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Socle interministériel de logiciels libres


Le socle interministériel de logiciels libres (SILL) est un ensemble de logiciels libres préconisés par l'État français en 2016, dans le cadre de la modernisation globale de ses systèmes d'informations (SI). Sa gouvernance est réalisée par le Premier ministre sous trois grands principes :

  • « L'approche de l'État privilégie l'efficacité globale, en dehors de tout dogmatisme, pour lui permettre de choisir entre les différentes solutions, libres, éditeurs ou mixtes. » ;
  • Pour chaque fonctionnalité, un logiciel est préconisé en précisant la version ;
  • La préconisation est évolutive dans le temps et elle fait l'objet d'une validation annuelle[1].

PrésentationModifier

Le SILL s'appuie sur l'article 16 de la Loi n° 2016-1321 du 7 octobre 2016 « pour une République numérique » : « Les administrations mentionnées au premier alinéa de l'article L. 300-2 du code des relations entre le public et l'administration veillent à préserver la maîtrise, la pérennité et l'indépendance de leurs systèmes d'information. Elles encouragent l'utilisation des logiciels libres et des formats ouverts lors du développement, de l'achat ou de l'utilisation, de tout ou partie, de ces systèmes d'information. Elles encouragent la migration de l'ensemble des composants de ces systèmes d'information vers le protocole IPV6, sous réserve de leur compatibilité, à compter du 1er janvier 2018[2]. »

Dans sa version 2018, le SILL se décompose en 18 secteurs, 45 composants et 128 fonctionnalités (ou sous-fonctionnalités) et 150 logiciels ou outils numériques[3].

Mise en œuvreModifier

Le SILL a été initialement mis en œuvre par Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, en septembre 2012[4].

PérimètreModifier

Le SILL englobe un large périmètre d'utilisation des outils numériques : gestion des mots de passe, suite bureautique, système d'information géographique, publication assistée par ordinateur, courrielleur, bloqueur des publicités et des pisteurs, capture d'écran, défragmentation, dépôt d'artéfacts, serveur java, etc.

ApplicationsModifier

Le SILL, simple préconisation, est plus ou moins appliqué dans les ministères et services de l'État. L'usage et l'abandon des logiciels libres font l'objet de quelques polémiques[5],[6],[7].

Principaux outils numériques préconisés par le SILL 2019 (pour Windows)Modifier

Contrôle du socleModifier

Acteurs du logiciel libreModifier

Notes et référencesModifier

  1. Article de Michael Guilloux – developpez.com - du 13 février 2018 : https://www.developpez.com/actu/187614/SILL-2018-l-Etat-actualise-son-referentiel-de-logiciels-libres-qu-est-il-recommande-pour-la-conception-et-le-developpement-logiciel-cette-annee/
  2. « Loi n° 2016-1321 du 7 octobre 2016 », sur legifrance.gouv.fr
  3. SILL 2019 sur le portail ministériel : https://www.mim-libre.fr/wp-content/uploads/2019/05/sill-2019-pub.pdf
  4. Circulaire n° 5608/SG du 20 septembre 2012 relative aux orientations pour l'usage des logiciels libres dans l'administration : http://references.modernisation.gouv.fr/sites/default/files/Circulaire%20n%C2%B0%205608-SG%20du%2019%20septembre%202012.pdf
  5. Delphine Bancaud, « Pourquoi le partenariat entre Microsoft et l'Éducation nationale fait-il polémique ? », 20 Minutes,‎ (lire en ligne)
  6. Thierry Noisette, « Quand la Défense a changé de cap en faveur de Microsoft », sur zdnet.fr, (consulté le 5 octobre 2018)
  7. « Le lobbying d'enfer de Microsoft pour se payer l'école », Le Canard enchaîné,‎ , p. 4

Lien externeModifier