Start-up

entreprise à fort potentiel de croissance
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Une start-up, startup (de l'anglais : [ˈstɑɹtˌʌp][1]), jeune pousse[2],[3] ou entreprise en démarrage[3] en français est une entreprise innovante nouvellement créée, généralement à la recherche d'importants fonds d'investissement, avec un très fort potentiel éventuel de croissance économique et de spéculation financière sur sa valeur future. Sa phase de recherche et développement de produit innovant, de tests d'idée, de validation de technologie, ou de modèle économique est plus ou moins longue, avant sa phase commerciale, et son risque d'échec est très supérieur à celui d'autres entreprises, par son caractère novateur, sa petite taille et son manque de visibilité[4].

Les startups s’établissent généralement dans des pépinières d'entreprises, incubateurs d'entreprises ou technopoles, ou encore dans des hacker houses, sur des marchés innovants. Leur nombre croît en particulier à partir des années 1990, avec la nouvelle économie (ou économie numérique, à l'origine de la bulle Internet). Elles peuvent être financées par diverses formes de capital risque, business angels, fonds communs de placement dans l'innovation...

ÉtymologieModifier

Le mot startup est d’origine anglais américain, ellipse de startup company qui signifie « société qui démarre ».

HistoireModifier

L'intérêt pour les startups a été une constante de l'histoire des bourses de valeurs, constatée en particulier dans les années 1920 à Wall Street, lors de la radiomania entourant les dizaines de startups profitant des progrès technologiques dans la TSF, qui prend le relais des spéculations constatées dès 1912 lors du scandale Marconi.

En France, la spéculation sur les nouvelles sociétés, en particulier celles qui exploitent la houille blanche, dope les sept Bourses de province, qui voient leur capitalisation multipliée par neuf entre 1914 et 1928. Elles pèsent 16 % de la capitalisation française en 1928 contre 9 % en 1914.

Ce terme est devenu populaire à la fin des années 1990 pendant la prolifération des dot com (« point com » en français) où beaucoup de spéculations du marché boursier entourent les petites startups liées aux technologies de l’information cherchant une entrée rapide en Bourse et promettant de fabuleux profits potentiels. Beaucoup de ces startups démarrent comme spin-offs (filiales) de groupes de recherche universitaires.

Le pic de l'engouement pour les startups, qui bénéficie aussi aux petites sociétés de biotechnologies et aux sociétés minières junior, a lieu entre 1997 et 2001.

Il semble que devant l'impopularité de l'expression française « jeune pousse », le terme startup regagne du terrain[réf. souhaitée]. Ce terme peut être utilisé pour toutes les jeunes entreprises qui ont un potentiel de croissance rapide, quel que soit le secteur concerné (biotechnologies, numérique, environnement).

Une culture organisationnelle de type YModifier

Dans une étude de 1960, le psychologue Douglas McGregor a mis en évidence que les punitions et les récompenses ne sont pas nécessaires au travail, car certaines personnes sont nées avec la motivation sans qu'elles aient besoin d'encouragements (avec sa théorie X et théorie Y)[5]. C'est en se basant sur ce principe que les startups commencent à éliminer les facteurs de stress, pour permettre aux employés et aux chercheurs de se concentrer moins sur l'environnement de travail, et plus sur la tâche à accomplir. Cette culture organisationnelle est à l'origine de la création des hacker houses.

Contexte de développement dans l'HexagoneModifier

L'État français tend à favoriser chaque année un peu plus la création de ces jeunes pousses, notamment dans le domaine du numérique. Ceci se caractérise par à la fois des modifications juridictionnelles favorables, comme l'est par exemple la « loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques » numéro 2015-990 du dite « loi Macron », mais aussi par de nouvelles mesures fiscales, comme notamment le statut fiscal de « jeune entreprise innovante », créé en 2004 et destiné à favoriser la recherche et le développement des jeunes entreprises.

Le gouvernement d'Emmanuel Macron annonce en la levée de 5 milliards d'euros d'investissement institutionnel pour les start-up[6].

Quelques lieux symboliques historiques célèbresModifier

Quelques modestes garages et ateliers de domiciles personnels de célèbres fondateurs de startup, et campus d'entreprises, en particulier de la Silicon Valley (« vallée du silicium ») en Californie, sont à ce jour célèbres dans le monde, parfois classés aux monuments historiques, transformés en musée, et reconnus par certains comme véritables symboles du rêve américain / mythe fondateur de quelques importantes entreprises du monde (musée Daimler de Stuttgart, ancien atelier d'Henry Ford, cabane atelier Harley-Davidson, garage Hewlett-Packard, garage Apple, garage Google...)

Quelques incubateursModifier

Des pépinière d'entreprises / incubateur d'entreprises aident le développement des startups, avec entraînement, hébergement, ambiance, réseaux, moyens communs et parfois communication aux startups qu'ils hébergent :

Quelques startups technologiquesModifier

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier