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Rue Fabert (Paris)

rue de Paris, France
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Rue Fabert.

7e arrt
Rue Fabert
Image illustrative de l’article Rue Fabert (Paris)
La rue Fabert en 2019.
Situation
Arrondissement 7e
Quartier Invalides
Début 32, quai d’Orsay
Fin 146, rue de Grenelle
Morphologie
Longueur 460 m
Largeur 12 m
Historique
Création 1804
Dénomination Décret du
Ancien nom Rue d'Iéna, Rue d'Austerlitz (1806)
Géocodification
Ville de Paris 3501
DGI 3477

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue Fabert
Images sur Wikimedia Commons Images sur Wikimedia Commons

La rue Fabert est une rue du 7e arrondissement de Paris.

Situation et accèsModifier

Longue de 460 m, elle débute au 32, quai d’Orsay et se termine au 146, rue de Grenelle. Elle longe l’esplanade des Invalides sur son côté ouest. Elle est en sens unique dans le sens nord-sud.

Le quartier est desservi par les lignes de bus RATP 63 69 82 et par les lignes     aux stations La Tour-Maubourg et Invalides. La gare des Invalides de la ligne C se situe à proximité de la partie nord de la rue.

Origine du nomModifier

 
Abraham Fabert.

Cette voie honore Abraham Fabert (1599-1662), maréchal de France.

HistoriqueModifier

La rue Fabert apparaît sur le grand plan de Paris (1796) d'Edme Verniquet, mais sans dénomination. Elle est ouverte en 1804 à la suite de l’aménagement de l’esplanade des Invalides réalisé entre 1804 et 1807[1]. En 1806, elle est baptisée « rue d'Austerlitz » (à ne pas confondre avec les petite et grande rues d'Austerlitz dans le 13e arrondissement ou l'actuelle rue d'Austerlitz dans le 12e arrondissement[2]).

Cette voie proche de l’hôtel des Invalides a reçu son nom actuel par décret du .

En janvier 1910, la rue est touchée par la crue de la Seine. Le musée Carnavalet en conserve une photo, prise à l’angle de la rue Saint-Dominique, montrant un officier et son épouse quittant leur appartement de l'Esplanade des Invalides, portés par leurs domestiques qui ont de l'eau jusqu'aux chevilles[3].

Bâtiments remarquables et lieux de mémoireModifier

  • No 6 : hôtel d'Haussonville, partiellement surélevé en 1894 pour le vicomte de Chézelles[4] ; abrite, depuis 1949, les locaux de l'ambassade d'Autriche en France.
  • No 18 : restaurant Le Divellec ; c’est au sortir de cet établissement, en novembre 1994, que Mazarine, alors inconnue, est pour la première fois photographiée aux côtés de son père, François Mitterrand ; cette photo, publiée en première page de Paris Match, révèle son existence au grand public[5].
  • No 26 : immeuble de 1912 ; architecte et maître d’œuvre : Charles Duval, Emmanuel Gonse[6].
  • No 40 ter : on peut lire au-dessus de la porte l’inscription « MELLERIO FUMISTE », signalant qu’à cet endroit se trouvait une « fumisterie », entreprise gérée par des émigrés italiens dont l’activité consistait à empêcher les cheminées de fumer[7].

Bâtiment détruitModifier

  • No 50 : agence Grande photographie des enfants de France, 1890[8].

RéférencesModifier

  1. Le 7e arrondissement. Itinéraires d’histoire et d’architecture, Collection « Paris en 80 quartiers », Action artistique de la ville de Paris, 2000 (ISBN 2-913246-27-3).
  2. Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, édition de 1844, p. 40 [lire en ligne].
  3. « Rue Fabert », Musée Carnavalet, Paris.
  4. Protections patrimoniales, 7e arrondissement, Ville de Paris, Règlement du PLU, tome 2, annexe VI, p. 223 à 432.
  5. Patrice Duhamel, Jacques Santamaria, L’Élysée. Coulisses et secrets d’un palais, Plon, 2012 (ISBN 978-2-259-21764-4).
  6. « 26, rue Fabert », sur pss-archi.eu.
  7. Silvia Ceccomori, « Les ramoneurs-mécènes lombards », Hommes & Migrations, 2017.
  8. Grande photographie des enfants de France, sur gallica.bnf.fr.

AnnexesModifier

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Articles connexesModifier