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3e, 4e arrts
Rue Beaubourg
Image illustrative de l’article Rue Beaubourg
Situation
Arrondissements 3e
4e
Quartiers Sainte-Avoye
Arts-et-Métiers
Saint-Merri
Début 14, rue Simon-le-Franc
Fin 48, rue de Turbigo
Morphologie
Longueur 588 m
Largeur 20 et 30 m
Géocodification
Ville de Paris 0755
DGI 0759

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue Beaubourg
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La rue Beaubourg est une voie, ancienne, qui se situe à cheval sur le 3e arrondissement et le 4e arrondissement de Paris.

Sommaire

Situation et accèsModifier

Actuellement, en venant de la Seine, elle prolonge la rue du Renard à partir de la rue Simon-le-Franc. Elle est située dans les 3e et 4e arrondissements de Paris, quartiers Sainte-Avoye, Arts-et-Métiers et Saint-Merri. Elle débute au 14, rue Simon-le-Franc et se termine au 48, rue de Turbigo.

La rue Beaubourg est desservie par la ligne    à la station Rambuteau et par les lignes    et    à la station Arts et Métiers.

Origine du nomModifier

La rue fut créée à partir de la voie principale du bourg, appelé du « Beau-Bourg », qui a été absorbé par Paris lors de la construction de l'enceinte de Philippe Auguste bâtie de 1190 à 1210.

HistoriqueModifier

Au début du XIe siècle, quelques paysans vinrent bâtir en cet endroit plusieurs chaumières dont le nombre augmenta rapidement. Ces habitations formèrent, vers le milieu du XIIe siècle, un village assez étendu auquel on donna bientôt le nom de Beau-Bourg[1].

Ce bourg comprenait l'espace limité par les rues Maubué (absorbée par la rue Simon-le-Franc), Grenier-Saint-Lazare, Saint-Martin et Sainte-Avoie. Ce territoire fut en partie renfermé dans Paris, sous Philippe Auguste, par la nouvelle enceinte bâtie de 1190 à 1210.

La partie de la rue qui était dans Paris s'est appelée « rue de la Poterne », puis « rue de la Fausse-Poterne », en raison d'une des portes de la ville qu'on voyait dans cette voie publique entre les rues du Grenier-Saint-Lazare et Michel-le-Comte.

La partie qui était hors de Paris s'est appelée « rue Oultre-la-Poterne-Nicolas-Hydron ». Ces deux tronçons furent ensuite réunis en 1851 sous le nom de « rue Beaubourg ».

Une décision ministérielle du 18 vendémiaire an VI () signée Letourneux fixe la moindre largeur de cette voie publique à 8 mètres. En vertu d'une ordonnance royale du , sa largeur est portée à 10 mètres.

Au XIXe siècle, située dans l'ancien 7e arrondissement, quartier Sainte-Avoye, cette voie d'une longueur de 282 mètres, commençait au 2, rue Maubué et au 22, rue Simon-le-Franc et se terminait au 1, rue du Grenier-Saint-Lazare et au 39, rue Michel-le-Comte.

Les numéros de la rue étaient noirs[2]. Le dernier numéro impair était le no 65 et le dernier numéro pair était le no 64[3].

La rue Beaubourg actuelle résulte, par arrêté du , de la fusion de quatre rues :

  1. entre la rue Simon-le-Franc et la rue Michel-le-Comte : la « rue Beaubourg », tracée depuis le XIe siècle, qui était née de la fusion de deux sections situées de part et d'autre de l'enceinte de Philippe Auguste :
    Une rue située dans Paris appelée « rue de la Poterne », puis « rue de la Fausse-Poterne ».
    Une rue située hors de Paris appelée « rue Oultre-la-Poterne-Nicolas-Hydron » ;
  2. entre la rue Michel-le-Comte et la rue au Maire : la rue Transnonain ouverte au début du XIIIe siècle ;
  3. entre la rue au Maire et la rue Bailly : le passage au Maire ;
  4. entre la rue Bailly et la rue Réaumur : la rue Saint-Hugues.

La rue Beaubourg a perdu presque toutes ses vieilles maisons, côté pair, lors de la rectification de son tracé en 1911 qui visait à en faire une pénétrante nord-sud.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoireModifier

Notes, sources et référencesModifier

  1. Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments.
  2. Jean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, 1817.
  3. Cadastre de Paris par îlot (1810-1836), plan 25e quartier « Sainte-Avoye », îlot no 4, F/31/86/19, îlot no 5, F/31/86/20, îlot no 10, F/31/86/25, îlot no 11, F/31/86/26, îlot no 12, F/31/86/27, îlot no 13, F/31/86/28, îlot no 14, F/31/86/29, îlot no 15, F/31/86/30.
  4. a et b « Georges Baudy, fabricant bijoutier-joaillier-orfèvre, 26 et 61-63, rue Beaubourg, Paris (culture.gouv.) », 8 février 1911 au 15 mars 1921.
  5. a et b Pierre et Marie-Renée Ucciani, Le Pays d'Auge, septembre-octobre 2012, 62e année, no 5 (ISSN 1149-3305).
  6. a et b Marie-Renée Ucciani, programme des expositions 2014, Le Villare – Villers-sur-Mer.
  7. Alexis Jakuboxiwz, « Aux sources de Daniel Templon », Vanity Fair, no 40, octobre 2016, p. 54-55.
  8. « Décès du sapeur Philippe BOULAI de la brigade de la sapeurs-pompiers de Paris », defense.gouv.fr, 30 mai 2018.

BibliographieModifier