Salah Bouchafa

Homme politique et résistant algérien

Salah Bouchafa (1903-1945) était un résistant, mort en déportation.

Salah Bouchafa
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Parti politique

BiographieModifier

Né le au Douar Harbil ,de la région kabyle Harbil est une nouvelle commune issue du dernier découpage administratif et qui faisait partie auparavant de la commune de Guenzet. C'est une commune de piémonts et de montagne regroupant des villages de la région Nord-Ouest de la chaîne des Babors de la wilaya de Sétif. Avec Guenzet, elle forme le pays des "Béni Yala";tribu berbère venue de M'Sila fuyant les Hillaliens. L'ex douar "Harbil" (Ḥarbil en kabyle) est un ancien douar qui a été rattaché dès 1890 à la commune mixte de Hammam Guergou (département de Constantine), il immigre en France après la Première Guerre mondiale. Ouvrier dans une usine de Clichy, militant communiste et un temps permanent de la section coloniale du PCF, Salah Bouchafa est membre fondateur de l’Étoile nord-africaine. En 1930, il est le gérant du journal Le Réveil Colonial publié en arabe. En 1931, l’année même de l’exposition coloniale de Paris, Salah Bouchafa est le responsable de la section nord-africaine de la Confédération générale du travail unitaire (CGTU) pour les questions coloniales. En 1937, il préside la Ligue de Défense des musulmans nord-africains.

Antifasciste, il refuse la victoire de l’Allemagne nazie et continue à militer dans le PCF clandestin. Il est arrêté le à Clichy, puis interné au camp de Compiègne. Le 24 janvier 1943, il est déporté au camp de concentration de Sachsenhausen où il reçoit le matricule 59101[1]. Le , il est transféré au camp de concentration de Dachau où il reçoit le matricule 80233. Salah Bouchafa meurt à Dachau le lors d'un bombardement.

Il reçut, à titre posthume, la mention « mort en déportation » et « mort pour la France ». Après guerre, la Ville de Paris donna son nom à un foyer pour travailleurs algériens (aujourd'hui détruit) rue Lecomte dans le 15e arrondissement.

SourcesModifier

  • Linda AMIRI "Résistants-déportés algériens, les oubliés de l'Histoire". L'Humanité, du 26-12-2006; Archives de la Préfecture de police de Paris.

Notes et référencesModifier