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Rue des Archives (Paris)

rue de Paris, France
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Rue des Archives.

3e, 4e arrts
Rue des Archives
Image illustrative de l’article Rue des Archives (Paris)
Situation
Arrondissements 3e, 4e
Quartiers Enfants-Rouges
Archives
Sainte-Avoye
Saint-Merri
Saint-Gervais
Début 50, rue de Rivoli
Fin 51, rue de Bretagne
Morphologie
Longueur 900 m
Largeur 15 m
Historique
Création XIIIe siècle
Dénomination 1874
Géocodification
Ville de Paris 0397
DGI 0420

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue des Archives
Images sur Wikimedia Commons Images sur Wikimedia Commons

La rue des Archives est une voie située à la limite des 3e et 4e arrondissements de Paris.

Sommaire

Situation et accèsModifier

Ce site est desservi par les stations de métro Hôtel de Ville et Rambuteau.

Origine du nomModifier

Cette rue doit son nom au fait qu'elle longe les Archives nationales.

HistoriqueModifier

 
Le tracé de l'enceinte, entre la rue du Temple (porte du Temple) et la rue des Archives (porte de Chaume).

L'enceinte de Philippe Auguste coupait initialement la rue au niveau du no 54 avant qu'une porte, la porte (ou poterne) du Chaume, n'y soit percée à la fin du XIIIe siècle.

Les rues du Chaume, du Grand Chantier et des Enfants Rouges ont été ouvertes à la fin du XIIIe siècle comme voie principale du lotissement de la Ville-Neuve du Temple créé par l'ordre des templiers et formaient jadis la rue Neuve-du-Temple.

Le , un décret déclare d'utilité publique l'alignement des rues des Billettes, de l'Homme-Armé, du Chaume, du Grand-Chantier, des Enfants-Rouges et Molay[1]. L'ensemble doit former un axe unique traversant le Marais[2].

En 1874, la rue des Archives est créée par la fusion de[3] :

En 1890, la rue est prolongée entre la rue Rambuteau et la rue de Rivoli par l'absorption de :

Avant 1910, la rue des Archives finissait rue Dupetit-Thouars. À cette époque, on a donné le nom de rue Eugène-Spuller à la partie de la rue des Archives comprise entre la rue de Bretagne et la rue Dupetit-Thouars.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoireModifier

L'alignement décidé en 1863 n'a pas été complètement suivi d'effets et des bâtiments historiques ont donc été conservés :

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  • Maison dite « de Jacques Cœur » parce qu'elle fut la propriété d'une de ses descendantes (no 40, école maternelle), rue de l'Homme-Armé.
  • No 45 : ancien couvent des Pères de la Merci ; présence de deux cadrans solaires muraux à l'intérieur de la cour, un seul visible de la rue.

Sur la partie le long de l'ancien couvent, la rue a conservé sa largeur initiale.

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  • Angle nord-est du carrefour des rues des Archives et des Francs-Bourgeois : vestige d'une fontaine transformée en regard lors de la reconstruction de l'hôtel de Soubise, puis remaniée en 1959 après ouverture d'une porte dans ce pan coupé[4]. Une plaque y indique le niveau de la mer mesuré dans le bassin du port de Marseille, ainsi que sa différence avec le niveau zéro du Pont de la Tournelle[5].

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Plus haut dans la rue, on trouve d'autres édifices intéressants, notamment aux nos 79, 81, 85 et 90[6].

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En littératureModifier

Dans le roman Ferragus, d'Honoré de Balzac, la veuve Gruget habite le no 12 de la « rue des Enfants-Rouges ». C'est là où Jules Desmarets écoute la conférence entre sa femme et Ferragus XXIII[7].

AnnexesModifier

RéférencesModifier

  1. Adolphe Alphand (dir.), Adrien Deville et Émile Hochereau, Ville de Paris : recueil des lettres patentes, ordonnances royales, décrets et arrêtés préfectoraux concernant les voies publiques, Paris, Imprimerie nouvelle (association ouvrière), , « Décret du 23 mai 1863 », p. 348.
  2. Plan d'ensemble des travaux de Paris à l'échelle de 0,001 pour 10 mètres (1/10 000) indiquant les voies exécutées et projetées de 1851 à 1868 [lire en ligne].
  3. op. cit., « Arrêté du 25 juin 1874 », p. 402.
  4. a et b Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, t. 1, p. 104.
  5. « Paristoric »
  6. Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, t. 1, p. 105 et 106.
  7. Honoré de Balzac,Ferragus, tome V de La Comédie humaine dans la Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1977.

SourcesModifier