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Monastère de Saint-Amadour.

Saint Amadour (ou Amador en occitan) est un ermite et un personnage religieux.

Une tradition ancienne assimile ce personnage au Zachée de l'Évangile[1] et en fait l'époux de sainte Véronique, celle qui donne son voile à Jésus, alors qu'il porte son patibulum dans les rues de Jérusalem. Une tradition qui n'est pas racontée dans les évangiles, mais dans des textes chrétiens ultérieurs : Véronique - ou Bérénice - serait venue le rejoindre en Gaule, peut-être après qu'il eut été contraint à l'exil. Elle y serait morte elle-aussi, mais à Soulac dans le Bordelais, où une église — aujourd'hui ensevelie par les dunes — a été construite en son honneur par saint Martial de Limoges au IIIe siècle. Des traditions antiques attribuées à Matthieu disent qu'Amadour - ou Zacchée était publicain, c'est-à-dire percepteur d'impôts, tout comme Matthieu. Zacchée est une forme dérivée de l'araméen Zakkaï, qui veut dire "le Juste". Un cognomen que portent beaucoup de membres du mouvement créé par Jésus et qui est même donné à Jésus lui-même dans le discours qu'a prononcé Étienne, le premier martyr exécuté en présence de saint Paul et avec son approbation, avant que celui-ci ne rencontre Jésus, toujours vivant après sa crucifixion, alors qu'il allait atteindre la ville de Damas.

Une chapelle lui est aussi dédiée sur une jetée du port de Camaret (Finistère).

Notes et référencesModifier

  1. Une tradition comparable concerne Sylvain de Levroux.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Edmond Albe, La vie et les miracles de S. Amator, Société des Bollandistes, Bruxelles, 1909 [lire en ligne]
  • Bénédicte Bulles, Saint Amadour : formation et évolution de sa légende (XIIe - XXe siècle), dans les Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, année 1995, tome 107, n° 212, p. 437 - 455 [lire en ligne]

Articles connexesModifier

Lien externeModifier