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Thibert (comte de Provence)

BiographieModifier

OrigineModifier

Thibert serait originaire d’une famille viennoise issue d’un vicomte de la cité[1], peut être Arnoux de Vienne.

Un fidèle de Boson et un soutien de LouisModifier

Thibert est un fidèle de Boson dont il a reçu en fief, Mantaille en Viennois[1].

Pendant la minorité du fils de Boson Louis, Thibert, avec les évêques de Vienne et de Lyon, assiste Ermengarde, la régente de Provence[2]. René Poupardin précise qu'à cette époque Thibert est comte d'Avignon et d'Apt[3].

Il apparait ensuite comme comte de Provence dès 890 lorsqu’il accompagne au plaid de Varennes, ce même Louis, appelé par la suite Louis III l'Aveugle[1].

En 896, Thibert déclare que l’église d’Apt, sans doute « tombée » dans son comitatus par confusion du fisc et des biens de l’Église, a été ruinée « tant par les barbares que par la méchanceté de certains chrétiens[1] » faisant probablement référence aux exactions des bandes de sarrasins qui, à partir de La Garde-Freinet, ravagent la Provence orientale et des Bourguignons, c’est-à-dire les proches d’Hugues d'Arles, fils du bosonide Théobald d'Arles qui s'était battu au côté de Boson dans les années 880-881 et cousin du roi Louis.

Louis se décharge sur le comte Thibert de l'administration de son royaume, notamment lors de ses expéditions en Italie. À ce titre, Thibert intervient dans plusieurs cités, en particulier à Apt en 896, puis Arles, Avignon et Marseille en 904, où il dispose de la terre comtale[4]. En ce qui concerne Marseille il s’agit certainement « d’un accaparement sans vergogne où l’enrichissement hâtif a plus de part que le souci de l’administration publique[5] ». À cette époque, vers 903-905, Thibert se serait donc probablement rapproché d’Hugues, le nouvel homme fort du Royaume.

S’efface devant Hugues d’ArlesModifier

Mais, dès 905, Thibert disparait devant Hugues. On le voit toutefois jusqu’en 908[1] ou, selon Paul-Albert Février, jusque vers 910[4], c’est-à-dire pratiquement jusqu’en 911, date à laquelle le comté de Provence échoit à Hugues qui s’installe à Arles. On ignore par la suite s’il vécut et ce qu’il fit.

Notes et référencesModifier

  1. a b c d et e La Provence et la société féodale. 879-1166, Jean-Pierre Poly, Bordas, Paris, 1976, p. 42.
  2. Pierre Riché - Les Carolingiens, une famille qui fit l'Europe - p.248
  3. René PoupardinLe Royaume de Provence sous les Carolingiens – p.160
  4. a et b La Provence des origines à l’an mil, Paul-Albert Février (dir.), p. 496.
  5. La Provence et la société féodale. 879-1166, op. cit., p. 45.

Voir aussiModifier

Sources et bibliographieModifier

  • René PoupardinLe Royaume de Provence sous les Carolingiens – Lafitte Reprints, 1974 (réédition 1901)
  • Jean-Pierre PolyLa Provence et la société féodale 879-1166 – Bordas, Paris, 1976 – (ISBN 2040077405)
  • Paul-Albert Février (sous la direction de) - La Provence des origines à l’an mil – Editions Ouest-France, 1989 - (ISBN 2737304563)
  • Pierre Riché - Les Carolingiens, une famille qui fit l'Europe - Hachette littérature, Paris, 1997 (1re édition 1983) - (ISBN 2012788513)
  • Florian Mazel – « Les Comtes, les grands et l'Église en Provence autour de l'an Mil », Le Royaume de Bourgogne autour de l'an Mil - Université de Savoie, 2008 – ISBN ?

Liens internesModifier