SMS Mecklenburg

navire de guerre

SMS Mecklenburg
Image illustrative de l’article SMS Mecklenburg
Photographie du SMS Mecklenburg en 1904.
Type Cuirassé pré-Dreadnought
Histoire
A servi dans War Ensign of Germany (1903–1919).svg Kaiserliche Marine
Chantier naval AG Vulcan
Quille posée 15 mai 1900
Lancement 9 novembre 1901
Armé 25 juin 1903
Statut Retiré de service le 25 janvier 1920
Vendu et démoli après le 16 août 1921
Équipage
Équipage 30 officiers et 650 hommes d'équipage
Caractéristiques techniques
Longueur 126,8 m
Maître-bau 22,8 m
Tirant d'eau 7,95 m
Déplacement 12 798 t
Vitesse 18 nœuds
Caractéristiques militaires
Blindage Ceinture : 100 à 225 mm
Tourelles : 250 mm
Pont : 50 mm
Armement 4 canons de 24 cm
18 canons de 15 cm
12 canons de 8,8 cm
5 tube lance-torpille de 45 cm
Rayon d'action 9 000 km à 10 nœuds
Carrière
Pavillon Reich allemand
Port d'attache Kiel

Le SMS Mecklenburg est le dernier pré-Dreadnought de la classe Wittelsbach lancé en 1901 par la marine impériale allemande. Il a été baptisé le par le grand-duc Frédéric-François IV de Mecklembourg-Schwerin d'après le nom de la dynastie des Mecklembourg (Mecklenburg en allemand).

Ses sister-ships sont les SMS Wittelsbach, SMS Zähringen, SMS Wettin et SMS Schwaben. Ce sont les premiers navires de guerre d'importance à être bâtis, grâce à la loi navale récente de 1898, défendue par Tirpitz.

ServiceModifier

Le navire a été bâti, pour un coût de 22 329 000 marks, par la compagnie AG Vulcan à Stettin et posé sur quille le . Il est lancé le et entre en service le . Il procède ensuite à des voyages d'essai, jusqu'en décembre, date à laquelle il est affecté à la défense de la Ire escadre de la flotte. Après avoir participé à différents exercices, il prend part, en , à une revue navale devant le roi Édouard VII, puis navigue en mer du Nord pendant le reste de l'été. Il est ensuite présent aux grandes manœuvres navales annuelles de l'automne, et il est ensuite en exercices jusqu'à la mi-décembre. Il est alors en cale sèche pour réparations à Wilhelmshaven, jusqu'à début . Il croise ensuite avec le SMS Wittelsbach jusqu'au cap Skagen et se dirige vers Kiel ; mais, le , alors qu'il traverse le Grand Belt, une signalisation erronée du système latéral l'envoie sur un récif. Il est secouru par le Wittelsbach, le Wettin et par le petit croiseur SMS Ariadne. Il peut atteindre ensuite Kiel par sa propre propulsion et subit des réparations à Wilhelmshaven.

Le SMS Mecklenburg repart le pour les exercices et les manœuvres habituelles, dont une rencontre avec des navires de la flotte britannique en août devant Swinemünde. Le navire poursuit son service au sein de la Ire escadre, jusqu'au , date à laquelle il est remplacé par le SMS Ostfriesland. Le Mecklenburg entre alors dans la division de réserve de la mer du Nord, puis de celle de la mer Baltique, l'année suivante. Il participe aux grandes manœuvres d'automne de 1912, commandé par le Kapitän zur See von Mantey[1]. Il forme ensuite la IIIe escadre avec les SMS Wittelsbach, SMS Wettin (navire-école pour l'artillerie de marine), SMS Zähringen, SMS Schwaben et le SMS Elsaß (qui appartenait auparavant à la Ire escadre).

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, le SMS Mecklenburg est réactivé et forme avec ses sister-ships la nouvelle IVe escadre. Bien qu'elle fasse partie de la Hochseeflotte, cette escadre est commandée directement au début par le chef de la flotte de la mer Baltique, le grand-amiral Henri de Prusse (frère du Kaiser). Le navire est engagé dans des actions en mer Baltique orientale, contre la marine impériale russe, entre le 5 et le , et entre les 22 et 26 suivants.

Du au , il est en mission pour la défense côtière de la région de l'embouchure de l'Elbe. Il fait toutefois une sortie au nord de l'île de Gotland entre le 8 et le , puis il surveille les abords d'Altenbruch[2], jusqu'au .


Au début de , le haut état-major décide d'une opération d'envergure dans le golfe de Riga, avec pour objectif un débarquement futur à Saint-Pétersbourg et en Carélie. Le Mecklenburg part donc pour Kiel, puis Dantzig. Le et le , il prend part à des actions au nord de l'île de Gotland, et le atteint Libau, où des engagements ont lieu entre le 7 et le  ; entre le 9 et le  ; ainsi qu'entre les 21 et . Le navire reste à Libau à la fin des combats. Cependant l'apparition de la nouvelle classe Gangut russe et le déroulement de cette guerre navale, avec l'utilisation de plus en plus de mines et de torpilles, provoque des doutes à propos de la capacité de ces navires anciens de la IVe escadre à affronter les combats de manière efficace. Le naufrage du SMS Prinz Adalbert à cause d'une mine, le , renforce encore ces doutes. Aussi le Wettin, le Zähringen, le Schwaben, ainsi que le croiseur cuirassé SMS Prinz Heinrich sont-ils rapatriés à Kiel, le suivant. Le Mecklenburg demeure à Libau pour remplacer le Prinz Heinrich dans ses missions de reconnaissance. Finalement, il rejoint Kiel, le , pour être mis hors service le .

Le SMS Mecklenburg sert d'abord de navire-prison, puis à partir du début du mois de de casernement pour les équipages des sous-marins immobilisés à Kiel pour entretien ou réparation. Il est rayé des listes de la marine, le et vendu, le à une entreprise de démolition navale de Kiel, pour 1 750 000 marks.

Commadants de bordModifier

  • - : Kapitän zur See Johannes Wallmann
  • - : Kapitän zur See Alfred Ehrlich
  • - : Kapitän zur See Adolf Paschen
  • - : Kapitän zur See Adolf Josephi
  • Mars - : Kapitän zur See Walter Voit
  • - : Kapitän zur See Georg Wuthmann
  • - : Kapitän zur See Wigand Bossart
  • - : Kapitän zur See Gisberth Jasper
  • - : Kapitän zur See Max Witschel
  • 9 au : Kapitän zur See Max Hahn
  • - : Kapitän zur See Eberhard von Mantey
  • - : Kapitän zur See Wilhelm Tägert
  • Septembre - : Korvettenkapitän Franz Pfeiffer
  • - : Kapitän zur See Hans Klappenbach

NotesModifier

  1. Professeur à l'académie de marine de Kiel
  2. Aujourd'hui quartier portuaire de Cuxhaven

BibliographieModifier

  • (de) Erich Gröner, Dieter Jung et Martin Maass, Die deutschen Kriegsschiffe 1815-1945, Munich, Bernard & Graefe, 1982

SourceModifier