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Temple protestant de Sainte-Foy-la-Grande

temple protestant situé en Gironde, en France

Temple protestant de Sainte-Foy-la-Grande
Image illustrative de l’article Temple protestant de Sainte-Foy-la-Grande
Présentation
Culte Protestant
Type Temple
Rattachement Église protestante unie de France
Début de la construction 1792, 1824
Fin des travaux 1829
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Ville Sainte-Foy-la-Grande
Coordonnées 44° 50′ 26″ nord, 0° 12′ 55″ est

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Temple protestant de Sainte-Foy-la-Grande

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Temple protestant de Sainte-Foy-la-Grande

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Temple protestant de Sainte-Foy-la-Grande

Le temple protestant de Sainte-Foy-la-Grande est un édifice religieux situé rue Louis-Pasteur à Sainte-Foy-la-Grande, en Gironde. Il est rattaché à l'Église protestante unie de France.

HistoireModifier

Les premiers cultes protestants sont attestés à Sainte-Foy-la-Grande depuis 1539. Aymon de la Voye, ministre protestant de Sainte-Foy, est supplicié à Bordeaux en 1542. L'église protestante de Sainte-Foy est organisée en 1558[1]. Adoption de la Réforme à Sainte-Foy. Réunion d'un synode provincial à Sainte-Foy en 1561. Les protestants sont majoritaires dans la ville entre 1561 et 1685.

L'édit de Fontainebleau pris par Louis XIV en 1685 avait annulé la liberté de religion accordée aux protestants par l'édit de Nantes pris par Henri IV en 1598. Des assouplissements des interdictions de 1685 sont accordées par Louis XV, mais il faut attendre l'édit de Versailles de 1787 pour que la liberté du culte protestant soit acceptée par Louis XVI. La déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 a fait de la liberté de culte un droit.

Le culte réformé reprend dans une maison privée en 1779. La construction de l’actuel temple est commencée en 1792. Les troubles vont entraîner l'arrêt de sa construction. Une maison privée sert alors de lieu de culte pendant trente ans.

En juillet 1824 commence la construction du temple actuel suivant les plans de l'architecte Armand Corcelles. L’État et la commune acceptent d'en payer une partie. La dédicace est célébrée le 5 juillet 1829. 20 pasteurs de la région accompagnent le culte. Le temple contemporain, dans son premier état, se distingue par une large voûte et un éclairage zénithal, que l'architecte avait déjà utilisé pour la construction de la Grande Synagogue de Bordeaux (1812).

Le manque de place et la mauvaise étanchéité des lanternes voient la nécessité d'une rénovation de grande ampleur. Ces travaux sont dirigés par l'architecte Jules Roberti. Sa première intervention, en 1850, est l'élargissement de la tribune de l'orgue pour accueillir les nombreux élèves de l'Institution protestante de la cité et la rénovation de la chaire. Le problème de l'humidité et du faible éclairage voient la nécessité de travaux de plus vaste ampleur. De 1855 à 1860 l'intérieur du temple est totalement refait : des fenêtres sont ouvertes, la voûte est repensée, des tribunes latérales sont édifiées et les bancs presque entièrement refaits. Le très néoclassique temple foyen se transforme en réalisation néo-gothique, peint en vert-de-gris et or. Ces travaux coûtant très cher (plus de 25000 fr.), on intervient très peu sur la sobre décoration extérieure avant 1870, date à laquelle le portail de l'édifice est retravaillé : on y ajoute des colonnes doriques, des feuilles de palmiers et un Bible ouverte sur laquelle est écrit " Dieu est amour" (1 Jean 4:16). Ce décor de palmiers entrelacés reprend la décoration de la voûte centrale.

En 1910, la fraction évangélique de l'ancienne Église concordataire est exclue du temple (son "petit temple" est inauguré en 1912), il faut attendre l'après Seconde Guerre mondiale pour que les protestants de la cité soient de nouveau réunis dans ce bâtiment. La fusion de l'Église Réformée Évangélique et de l'Église Évangélique Libre en 1938, affiliées à l'Union des Églises Réformées de France, au sein de l'Église réformée de France constituait déjà un premier pas dans le rapprochement inter protestants.

L'orgueModifier

Un instrument alsacien de la maison Stiehr et Mockers est construit en 1842. L'orgue est rénové en 1995 par le facteur d'orgue gersois Patrice Bellet[2]. L'orgue est inauguré par Francis Chapelet, en 1998.

La Société de l'histoire du protestantisme dans la vallée de la DordogneModifier

La Société de l'histoire du protestantisme dans la vallée de la Dordogne a son siège à côté du temple, 6 rue de Chanzy[3].

RéférencesModifier

  1. Société de l'Histoire du Protestantisme dans la Vallée de la Dordogne : Chronologie XVIe siècle
  2. Patrice Bellet, L'orgue du Temple de Sainte-Foy-La Grande (Gironde), L'orgue francophone, no 29-30, 2001
  3. « Société de l’histoire du protestantisme dans la vallée de la Dordogne », sur Musée protestant (consulté le 20 juin 2019)

AnnexesModifier