Terra Mítica

Terra Mítica
Image illustrative de l’article Terra Mítica

Ouverture 2000
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Communauté autonome Communauté valencienne
Province Province d'Alicante
Commune Benidorm
Propriétaire Groupe Santa-Maria
Type de parc Parc à thèmes
Nombre d'attractions Total : 31
Nb de montagnes russes : 4
Nb d'attractions aquatiques : 4
Site web www.terramiticapark.com
Coordonnées 38° 33′ 37″ nord, 0° 09′ 32″ ouest
Géolocalisation sur la carte : Communauté valencienne
(Voir situation sur carte : Communauté valencienne)
Terra Mítica
Géolocalisation sur la carte : Espagne
(Voir situation sur carte : Espagne)
Terra Mítica

Terra Mítica est un parc à thèmes situé à Benidorm, (province d'Alicante, en Espagne).

Magnus Colossus - montagnes russes en bois

En 1998, la Communauté valencienne souhaite son parc d'attractions, comme PortAventura en Catalogne et Isla Mágica en Andalousie. Eduardo Zaplana alors président de la Généralité valencienne initie un vaste projet de construction de parc d'attraction. La société Terra Mítica Parque Temático de Benidorm est alors créée. L'idée est de créer un parc d'attraction à la fois ludique, didactique et culturel sur l'histoire des civilisations méditerranéennes. La faculté d'histoire de l'université de Valence fait partie du comité directeur lors de la création du parc. Un appel d'offres est lancé et initialement les dirigeants du projet souhaitent une société américaine pour la création du complexe, mais c'est finalement la société espagnole Global TLA qui va remporter l'appel d'offres, en proposant un projet plus proche du concept culturel que les autres sociétés concourantes, américaines pour la plupart[1]. Le parc a été conçu par le créateur de la société Global TLA, Emilio Tramullas.

Le , la société Terra Mítica Parque Temático de Benidorm décide d'adjuger à différentes entreprises européennes et américaines la construction des attractions. Concrètement, il est prévu une attraction de type Shoot the Chute (La furia de Triton) construite par Intamin (Suisse) et Interlink (France), un train rapide construit par Zamperla (Italie) et Mack rides (Allemagne), des Rapides (aquatique) avec inversion[pas clair] construits par Hafema (Allemagne), Intamin et Bear Rides (Suisse), des montagnes russes en bois construites par Intamin et RCCA (États-Unis). Au total, un investissement de 15 000 millions de pesetas est prévu pour les attractions de type mécanique[2].

La société Global a également prévu plusieurs attractions de type parcours scénique : El Laberinto del Minotauro, La Maquina del Tiempo (attraction de type suspendu, comme Peter Pan's Flight de Disney, le projet sera finalement abandonné à cause de réductions budgétaires), El viaje de Ulises, La Pirámide: El misterio de Keops, El Simulador de Olympia et Telémaco (sera fusionné à l'attraction El Viaje de Ulises qui deviendra El Rescate de Ulises) [2]. Des spectacles seront également mis en place : Moros y Cristianos (projet qui ne verra finalement jamais le jour), Piratas Berberiscos, Gladiadores del futuro.

Les prévisions optimistes annoncent 4 millions de visiteurs chaque année pour le parc, qui est alors construit en conséquence (grand et attractions très espacées les unes des autres).

Le , le parc Terra Mítica est inauguré pour un coût total d'environ 385 millions d'euros.

Dès l'ouverture, le parc rencontre de nombreux problèmes opérationnels, les attractions sont régulièrement hors service. Cela est dû en grande partie à la pression qui a été mise sur les entreprises de conception et de construction afin d'ouvrir le parc durant l'été 2000 (année des élections générales). Le personnel n'a pas été suffisamment formé et les attractions qui ont été conçues par Global avec d'autres sociétés (attractions de parcours scéniques) sont complexes et ont dû être ajustées dans l'urgence. Si le travail de thématisation est particulièrement soigné, ce qui en fait un parc particulièrement beau et les attractions originales, certaines ne sont pas à la hauteur : El Misterio de Keops, La Sorpresa de los dioses, El Rescate de Ulyses. Si les deux premières seront fermées en 2003 en raison du mauvais accueil du public, El Rescate de Ulises ne correspond pas au résultat voulu par Global, la société chargée de la construction n'ayant manifestement pas le niveau requis pour la construction complexe de l'attraction, tel qu'initialement prévu. De nombreux effets seront au final abandonnés et le système de véhicules (bateaux) sera remplacé par des bouées.

En 2001, les dirigeants du parc, qui appartient majoritairement à la collectivité publique, prennent conscience de la difficulté de gérer un complexe de cette envergure sans aucune expérience en la matière et décident de confier la gestion du parc à Paramount Parks ; le parc devient alors Terra Mítica a Paramount Park[3].

En 2004, face aux résultats médiocres en comparaison des sommes importantes qui sont reversées à Paramount Park, la direction du parc rompt le contrat avec cette société et la Generalité valencienne reprend la gestion avec les deux autres actionnaires (les banques CAM et Bancaja). Le parc atteint à peine 2 millions de visiteurs par année dans les meilleures périodes, loin des 4 millions prévus.

Dans les années qui suivent, le parc ne parvient pas à atteindre l'équilibre en plus d'être fortement endetté. Les trois actionnaires décident de se séparer du parc et en , c'est le groupe Santa-María, qui possède aussi le parc zoologique Mundomar et le parc aquatique Aqualandia, qui rachète le parc. Lors des négociations, les groupes espagnols Parques Reunidos et Aspro Parks étaient également dans la course. Le parc est cédé au groupe Santa-María pour 65 millions d'euros[4].

Le parc d'attractionsModifier

 
Phare d'Alexandrie.

Le parc est divisé en cinq zones thématiques :

Les principales attractionsModifier

Les montagnes russesModifier

Nom de l'attraction Type Constructeur Année Quartier Photo
Alucinakis Métal junior Zamperla 2000 Grèce
El Tren Bravo E-Powered Zamperla 2000-2007 Iberia[note 1]
Inferno Quadridimensionnelles
Zac Spin
Intamin 2007 Rome  
Magnus Colossus Bois RCCA 2000-2015[note 2]  
Titanide Inversées Vekoma 2003 Grèce  

Les attractions aquatiquesModifier

Nom de l'attraction Type Constructeur Année Quartier
Akuatiti Bûches junior Swiss Rides 2000 Égypte
Cataratas del Nilo Bûches Mack Rides 2000 Égypte
La Furia de Triton Shoot the Chute Intamin 2000 Grèce
Rapidos de Argos Rivière rapide en bouée Intamin 2000 Les îles


Les parcours scéniquesModifier

Nom de l'attraction Type Constructeur Année Quartier
El Laberinto del Minotauro Parcours scénique interactif Sally Dark Rides / ETF Ride Systems 2000 Grèce
El Rescate de Ulises Croisière scénique Hafema 2000 Les îles
El misterio de Keops[note 3],[5]

La Pirámide del Terror

Spectacle laser, plateforme amovible entre plusieurs pièces[note 4]

Walkthrough[note 5]

Terra Mítica 2000
2005
Égypte  

AutresModifier

Nom de l'attraction Type Constructeur Année Quartier
El Vuelo del Fenix Tour de chute Intamin 2000 Rome
Infinnito Tour d'observation Intamin 2007 Égypte
La Cólera de Akiles SuperNova Mondial Rides 2006 Les îles
Los Icaros Chaises volantes Zierer 2000 Grèce
Synkope Giant Frisbee Mondial Rides 2005 Grèce
Vertigum Tapis volant Zamperla 2000 Rome
La Sorpresa de los dioses Spectacle avec projections cinématographiques et animatroniques Différentes entreprises 2000
2003
Les îles
El Templo de Kinetos Cinéma 4-D 2000 Grèce

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Initialement ; maintenant entreposé dans le parc.
  2. Fermé définitivement pour cause de vibrations.
  3. Initialement ; fermée en 2003.
  4. Fermée car le mécanisme de la plateforme amovible subissait des pannes récurrentes.
  5. Fermée en 2017 et transformée en centre de conférences.

RéférencesModifier

  1. (es) « Construcción | Terra Mítica Fans », sur html (consulté le )
  2. a et b (es) « Terra Mítica adjudica a empresas europeas las atracciones mecánicas », El País,‎ (ISSN 1134-6582, lire en ligne, consulté le )
  3. (es) elEconomista.es, « El triste cumpleaños de Terra Mítica: acumula pérdidas de 200 millones - elEconomista.es », sur www.eleconomista.es (consulté le )
  4. (en) Ignacio Zafra, « Terra Mítica: a forgotten fiasco », El País,‎ (ISSN 1134-6582, lire en ligne, consulté le )
  5. « El presidente de Terra Mítica presenta su dimisión irrevocable », sur La Vanguardia (consulté le )

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