Stéfanie Prezioso

personnalité politique suisse

Stéfanie Prezioso
Illustration.
Portrait officiel, 2019.
Fonctions
Conseillère nationale
En fonction depuis le
Législature 51e (2019-2023)
Groupe politique Verts (G)
Conseillère municipale à Genève
Prédécesseur Pierre Vanek
Biographie
Date de naissance (51 ans)
Lieu de naissance La Chaux-de-Fonds
Nationalité Drapeau de la Suisse Suisse
Parti politique SolidaritéS (Ensemble à gauche)
Profession Historienne
Professeure universitaire

Stefania Prezioso Batou ou Stéfanie Prezioso, née le à La Chaux-de-Fonds[1], est une historienne, professeure d’université, et une personnalité politique suisse membre de solidaritéS. Elle vit à Genève.

BiographieModifier

Études et carrière professionnelleModifier

Stéfanie Prezioso étudie à l’université de Florence, à la Faculté de lettres et de philosophie en 1992-93, elle réalise un mémoire, sous la direction de l’historien Gabriele Turi, consacré à l’antifascisme : Storia di una rivista antifascista in Francia. « Problemi della Rivoluzione italiana » (1931-1934). En 1994, elle obtient une licence ès lettres à l’Université de Lausanne ; son mémoire L'« exil dans l'exil » d'un fuoruscito : Fernando Schiavetti à Zürich (1931-1945) reçoit le Prix de la Société Dante Alighieri en 1995. Son doctorat, obtenu en 2002 sous la direction de Gabriele Turi et Hans Ulrich Jost, est intitulé Repenser la nation italienne : de la tranchée à l'antifascisme. Fernando Schiavetti ou l'itinéraire d'un « enfant de 1914 », il reçoit le Prix de la Faculté des Lettres de l'Université de Lausanne 2003.

Stéfanie Prezioso obtient une bourse de recherche du FNRS et travaille de 2003 à 2007 en France (Paris-VIII) et en Italie sur l’Analyse comparative des expériences de guerre des engagés volontaires français et italiens dans la première moitié du XXe siècle. Elle est nommée professeure associée en tenure track à l’Université de Lausanne en 2005, puis lecturer au Trinity College (Dublin) en 2009 où elle travaille avec l'historien John Horne.

Dès 2010, elle est professeure associée à l’Université de Lausanne où elle enseigne l'histoire internationale contemporaine à la Faculté des sciences sociales et politiques[2].

Travaux et recherchesModifier

Ses travaux se sont penchés plus particulièrement sur les expériences de guerre (notamment la Première Guerre mondiale) ; la prise d'arme révolutionnaire (durant la première guerre mondiale, la guerre civile espagnole et la résistance) ; les fascismes ; les antifascismes ; les mouvements ouvriers organisés et plus généralement sur celles et ceux d'en bas. Elle s'est aussi intéressée aux problèmes historiographiques relatifs à l'appropriation de la mémoire historique (usages publics et politiques de l'histoire) en particulier sur les médias sociaux. Son expertise notamment sur l’Italie contemporaine lui vaut d’être sollicitée par des revues européennes (Contemporary European History à Cambridge, Vingtième Siècle. Revue d’histoire, Cahiers de la Méditerranée, Storia e Politica. Annali della Fondazione Ugo La Malfa, Historia Magistra), des universités européennes comme Trinity College (Dublin), et des organismes internationaux (en particulier la Mission du Centenaire 14-18[3], dont elle est membre depuis sa constitution en 2012, et le European Labour History Network. Elle est également régulièrement appelée à intervenir dans des colloques internationaux.

Stéfanie Prezioso est membre de l’Association d’études pour l’histoire du mouvement ouvrier (AEHMO), du comité de rédaction de la revue en ligne Contretemps[4]. Elle est également membre de la société italienne d'histoire contemporaine[5] et de la société italienne des historiennes[6] ainsi que du Collectif de recherche international et de débat sur la guerre de 1914-1918.

Parcours politiqueModifier

Stéfanie Prezioso est rédactrice du bimensuel SolidaritéS et militante féministe. Elle est en outre membre de l’Associazione Nazionale Partigiani d'Italia (Association nationale des partisans italiens, ANPI)[7] et membre du Conseil de fondation du Théâtre Saint-Gervais.

Stéfanie Prezioso accède en au Conseil municipal de la Ville de Genève, en remplacement de Pierre Vanek, démissionnaire[8].

Candidate aux élections fédérales de 2019 sur la liste « Ensemble à gauche - Solidarité - DAL », elle obtient 4 473 voix et n'est pas élue. Cependant Jocelyne Haller d’Ensemble à gauche est élue avec 5 163 voix mais annonce préférer rester au Grand Conseil ; le premier des viennent-ensuite, Jean Burgermeister, refuse aussi, pour les mêmes raisons et « pour éviter qu'un homme prenne la place d'une femme ». Stéfanie Prezioso, tête de liste de la liste principale d’Ensemble à gauche, deuxième des viennent-ensuite, accepte alors de siéger au Conseil national[9],[10]. Elle siège au sein du groupe politique des Verts.

PublicationsModifier

Sélection. Une liste complète se trouve sur le site de l’Université de Lausanne[2].

  • Stéfanie Prezioso (textes choisis et présentés par), Contre la guerre 14-18 : résistances mondiales et révolution sociale, Paris, La Dispute, , 416 p. (ISBN 978-2-84303-281-3)
  • (en) Stéfanie Prezioso, « The Anti-fascist Revolution : Remembering the Action Party, one of Italy’s biggest anti-fascist partisan movements », Jacobin,‎ (lire en ligne, consulté le 2 décembre 2019)
  • Stéfanie Prezioso, « L’antifascisme italien entre deux révolutions : Carlo Rosselli, Giustizia e Libertà et la révolution antifasciste », Dissidences, no 7,‎ (lire en ligne, consulté le 2 décembre 2019)
  • Stéfanie Prezioso (éd.) et David Chevrolet (éd.), L'heure des brasiers : violence et révolution au XXe siècle, Lausanne, En bas, , 325 p. (ISBN 978-2-8290-0383-7)
  • Stéfanie Prezioso, « La Concentrazione d'azione antifascista (Concentration d'action antifasciste), active de 1927 à 1934 », in Aujourd'hui en Espagne, demain en Italie. L'exil antifasciste italien et la prise d'armes révolutionnaire, Vingtième Siècle, Revue d'histoire, 2007/1, n°93, pp. 79-91, DOI:10.3917/ving.093.0079, [lire en ligne]
  • (it) Stéfanie Prezioso, Itinerario di un "figlio del 1914". Fernando Schiavetti dalla trincea all'antifascismo, Manduria-Bari-Rome, 2004 (Piero Lacaita)

Notes et référencesModifier

  1. « Stefanie Maria Prezioso », sur prabook.com, (consulté le 22 octobre 2019).
  2. a et b « Stefanie Prezioso », Université de Lausanne (consulté le 22 octobre 2019).
  3. Mission du Centenaire 14-18.
  4. contretemps.eu Contretemps.
  5. sissco
  6. Société italienne des historiennes (sis).
  7. (it) Associazione Nazionale Partigiani d'Italia (ANPI).
  8. « Prestation de serment de Mme Stéfanie Prezioso », sur conseil-municipal.geneve.ch, (consulté le 22 octobre 2019).
  9. « Élue, Jocelyne Haller n'ira pas à Berne », Tribune de Genève,‎ (ISSN 1010-2248, lire en ligne, consulté le 22 octobre 2019)
  10. Adrien Krause, « Pourtant élue au National, Jocelyne Haller renonce à aller à Berne », RTS Info,‎ (lire en ligne, consulté le 22 octobre 2019).

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier