Ouvrir le menu principal

Wikipédia β

Mus musculus

espèce de souris
(Redirigé depuis Souris domestique)

Souris grise, Souris commune, Souris domestique

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Souris et Souris (homonymie).
Mus musculus
Description de cette image, également commentée ci-après
Souris grise
ou Souris commune
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Cohorte Euarchontoglires
Ordre Rodentia
Sous-ordre Myomorpha
Famille Muridae
Sous-famille Murinae
Genre Mus
Sous-genre Mus (Mus)

Nom binominal

Mus musculus
Linnaeus, 1758

Synonymes

  • Mus abbotti Waterhouse, 1837
  • Mus domesticus Rutty, 1772

Statut de conservation UICN

( LC)
LC : Préoccupation mineure

La Souris grise[1],[2] (Mus musculus ou Mus (Mus) musculus) est une espèce parmi les petits rongeurs de la famille des muridés. En français elle est appelée aussi Souris domestique[3], Souris commune[4]. On désigne aussi plus simplement cette espèce très répandue par le nom vernaculaire générique, souris. C'est un animal nocturne, généralement assez craintif, qui vit souvent à proximité ou dans les habitations humaines, d'où son appellation « domestique » (mot dérivé du latin domus, la maison) comme pour la mouche domestique. La souris blanche est une race de souris domestiquée largement utilisée en laboratoire. Une fois apprivoisée c'est un animal qui est apprécié également comme animal de compagnie très affectueux et intelligent. L'aspect culturel autour de la souris est extrêmement important. De nombreux proverbes, citations, livres, poèmes, chansons, films, dessins animés, etc. portent sur ce thème de la souris.

Sommaire

Liste des sous-espècesModifier

Certaines bases comme MSW admettent un sous-genre Mus (Mus) et plusieurs sous-espèces :

  • sous-espèce Mus (Mus) musculus bactrianus - Souris orientale
  • sous-espèce Mus (Mus) musculus castaneus - Souris domestique thaïlandaise
  • sous-espèce Mus (Mus) musculus domesticus - Souris des greniers
  • sous-espèce Mus (Mus) musculus gentilulus
  • sous-espèce Mus (Mus) musculus musculus - Souris des champs

Auxquelles il faut ajouter une sous-espèce éteinte depuis 1930 :

Ces sous-espèces peuvent se croiser : on connaît l'hybridation naturelle entre Mus musculus domesticus et Mus musculus castaneus en Californie. Presses scientifiques CNRC (Annie Orth, Theophilus Adama, Waheedud Din et François Bonhomme).

Description de l'espèceModifier

MorphologieModifier

 
Représentation d'une souris dans quatre positions par Jacques de Gheyn (1565-1629).

Le corps de la souris commune est couvert de poils gris, plus clair sur le ventre, sauf le bout des pattes, les oreilles, le bout du museau et la queue. Il est séparé en trois parties : la tête qui porte la bouche et les organes sensoriels pairs (olfactifs, visuels, auditifs), le tronc auquel se rattachent deux paires de membres et la queue, située au-delà de l'anus. Le dimorphisme sexuel est peu apparent. La taille adulte de la souris est comprise entre 7,5 et 10 cm pour un poids adulte qui va de 21 g jusqu'à 60 g pour les plus grosses femelles.[réf. nécessaire]

 
les deux paires d'incisives

TêteModifier

La tête est séparée du tronc par un cou bien marqué. Les narines externes s'ouvrent à la face ventrale du museau, au fond de deux dépressions incurvées, situées au centre du rhinarium. La bouche ventrale, triangulaire est limitée par 2 lèvres. Elle laisse apparaître les deux paires d'incisives caractéristiques des rongeurs. Les yeux ( allant du rouge vif au noir ) sont munis de 2 paupières, supérieure et inférieure, mobile. Les pavillons des oreilles sont de longs replis cutanés entourant l'orifice des conduits auditifs externes. Enfin, elle porte des vibrisses, organes tactiles grâce à leur riche innervation par le nerf trijumeau.

TroncModifier

Le tronc porte latéralement les deux paires de membres, ventralement les mamelles et les orifices urinaire, génital et anal.

Les membres sont composés de trois segments :

 
Patte arrière de souris

Les pattes avant possèdent quatre doigts bien développés, terminés par des griffes, le pouce étant atrophié. On peut observer trois callosités interdigitalles et deux callosités basales. Les pattes arrières possèdent cinq doigts, bien développés et terminés par des griffes. Aux points d'appui se sont développées des callosités dont la disposition est spécifique. La souris possède cinq paires de mamelles : trois paires sur la poitrine, plus une à l'aine et une au niveau du bassin. Les orifices, urinaire, génital et anal, sont disposés différemment selon le sexe de la souris. Chez la femelle, l'urètre s'ouvre en avant du vagin, au sommet d'une papille urinaire. Le vagin s'ouvre au niveau de la vulve. L'anus est séparé de la vulve par un court périnée. Tandis que, chez le mâle, les orifices urinaire et génital sont confondus à l'extrémité du pénis, normalement cachés dans un repli cutané, le prépuce. Les testicules normalement intra-abdominaux peuvent descendre chacun dans un diverticule de la cavité abdominale recouvert d'un sac cutané, le scrotum.
L'anus est localisé à la base de la queue.

QueueModifier

 
Souris grise vue de profil.

Mesurant 5 à 10 cm, elle est aussi longue que le tronc et la tête. Elle est recouverte d'écailles cornées épidermiques disposées en anneaux entre lesquelles s'insèrent quelques poils très courts , ainsi qu'une légère pilosité à son extrémité.

ReproductionModifier

 
Souriceau âgé de 1 jour, dans une main humaine

Chez la souris commune, la reproduction a lieu toute l'année. La maturité sexuelle est atteinte vers l'âge de cinq à six semaines : 45 jours pour les mâles, 40 à 45 jours pour les femelles. La fréquence des relations sexuelles peut atteindre jusqu'à 8 coïts par jour, notamment pour les petites souris[réf. nécessaire].

L'espèce est nidicole. Une femelle peut mettre au monde de 5 à 15 portées par an. La durée de gestation est de 18 à 21 jours et il y a généralement entre 5 et 12 petits par portée, 18 au maximum. Elle peut entamer une nouvelle gestation toutes les six semaines. Les petits s'appellent des souriceaux. Ils naissent nus et aveugles et restent au nid, se nourrissent du lait de leur mère pendant environ 3 semaines, âge de sevrage. Quand la mère quitte les souriceaux pour une certaine durée, ceux-ci la rappellent en criant dans le domaine des ultrasons, sauf déficience de leur gène FOXP2. La souris commune a une espérance de vie de 1 à 3 ans[5],[6] en l'absence de prédation. Cependant, certaines manipulations biologiques ou génétiques permettent de les faire vivre beaucoup plus longtemps, et ces recherches font l'objet du « Prix de la Souris Mathusalem »[7].

Comportement à l'état sauvageModifier

La souris commune est un animal nocturne qui vit, à l'état naturel, dans les champs ou à proximité des habitations humaines. Son régime alimentaire est omnivore à tendance granivore. Elle consomme moins de 5 grammes de nourriture par jour.

PrédateursModifier

 
Chat poursuivant une souris

Les prédateurs de la souris sont les petits mammifères comme les chats, les belettes, les renards, etc. mais aussi des serpents, des oiseaux comme les rapaces diurnes et surtout nocturnes, les grues ou hérons et bien d'autres carnivores encore. La souris est prolifique, mais a beaucoup de prédateurs ; c'est une proie petite, mais assez facile à attaquer pour ces derniers. L'Homme, qui la considère souvent comme un animal nuisible détruisant les cultures et propageant des maladies via leurs parasites et leurs fèces, est aussi un prédateur redoutable pour la souris. Pour la faire disparaître des habitations, il héberge des animaux comme le chat ou bien utilise des pièges et des poisons chimiques. La domestication du chat aurait eu comme première motivation la lutte contre les souris et les rats. L'espérance de vie d'une souris est de un à trois ans en l'absence de prédateurs[6], mais seulement de cinq mois à l'état sauvage. Sa grande capacité d'adaptation et son aptitude à cohabiter avec les humains en ont cependant fait l'un des mammifères les plus répandus sur Terre, avec le rat.

ParasitesModifier

Elle peut être infectée par de nombreux endoparasites et par quelques ectoparasites dont certaines espèces de tiques et des puces. Mus musculus pourrait même peut-être constituer l'hôte originel de la puce (Leptopsylla segnis)[8]. Les parasites jouent un rôle dans la régulation de ses populations, la souris pouvant aussi être une espèce-réservoir pour certains pathogènes.

Impact écologiqueModifier

La souris commune et l'hommeModifier

 
Souris capturée dans un piège.

Dans l'histoireModifier

L'origine de la souris est peu précise.On pense qu'elle vivait en Asie avant d'envahir l'Europe.[réf. souhaitée].

Utilisation en laboratoireModifier

 
Souris blanches de laboratoire

La souris commune a été et continue à être beaucoup utilisée comme organisme modèle par les laboratoires pour divers types d'études et l'expérimentation animale.

Article détaillé : Souris de laboratoire.

Aliment pour carnivoresModifier

 
Boa des sables (Charina trivirgata) avalant une souris blanche.

La souris blanche, qui se reproduit facilement et abondamment en captivité, est une source de protéines appréciée par les éleveurs de petits animaux carnivores. Par exemple pour nourrir les serpents[9].

Les souriceaux sont proposées à différents âges[9]:

  • Pinkie ou rosées : ce sont des souriceaux de quelques jours, tous roses.
  • Fuzzie ou blanchons : souriceaux de 1 ou 2 semaines, avec un pelage visible et les oreilles encore peu développées.
  • Hopper ou Sauteuses : souris de 3 semaines (l'âge du sevrage). Bien développées, elles sont capables de sauter.
  • Souris adulte : souris de taille adulte, soit environ 30 à 40 g.

Animal de compagnieModifier

La Souris a l’état Domestique, qu'elle soit « Fancy » (type souris d'animalerie) ou de morphologie « show » que l'on trouve chez les éleveurs amateurs (généralement plus grande et répondant a certains critères morphologique) est un animal faisant partie des « NAC » (nouveaux animaux de compagnie. elle a des besoins spécifique :

Races et coloris existantsModifier

Habitat et hygièneModifier

Habitat

On préconise en général 900 cm carrés pour une femelle et 2000 cm carrés pour un mâle , soit une cage de pour une souris. On conseillera de laisser les petites cages de côté, ou, à la rigueur, pour le transport. Une cage de, au minimum, 60x30x40 est confortable pour 2, voire 3 souris.[réf. nécessaire] Les mâles sont territoriaux et ne se tolèrent pas ou mal[réf. nécessaire], en revanche les femelles doivent être au moins par 3 au cas où l'une meure . Les accessoires fréquemment présents dans une cage sont : un biberon pour l'eau (à changer tous les jours), une gamelle en céramique, plastique ou métal (pour être facilement lavable), une roue (en plastique, pas de roue en métal avec les rayons qui peuvent coincer la queue de la souris, et d'un diamètre d'environ 20cm minimum ou bien un disque d'exercice  ; on peut en placer plusieurs s'il y a plusieurs souris et que la cage est assez grande), des tunnels en plastique (vendus dans les animaleries), en carton (rouleau de papier toilette), on peut même créer un réseau de galeries avec des tuyaux de plomberie (en vente dans les magasins spécialisés ou magasins vendant des accessoires pour piscine), une petite maison (en bois, céramique, verre : mieux vaut éviter le plastique qui entraîne de la condensation) et une poignée de matériaux pour se faire un nid confortable, composée de foin non-poussiéreux, mouchoirs blancs ou papier toilette, des feuilles séchées de noisetiers...

Hygiène

La souris a une urine qui peut avoir une odeur très forte. Une cage et une litière adaptées (litière végétale non toxique comme du lin, du chanvre/chambiose ou des rafles de maïs , les copeaux de bois résineux sont à proscrire) d'une couche d'environ 4 cm. Une ventilation suffisante (pas d'aquarium dont la hauteur des parois soit supérieure à la largeur, etc.), une densité de population raisonnable (au minimum 600 cm2 par souris) et des nettoyages fréquents (Toutes les semaines pour une petite cage mais tout les 15 jours pour une grande) préviennent d'éventuels problèmes d'odeur dus à la formation d'ammoniaque par dégradation des urines[10]. La souris ne dort généralement pas la nuit, il est donc conseillé de ne pas laisser de cages dans les pièces de repos, au risque d'insomnies. En cas de parasites l'utilisation d'une goute de stronghold chaton est conseillé. En revanche il est inutile de laver une souris .

AlimentationModifier

Souris sauvage en train de grignoter du maïs.

Plutôt omnivore, tendance à l’obésité, préférez des aliments simples comme des granulés complets, des bouchons, légumes, fruits (frais ou secs) ou encore du foin, important pour l'usure des dents. Le fromage est à éviter car, contrairement aux idées reçues, il est mauvais pour nos petites amies. Dans le commerce, on trouve également des mélanges adaptés aux besoins des souris ; ils sont composés de différents mélanges de graines, de foin et de cendre brute mais il reste conseillé de de les acheter sur un site spécialisé , en effet les mélanges d'animalerie sont souvent de piètre qualité et peut équilibrés. Les aliments que l'on peut leur apporter en supplément aux aliments trouvés dans le commerce sont: un apport de graines riches comme celles de tournesol ou encore de petits insectes vivants comme des larves de ténébrions (vers de farines) et des légumes (à donner avec modération car sinon cela pourrait être source de diarrhée) qui sont à retirer le plus vite possible car la souris aura tendance à en mettre une partie en réserve dans un coin de sa cage : si elle venait à manger un légume alors qu'il est en décomposition, cela pourrait entraîner des dérangements intestinaux sévères. Les agrumes et la laitue sont à proscrire ainsi que tous les produits contenant des alcaloïdes, de la théobromine ou une acidité en excès [réf. souhaitée]. Il faut veiller à ce que l'alimentation des souris ne soit pas trop riche en graisses (par exemple il est préférable de ne pas leur donner de cacahuètes, de fromage, ni trop de graines de tournesol)[réf. souhaitée].

Comportement et reproductionModifier

 
Souris d'élevage de couleurs variées.

Deux souris sans distinction de sexe cohabiteront sans aucun problème tant qu'elles sont issues de la même portée et qu'elles n'ont jamais été séparées pendant une longue période. Par contre, si l'on veut intégrer une nouvelle condisciple à une souris déjà installée, il faut prendre de grandes précautions comme pour la plupart des rongeurs sociaux. La nouvelle-venue doit être installée à proximité de l'hôte, au possible dans la même cage alors séparée en deux par un grillage, et il faut ensuite leur laisser le temps de s'habituer l'une à l'autre. Il est possible que les deux souris tentent de s'attaquer à travers le grillage; pendant cette période il est absolument inutile d'essayer de les rapprocher davantage. Il faut être très prudent au moment de les mettre ensemble pour la première fois, à faire de préférence au moment d'un renouvellement de litière. Dans le premier temps de la cohabitation, il faudrait éviter de leur laisser trop d'accessoires dans lesquels elles pourraient se confiner (ce qui compliquerait la tâche de les séparer en cas d'affrontement). Il est aisé de faire cohabiter un mâle et une femelle qui ne se connaissent pas. Les femelles étant peu territoriales, elles sont moyennement difficiles à mettre ensemble. Les mâles, très territoriaux, peuvent être carrément impossibles à mettre ensemble. L'âge de maturité sexuelle est de deux mois chez le mâle et d'un mois et demi pour la femelle. Celle-ci peut être fertile tout au long de l'année et, en fonction de l'abondance de nourriture, met bas de 4 à 8 portées. Lors des périodes d'ovulation (4 à 5 jours), la femelle s'accouple plusieurs fois avec les mâles présents. La gestation dure ensuite de 19 à 21 jours, et la femelle met bas une portée de 7 à 10 petits (souvent moins la ou les premières fois). À la naissance, une souris est totalement glabre, de couleur rose, et pèse 0.5 à 1,5 gramme. Après environ 13 jours, le pelage apparaît et les petits ouvrent les yeux. Ils entament immédiatement une exploration de leur nid et de ses environs, sous la protection de leur mère et d'autres femelles du groupe. Le sevrage est effectif après 3 à 4 semaines. À noter que la femelle peut mourir pendant l’accouchement[réf. nécessaire].

Aspects culturelsModifier

Les souris, au sens large, et plus particulièrement la souris grise de maisons (Mus musculus), jouent un grand rôle dans l’imaginaire populaire ou enfantin et dans le domaine culturel : croyances, proverbes et citations, poèmes et chansons, livres de toutes natures, bandes dessinées, films, dessins animés en très grand nombre mais aussi dans les arts plastiques.

Notes et référencesModifier

  1. [1], Université du Havre - Mus musculus (souris grise).
  2. (en) Murray Wrobel, 2007. Elsevier's dictionary of mammals: in Latin, English, German, French and Italian. Elsevier, 2007. (ISBN 0-444-51877-0), 9780444518774. 857 pages. Rechercher dans le document numérisé.
  3. Nom vernaculaire en français d’après Termium plus, la banque de données terminologiques et linguistiques du gouvernement du Canada.
  4. Nom vernaculaire français d'après Dictionary of Common (Vernacular) Names sur Nomen.at.
  5. « De l’éphémère au hamster, découvrez 13 animaux à l’espérance de vie incroyablement courte », sur dailygeekshow.com.
  6. a et b « SOURIS », sur universalis.fr.
  7. (en) Site officiel du prix de la Souris Mathusalem.
  8. Beaucournu J.C., Kock D. Et Menier K. ; La souris Mus musculus L., 1758 est-elle l'hôte primitif de la puce Leptopsylla segnis (Schönherr, 1811) (Insecta Siphonaptera) ? Biogeographica, 1997, 73, 1-12.
  9. a et b Nourriture des serpents.
  10. Les souris d'expérimentation sur le site du Conseil canadien de protection de Animaux.

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Bases taxinomiquesModifier

Autres liens externesModifier