Phonogram), Ton héros Jane, puis un deuxième en 1990 (Vogue) qui passent inaperçus, sous le pseudonyme de Thomas Fersen qu'il conservera par la suite. En 1991, il fait du piano-bar dans un restaurant thaïlandais du 18ème arrondissement de Paris.

CarrièreModifier

 
Thomas Fersen en concert à Lyon en 2009

En , il enregistre dans le théâtre du casino du Val-André en Bretagne son premier album, Le Bal des oiseaux. Sorti en 1993, cet album lui donne une reconnaissance immédiate et vaut à Thomas Fersen une victoire de la musique en tant que Révélation masculine en 1994[6]. À trente ans, sa carrière est désormais lancée.

En 1998, le prix Raoul-Breton lui est décerné[7].

En 1999, il reçoit le prix de l’Académie Charles-Cros pour son album Qu4tre.

 
Thomas Fersen à Marseillette le 5 juin 2010

En , il est nommé officier dans l'ordre des Arts et des Lettres[8].

À partir de , Thomas Fersen entame une série de soixante représentations de l'Histoire du soldat[9] (texte de Charles Ferdinand Ramuz sur une musique d'Igor Stravinsky) sur une mise en scène de Roland Auzet.

Le , il sort son dixième album Un coup de queue de vache accompagné d'un quatuor à cordes, arrangé par Joseph Racaille. Thomas Fersen sort, pour la première fois en vingt-cinq ans de carrière, son album sous son propre label « Éditions Bucéphale » distribué par Believe.

En 2018, il reçoit la Grande médaille de la chanson de l’Académie Française.

DiscographieModifier

Albums studioModifier

Albums en publicModifier

ParticipationsModifier

FigurationsModifier

RécompensesModifier

Distinctions honorifiquesModifier

En , il est nommé chevalier dans l'ordre des Arts et des Lettres. La décoration lui a été remise par le ministre de la Culture et de la Communication, Jean-Jacques Aillagon[14].

En , il est promu officier dans l'ordre des Arts et des Lettres[8].

RéférencesModifier

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externesModifier