Rue de la Verrerie (Paris)

rue de Paris, France

4e arrt
Rue de la Verrerie
Image illustrative de l’article Rue de la Verrerie (Paris)
Partie occidentale de la rue.
Situation
Arrondissement 4e
Quartier Saint-Merri
Saint-Gervais
Début 13, rue du Bourg-Tibourg
Fin 26, rue Saint-Martin
Morphologie
Longueur 452 m
Largeur 12 m
Historique
Dénomination XIIe siècle
Ancien nom Rue de la Verrerie
rue Saint-Merri
rue de la Voirerie
rue de la Varerie
rue de la Voirie
Géocodification
Ville de Paris 9727
DGI 9704
Géolocalisation sur la carte : 4e arrondissement de Paris
(Voir situation sur carte : 4e arrondissement de Paris)
Rue de la Verrerie
Géolocalisation sur la carte : Paris
(Voir situation sur carte : Paris)
Rue de la Verrerie
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La rue de la Verrerie est une voie, ancienne, située dans les quartiers Saint-Merri et Saint-Gervais du 4e arrondissement de Paris.

Situation et accèsModifier

La rue de la Verrerie, d'une longueur de 452 mètres, est située dans le 4e arrondissement, quartiers Saint-Gervais et Saint-Merri, et commence au 13, rue du Bourg-Tibourg et finit au 26, rue Saint-Martin.

Origine du nomModifier

L'origine du nom de la rue est incertaine. Elle proviendrait d'une ou de plusieurs verreries qui y étaient installées au XIIe siècle ou d'un de ses habitants en 1185, Guy le Verrier ou le Vitrier[1].

HistoriqueModifier

 
Vue de la rue en 1981.

C'est l'une des plus anciennes voies de Paris. Au Haut-Moyen-Âge, elle aurait été à la limite des crues extrêmes de la Seine en bordure nord du monceau Saint-Gervais, butte insubmersible dominant l'ancien marécage qui s'étendait sur la rive droite avant le drainage de cette zone. Elle est englobée par la première enceinte de la rive droite datant du Xe siècle ou du XIe siècle[2].

Elle faisait partie, avec la rue du Roi-de-Sicile, d'un axe est-ouest parallèle à la Seine en liaison avec les Halles[3].

Elle est connue son nom actuel dès le XIIe siècle, toutefois la partie de cette voie publique qui avoisine l'église Saint-Merri portait, en 1380, le nom de « rue Saint-Merri ».

Elle est citée dans Le Dit des rues de Paris, de Guillot de Paris, sous la forme « rue de la Verrerie ».

Elle porta par la suite plusieurs noms variés tels que « rue de la Voirerie », « rue de la Varerie », « rue de la Voirie », etc.

Une communauté d'émailleurs et peintres sur verre s'y installa, et Jacquemin Gringonneur y habitait sous le règne de Charles VI. Le XVIIe siècle remplaça l'usage de vitraux par celui du verre, et, peu à peu, cette communauté déclina par manque de travail.

Elle est citée sous le nom de « rue de la Verrerie » dans un manuscrit de 1636 ou le procès-verbal de visite, en date du , indique : « que nous avons trouvé la plus grande partie salle et pleine d'immundices ».

Deux arrêts du conseil des et , ordonnèrent l'élargissement de cette voie publique :

« Sa Majesté désirant procurer la décoration de sa bonne ville de Paris, et la commodité pour le passage dans les rues d'icelle, principalement en celle “de la Verrie”, qui est le passage ordinaire pour aller de son chasteau du Louvre en celuy de Vincennes, et le chemin par lequel se font les entrées des ambassadeurs des princes étrangers. »

Une décision ministérielle du 18 vendémiaire an VI () signée Letourneux fixe la moindre largeur de cette voie publique à 10 mètres. Cette largeur est portée à 12 mètres, en vertu d'une ordonnance royale du .

Au XIXe siècle, la rue de la Verrerie, d'une longueur de 452 mètres, qui était située dans l'ancien 7e arrondissement commençait au 39, place du Marché-Saint-Jean et au 1, rue du Bourg-Tibourg et finissait au 64, rue des Arcis et 2, rue Saint-Martin. Les numéros impairs, de 1 à 41 et les numéros pairs, de 2 à 42 étaient du quartier du Marché-Saint-Jean[4]. Les numéros impairs, de 43 à la fin étaient du quartier des Arcis[5] et les numéros pairs, de 44 à la fin étaient du quartier Sainte-Avoye[6].

La rue de la Verrerie est mentionnée dans le poème de Guillaume Apollinaire Le Musicien de Saint-Merry, du recueil Calligrammes sorti en 1918.

Le percement de la rue de Rivoli au cours des années 1850 a amené l'arasement des terrains environnant pour assurer la continuité du profil de cette nouvelle voie, laissant la rue de la Verrerie à son niveau d'origine un peu plus élevé, ce qui explique la pente de la rue des Archives à son arrivée rue de Rivoli et l'escalier sur un trottoir de la rue des Mauvais-Garçons[7].

Début 2019, le maire du 4e arrondissement Ariel Weil annonce la transformation de la rue en « plateau piétonnier »[8].

En juin 2019, la place Harvey-Milk a été officiellement inaugurée, au carrefour avec la rue des Archives[9].

Bâtiments remarquables et lieux de mémoireModifier

Institutions publiquesModifier

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Notes et référencesModifier

  1. Danielle Chadych, Le Marais, Paris, Parigramme, , 638 p. (ISBN 2 84096 188 1), p. 351
  2. Renaud Gagneux, Emmanuel Gaffard, Sur les traces des enceintes de Paris, Paris, Parigramme, , 246 p. (ISBN 2 84096 322 1), p. 16-17
  3. Danielle Chadych, Le Marais, Paris, Parigramme, , 638 p. (ISBN 2 84096 188 1), p. 352
  4. Cadastre de Paris par îlot (1810-1836), plan 27e quartier « Marché Saint-Jean », îlot no 6, F/31/85/07, îlot no 7, F/31/85/08, îlot no 8, F/31/85/09, îlot no 9, F/31/85/10, îlot no 10, F/31/85/11, îlot no 11, F/31/85/12.
  5. Cadastre de Paris par îlot (1810-1836), plan 28e quartier « Arcis », îlot no 1, F/31/86/02, îlot no 2, F/31/86/03, îlot no 6, F/31/86/07.
  6. Cadastre de Paris par îlot (1810-1836), plan 25e quartier « Sainte-Avoie », îlot no 1, F/31/86/16, îlot no 19, F/31/86/34, îlot no 20, F/31/86/35.
  7. Danielle Chadych, Le Marais, Paris, Parigramme, , 638 p. (ISBN 2 84096 188 1), p. 42
  8. Philippe Baverel, « Paris : la rue de la Verrerie se transforme en "plateau piétonnier" », leparisien.fr, 28 avril 2019.
  9. « La Ville de Paris rend hommage à des personnalités LGBT+ », sur France 24,
  10. Étienne Pattou, 2010, Famille(s) Chevalier
  11. « Histoire de la Cour nationale du droit d'asile », sur www.cnda.fr.
  12. François Sureau, Le Chemin des morts.

AnnexesModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier