Siegfried von Clary-Aldringen

diplomate tchécoslovaque

Siegfried Fürst von Clary und Aldringen
Illustration.
Fonctions
Ambassadeur austro-hongrois à la Cour de Wurtemberg
Prédécesseur Stephan Burián von Rajecz
Successeur Alfons Freiherr von Pereira-Arnstein
Ambassadeur austro-hongrois à la Cour de Saxe
Prédécesseur Heinrich Graf von Lützow zu Drey-Lützow und Seedorfz
Successeur Ludwig Velics von Lászlófalva
Ambassadeur austro-hongrois à la Cour de Belgique
Prédécesseur Josef Graf Wodzicki von Granow
Successeur Aucun (disparition de l'Empire d'Autriche-Hongrie)
Biographie
Lieu de naissance 14 octobre 1848
Flag of Austria-Hungary 1869-1918.svg château de Teplitz, Autriche-Hongrie
Date de décès
Flag of Czechoslovakia.svg château de Teplitz, Tchécoslovaquie
Nationalité austro-hongroise
Conjoint Thérèse, née comtesse Kinsky von Wchinitz und Tettau (1867–1943)
Religion Catholicisme
Résidence Palais Mollard-Clary, château de Teplice

Le Prince Siegfried (Franz Johann Carl) von Clary und Aldringen () fut l'un des principaux diplomate austro-hongrois de la Belle Époque.

BiographieModifier

Noble austro-hongroisModifier

Siegried nait au château familial de Teplitz (auj. Teplice) le 14 octobre 1848. Il est issu d'une des plus grandes familles de la noblesse austro-hongroise, les Clary-Aldringen. Ses parents sont le Prince Edmund Moritz et la Princesse Elisabeth-Alexandrine von Clary-und-Aldringen, (née comtesse de Ficquelmont). Son jeune frère, Manfred (1852–1928), fut un homme d'État de tout premier rang, exerçant comme Ministre-Président de l'Empire en 1899. Pur produit de la haute aristocratie autrichienne, Siegfried épouse en 1885 à Vienne la comtesse Thérèse Kinsky von Wchinitz und Tettau, elle-même issue de l'une des plus puissantes familles de la noblesse austro-hongroise. Le couple aura trois enfants[1].

Diplomate austro-hongroisModifier

Le prince, alors encore comte von Clary-Aldringen, intègre le ministère des Affaires étrangères austro-hongrois en 1873, suivant les traces de son grand-père, le comte Charles-Louis de Ficquelmont. Il sert d'abord comme ambassadeur par intérim à Paris et Saint-Pétersbourg.

En AllemagneModifier

En 1897, il est nommé Ministre plénipotentiaire de l'Empire Austro-hongrois auprès de la Cour de Wurtemberg à Stuttgart, succédant au futur ministre des Affaires étrangères Burián von Rajecz. En 1899, il est nommé auprès de la Cour de Saxe à Dresde, il aura donc servit dans deux des trois missions diplomatique entretenues par l'Autriche en Allemagne hors de Berlin (la troisième étant auprès de la Cour de Bavière à Munich). Bien que ces missions aient été principalement maintenues par tradition (notamment familiale: deux des tantes de l'Empereur François-Joseph furent reines de Saxe (Amélie et Marie), une autre reine de Wurtemberg (Caroline-Augusta) et sa propre mère étant née princesse royale de Bavière), elles revêtaient une importance symbolique de tout premier ordre. Les postes d'ambassadeurs y étaient extrêmement prestigieux et les conditions brillantes, particulièrement à l'ambassade de Dresde, qui fut toujours attribuée à des favoris de l'Empereur François-Joseph[2]

En BelgiqueModifier

En décembre 1902, Siegfried est nommé auprès de la Cour de Belgique à Bruxelles, poste rendu stratégique par la position du royaume et l'alliance dynastique entre les Habsbourg et les Cobourg (Maximilien d'Autriche ayant épousé Charlotte de Belgique en 1857, union dont la destiné fut tragique). Le prince Siegfried y restera en poste onze ans durant jusqu'au déclenchement de la Première Guerre mondiale en 1914, ce fut donc à lui que revient la mission de délivrer la déclaration de guerre le 28 août. Doyen du corps diplomatique à Bruxelles, il y fut unanimement apprécié, devenant extrêmement populaire et influent. En quittant la Belgique, il dut remettre la légation autrichienne à l'ambassadeur américain Brand Whitlock[3]. Siegfried ne joua plus aucun rôle durant la guerre.

En mars 1920, il devint le sixième Prince von Clary-und-Aldringen à la mort de son frère aîné et s'installe dans les domaines familiaux de Bohême. Il décède au château de Teplitz le 11 février 1929.

NotesModifier

  • Le titre allemand de Prince, Fürst, est traditionnellement placé entre le prénom et le nom de famille (Siegfried Fürst von Clary-und-Aldringen) et il est accompagné du prédicat Durchlaucht (Altesse Sérénissime).

Liens internesModifier

RéférencesModifier

  1. (en) « Clary u. Aldringen », dans Paul Theroff, « Paul Theroff’s Royal Genealogy Site : An online Gotha », sur www.angelfire.com [généalogie descendante]
  2. William D. Godsey, Aristocratic Redoubt: The Austro-Hungarian Foreign Office on the Eve of the First World War, West Lafayette, Purdue University Press, 1999, p. 186f.
  3. Brand Whitlock, Belgium. A Personal Narrative, New York, Appleton, 1919, p. 258.

BibliographieModifier

  • Helga Peham, Siegfried Graf Clary und Aldringen (1848-1929). Leben und Wirken eines österreichisch-ungarischen Diplomaten, Vienne, 1981.