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Sodern

entreprise française, filiale d'ArianeGroup

Sodern
Création 1957
Forme juridique Société anonyme
Slogan Enabling your ambitions
Siège social Limeil-Brévannes
Drapeau de France France
Direction Franck Poirrier (27/03/2010)
Actionnaires ArianeGroup (90 %) CEA (10 %)
Activité Fabrication d'instrumentation scientifique et technique (code : 2651B)
Société mère ArianeGroup
Effectif 371 en 2018
Site web http://www.sodern.com

Chiffre d'affaires 72 652 400 € en 2018[1]
Résultat net 4 952 700 € en 2018

Sodern, filiale d'ArianeGroup, est une société française de haute-technologie basée à Limeil-Brévannes en Île-de-France, spécialisée dans l'instrumentation spatiale et la neutronique[2].

Sodern développe et produit des instruments destinés à des missions d'exploration spatiale[3]ou à des programmes scientifiques[3] ; des équipements pour satellites et véhicules spatiaux[4] ; des générateurs de neutrons et des outils d'analyse de la matière par interrogation neutronique[5].

Depuis les années 2000, Sodern a participé à des missions d'exploration spatiale à destination de Mars (NASA InSight, India Mars Orbiter, etc.), du système de Jupiter (NASA Europa Clipper, ESA JUICE, etc.), de Vénus (mission japonaise "Planète C"), de Cérès (NASA Dawn), de la Lune, etc. [6] Elle a développé des instruments scientifiques de haute technologie dont le coeur de l'horloge atomique PHARAO[7],[8], qui devrait dévier d’au plus une seconde toutes les 300 millions d’années et permettra de vérifier les effets prédits par la théorie de la relativité générale[9].

Sodern est leader mondial des viseurs d'étoiles[3], instruments qui permettent aux satellites de se positionner dans l'espace, et des tubes neutroniques.

Qualifiée "d'acteur clé" de la défense nationale par le ministre Jean-Yves Le Drian[10], Sodern développe et produit les sources neutroniques pour la force de dissuasion nucléaire française, une partie de la charge utile des satellites militaires français d'observation de la Terre, des instruments de localisation indépendants des systèmes GPS[11], etc.

Le PDG de Sodern Franck Poirrier est le représentant des équipementiers spatiaux au sein du COSPACE (Comité ministériel de Coordination Espace)[12].

HistoriqueModifier

 
IPS visible sur le côté de l'observatoire Astro-1.

Sodern, historiquement acronyme de « Société d’études et réalisations nucléaires », est créée en 1957 au sein des Laboratoires d'Électronique et de Physique appliquées de Philips (LEP) pour lancer une première génération de sources neutroniques externes[13].

Dès la fin des années soixante, Sodern a commencé à diversifier ses activités vers les capteurs optroniques et spatiaux de pointe et en est aujourd'hui un des leaders mondiaux[14]. Au début des années 1970, le CNES[15] ne peut acheter ses capteurs de Terre aux États-Unis[16], il confie à Sodern la réalisation des premiers capteurs de Terre européens, capteurs dédiés au contrôle d'attitude du satellite expérimental de télécommunication Symphonie[17].

Sodern devient membre d'EuroSpace en 1971.

En 1975, l’Agence spatiale européenne (ESA) sous-traite la réalisation de multiples instruments du Spacelab. Sodern réalise un système de pointage de haute précision dédié à recaler la centrale inertielle et à délivrer une mesure d’attitude de très haute performance, ainsi que des viseurs d'étoiles SED04 pour l'Instrument Pointing System (IPS) de l'observatoire Spacelab[18].

Sodern renforce en parallèle son activité d’instrumentation optique dédiée au spatial au milieu des années 1990.

ActivitésModifier

Bien qu'ayant commencé ses activités dans la neutronique avec la conception de sources de neutrons pour l'armement, Sodern a commencé à diversifier ses activités vers le domaine des capteurs optroniques et spatiaux de pointe à la fin des années soixante.

Instrumentation spatialeModifier

 
Le cœur du sismomètre SEIS embarqué sur la sonde spatiale InSight a été construit par SODERN.

Ses activités couvrent aujourd'hui différentes gammes d'instruments spatiaux.

Viseurs d'étoiles (Stars Trackers)Modifier

Au niveau mondial, Sodern fait partie des leaders mondiaux de la production de viseurs d'étoiles, cumulant avec Leonardo (Italie) et Jena Optronik (de) (Allemagne) 75 % du marché mondial des viseurs[31]. Le viseur SED16, premier à être utilisé pour remplacer les gyroscopes dans les satellites, a été lancé pour la première fois en mai 2002 sur Spot 5[32], il a volé depuis sur de nombreux satellites dont, le 3 février 2005, sur le satellite de communication américain AMC 12[20]. Son successeur le SED26, quasiment similaire, a été lancé le 12 avril 2005 avec le satellite Apstar 6. Les différences principales entre le SED16 et le SED26 résident dans les pièces utilisées, le SED26 n'utilisant pas de composants soumis à la régulation ITAR[33].

La sonde spatiale américaine Dawn, chargée de visiter deux astéroïdes, Vesta et Cérès, se repère grâce à des viseurs SED16[34] qui sont aujourd’hui, de tous les équipements fournis par Sodern, ceux qui sont les plus éloignés de l’espace circumterrestre. Le viseur SED26 équipe, entre autres, le véhicule automatique de transfert européen, ou ATV[35], les satellites Helios II[36], Orbview 3 et 4, Sorce du constructeur américain Orbital, ainsi que plus d'une quinzaine de satellites du constructeur russe ISS-Reshetnev[37].

 
Viseur d'étoiles Hydra.

Le , Sodern a annoncé le développement et la production des viseurs Hydra[38], plus précis, compacts et légers que les viseurs SED. Le développement du viseur a été financé par l'Agence spatiale européenne (ESA) et le CNES (Centre National d'Etudes Spatiales), et a abouti à un viseur résistant aux radiations, environ moitié moins lourd que les SED (qui faisaient 3 kg), qui ne consomme qu'un watt pendant son fonctionnement et a une précision d'une seconde d'arc sur chacun de ses trois axes[39]. Sodern a ainsi vendu une centaine de viseurs Hydra, dont le premier exemplaire a été lancé le 6 septembre 2012 sur le satellite français Spot 6[31] dont le premier vol était initialement prévu en 2007[39]. En 2016, Sodern a développé et commercialisé le viseur d'étoiles Auriga, destiné aux constellations de petits satellites. OneWeb satellites a annoncé en 2016 la commande de 1 800 viseurs d'étoiles Auriga auprès de Sodern pour sa constellation de 900 satellites, soit plus que le nombre total de viseurs d'étoiles jamais produits par l'industrie spatiale.

La capacité de production est de 60 viseurs en 2018. Elle doit passer à 120 en 2020.

Instrumentation optiqueModifier

Dans la fin des années 60, plusieurs projets d'instrumentation optique sont concrétisés comme celui des strips[40], bandes sur lesquelles figuraient toutes les données échangées lors des opérations de contrôle aérien, ainsi que le prototype d’une mini-caméra pour l’hôpital du Val-de-Grâce détectant les rayons gamma et bêta, afin de faciliter l’exérèse complète de tumeurs cancéreuses.

Durant les années 1980, Sodern réalise les plans focaux et les optiques de l’instrument Meris[41] pour le satellite Envisat de l’Agence Spatiale Européenne, puis fournit les caméras des programmes Iasi[42] (CNES) et CALIPSO[43] (CNES/NASA) et l’objectif dioptrique de l’instrument Corot[44], qui n’observe pas la Terre mais regarde vers l’Espace pour y chercher des exoplanètes ou étudier l’activité sismique des étoiles.

En produisant la caméra de Spot 1[45] en 1986 (DTA 01), Sodern entame une longue participation aux programmes d'observation de la Terre, fournissant des caméras ainsi que des instruments optiques et optroniques pour les satellites de la famille Spot, Helios, Envisat, etc.

Filtres AllumettesModifier

 
Filtres allumettes.

Instrumentation optique et spatiale étant souvent liées, Sodern a développé une nouvelle génération de filtres multi-spectraux, des "filtres allumettes"[46].

L’acquisition sur plusieurs bandes spectrales est permise par l’utilisation de plusieurs filtres optiques élémentaires juxtaposés les uns aux autres, dans le cas de la technologie développée par Sodern, cette juxtaposition est obtenue par assemblage d’allumettes, l’allumette étant un sous-ensemble contenant l’ensemble des fonctions d’un filtre élémentaire. Le composant final est appelé « filtre allumettes assemblé ».

Le nombre de filtres élémentaires et leurs caractéristiques (centrage, largeur, réjection, pente des fronts, etc.) dépendent du type de satellite (observation de la terre dans le visible, infrarouge, etc.).

NeutroniqueModifier

Dans les années 1980, Sodern développe son activité neutronique civile et conçoit des générateurs de neutrons (TN 26[47] puis GENIE 36[48]) utilisés par les usines de retraitement des déchets radioactifs pour la mesure des éléments transuraniens, mais aussi pour des mesures in situ en exploitation minière et pétrolière, pour le contrôle de matières brutes, en métallurgie, pour la détection d'explosif et la radiographie à neutrons[49].

Au début des années 1990, un premier tube neutronique bridé destiné au logging (carottage électrique) pétrolier est conçu à la demande de Schlumberger, inaugurant une collaboration toujours en cours.

 
CNA Ciment.

Dans la fin des années 1990 un nouveau projet d'analyseur neutronique est lancé, le Controlled Neutron Analyzer (CNA), destiné à l'analyse des ciments[50]. Le principe de l’analyse de la matière par interrogation neutronique est par la suite déclinée pour des applications très diverses : charbon, minerais (cuivre, nickel, bauxite, fer), ferrailles, déchets.

En 2010, environ 70 de ces appareils avaient été vendus pour la plupart à des cimentiers[51]. Ces CNA sont commercialisés par une autre entreprise, PANalytical (en)[52].

Sur le même principe d'analyse, Sodern a conçu INES, un détecteur d'explosif pour les bagages dans les aéroports. Ce détecteur, développé conjointement avec le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) utilise une technologie dite FNA, pour Fast neutron activation, différente de celle de son concurrent américain Science Application International Corp. qui utilisait du TNA, c'est-à-dire Thermal neutron activation. Le détecteur FNA de Sodern exploitait le fait que les explosifs contiennent le plus souvent une grande quantité d'oxygène et d'azote mais peu de carbone. Un générateur pulsé de neutrons permettait alors de détecter de tels éléments. Le détecteur pourrait analyser 1 200 bagages par heure pour un taux de détection de 99,8 %[53]. Il n'a cependant pas été commercialisé[réf. nécessaire].

THOR (version militaire) et ULIS (version civile) ont vu le jour dans les années 2008-2011. Ils permettent la détection d'explosifs et de matières dangereuses (produits chimiques toxiques) ou illicites dans les bagages et colis abandonnés. Leur petite taille leur permet d'être transportés comme une valise[54].

NIPPS (Neutron Induced Prompt Photometer System) permet la détection non-intrusive des substances illicites et dangereuses[55]. Il est notamment utilisé par l'OPCW (Organisation for the Prohibition of Chemical Weapons)[56].

Notes et référencesModifier

  1. données comptables reportées du site web societe.com le 3 juillet 2019
  2. « Chiffre d'affaires, résultat, bilans et identité de la "Sodern" », sur www.societe.com (consulté le 3 juillet 2019)
  3. a b et c « Sodern à la conquête d'Europe - Air&Cosmos », sur Air & Cosmos (consulté le 28 janvier 2019)
  4. (en-US) « Satellite component supplier Sodern seeks to double output by 2020 », sur SpaceNews.com, (consulté le 28 janvier 2019)
  5. « Neutronique - Sodern », sur www.sodern.com (consulté le 28 janvier 2019)
  6. Sodern filiale d'ArianeGroup, « Sodern à la découverte du système solaire » (consulté le 28 janvier 2019)
  7. « Source Laser », sur Pharao (consulté le 28 janvier 2019)
  8. « Tube Césium », sur Pharao (consulté le 28 janvier 2019)
  9. « Pharao », sur Pharao (consulté le 28 janvier 2019)
  10. « Discours du ministre Jean Yves Le Drian à Sodern », sur www.defense.gouv.fr, (consulté le 28 janvier 2019)
  11. « Défense et produits militaires - Sodern », sur www.sodern.com (consulté le 28 janvier 2019)
  12. « Biographie Franck Poirrier », sur www.perspectives-spatiales.com, (consulté le 28 janvier 2019)
  13. Observatoire des armes nucléaires françaises : La recherche et la fabrication des armes nucléaires en France aujourd'hui-Cahier n°6/20, , p. 22.
  14. « New Scientist n°1529 », sur Google livres, p. 49.
  15. http://nospremieresannees.fr/Symphonie/textedevaulx/texte01.html.
  16. http://4aspace.online.fr/metiers/chapitre_0621.htm.
  17. (en) Bill Seetman, Jane's Space Systems and Industry : 2007-2008, , p. 84.
  18. Jean-Pierre Krebs, « Capteurs d’attitude et dispositifs d’imagerie pour satellites », sur Techniques de l’Ingénieur, traité Électronique (consulté le 16 janvier 2013), p. 6.
  19. http://adsabs.harvard.edu/full/1995ESASP.374..185N.
  20. a et b « e2v and SODERN celebrate the sale of the 100th satellite attitude star tracker incorporating e2v image sensors », sur e2v, (consulté le 16 janvier 2013).
  21. « New Scientist n°1584 », sur Google livres, p. 53.
  22. Hugues Lanteri, « Ariane 5 - Données relatives au Vol 193 », sur Astrium, (consulté le 17 janvier 2013), p. 16.
  23. (fr) « EADS Space : Le Bourget 2005 », sur EADS, (consulté le 17 janvier 2013).
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  26. « Vidéo du dockage », sur Astrium Vidéothèque, (consulté le 16 janvier 2013).
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  28. « Pharao Design Report : Issue dedicated to the ACES mission SRR », sur cnes.fr, (consulté le 17 janvier 2013).
  29. « Séminaire de prospective scientifique spatiale du Cnes », sur cnes.fr, 6 et 7 juillet 2004 (consulté le 17 janvier 2013), p. 146.
  30. « COROTCAM, la caméra de COROT », sur obspm.fr (consulté le 17 janvier 2013).
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  34. (fr) C. Anthony Vanelli, Brett Smith, Edward Swenka and Steve Collins, « Straight on ’Til Morning: Guidance and Control Flight Experience from the Dawn Spacecraft », sur Univelt, (consulté le 17 janvier 2013), p. 3.
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  48. (en) H. Toubon, G. Mehlman, T. Gain, A. Lyoussi, B. Perot, A.C. Raoul, M. Huver, « Innovative nuclear measurement techniques used to characterize waste produced by Cogema’s new compaction facility : WM’01 Conference, February 25-March 1, 2001, Tucson, AZ », sur wmsym, february 25-march 1, 2001 (consulté le 28 janvier 2013), p. 4.
  49. [1].
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  52. (en) « Sodern CNA cross-belt analyzers », sur Panalytical.
  53. (fr) Bruno Desruelle, « La photonique pour les applications de défense et de sécurité : Journées de l’Optique », sur dga, (consulté le 29 janvier 2013), p. 20.
  54. (en) « Sodern: non-invasive detection of illicit and dangerous substances », sur git-security, may. 01, 2009 (consulté le 29 janvier 2013).
  55. (en) Lech Starostin, « OPCW approved - Non Destructive Evaluation (NDE) techniques in verification activities », sur opcw (consulté le 29 janvier 2013), p. 20.

AnnexesModifier

Liens externesModifier