Smbat VII Bagratouni

Smbat VII Bagratouni
Titre
Prince d’Arménie
Prédécesseur Sahak III Bagratouni
Successeur Vacance, puis Tatjat Antzévatsi
Biographie
Dynastie Bagratouni
Date de décès
Père Achot III Bagratouni
Enfants Achot IV Msaker, Sapouh, un autre fils (?)

Smbat VII Bagratouni (en arménien Սմբատ Է Բագրատունի ; mort en 775) est un prince arménien de la famille des Bagratides, prince d'Arménie de 761 à 772.

BiographieModifier

Fils du prince Achot III Bagratouni, il est probablement trop jeune lorsque son père est disgracié et aveuglé en 748, et c'est un cousin germain de son père, Sahak Bagratouni, qui devient nakharar et sparapet (« généralissime ») de la maison bagratide. Sahak est nommé ensuite prince d'Arménie en 755. Achot l'Aveugle et Sahak meurent en 761, et Smbat devient nakharar de la maison Bagratouni ; le calife abbasside Al-Mansur le nomme prince d'Arménie.

En 772, il semble que la famille tombe en disgrâce, car la charge de prince d'Arménie lui est retirée. Son neveu Adarnase s'installe alors en Géorgie, et est l'ancêtre des rois bagratides de Géorgie. Une révolte générale éclate en Arménie contre l'occupant arabe et se termine par la bataille de Bagrévand () lors de laquelle sont tués de nombreux nobles arméniens, dont Smbat[1].

Union et postéritéModifier

Marié à une sœur[2] de Chmouel Mamikonian (mort en 775), prince de Taron, il laisse au moins deux fils :

Notes et référencesModifier

  1. René Grousset, L'Empire du Levant : Histoire de la Question d'Orient, Paris, Payot, coll. « Bibliothèque historique », (réimpr. 1979), 648 p. (ISBN 978-2-228-12530-7), p. 130.
  2. Bien que l'historien Ghévond signale que Chmouel Mamikonian était le beau-père du sparapet Smbat, il apparaît pour des raisons chronologiques plus probable qu'il en soit le beau-frère. Christian Settipani, Continuité des élites à Byzance durant les siècles obscurs. Les princes caucasiens et l'Empire du VIe au IXe siècle, Paris, de Boccard, , 634 p. [détail des éditions] (ISBN 978-2-7018-0226-8), p. 144-145.
  3. Christian Settipani, op. cit., p. 339-342.