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Roger Beaussart

prélat français, évêque auxiliaire de Paris de 1935 à 1945 après avoir dirigé le collège Stanislas de 1928 à 1932

Roger Beaussart
Biographie
Nom de naissance Henri Roger Marie Beaussart
Naissance
Épinal (Vosges)
Ordination sacerdotale
Décès (à 72 ans)
Paris (4e arr.)
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale par Mgr Jean Verdier
Dernier titre ou fonction Archevêque titulaire de Mocissus
Archevêque titulaire de Mocissus
Évêque titulaire d'Elatée
Évêque auxiliaire de Paris

Ornements extérieurs Evêques.svg
Blason à dessiner.svg
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Henri Roger Marie Beaussart, né le 15 juillet 1879 à Épinal et mort le 29 février 1952 à Paris est un prélat français, évêque auxiliaire de Paris de 1935 à 1945 après avoir dirigé le collège Stanislas de 1928 à 1932.

Sommaire

BiographieModifier

Roger Beaussart est né le 15 juillet 1879 à Épinal (Vosges). Il est le fils de Léon Beaussart, rédacteur en chef du journal conservateur Le Vosgien et de Louise Chateignier.

Il est élève de la Maîtrise de Notre-Dame avant d'être ordonné prêtre pour le diocèse de Paris le 19 décembre 1903. Il remplit alors pendant 22 ans les fonctions de sous-préfet puis de préfet de philosophie au Collège Stanislas, il devient premier aumônier de l'établissement en 1913 puis est mis au service de l'hôpital auxiliaire installé dans les bâtiments pendant la Première Guerre Mondiale. En 1925, il est nommé curé de Saint-Jacques-du-Haut-Pas puis retourne au Collège Stanislas pour en devenir directeur (1928-1932) tout en présidant l'Alliance des Maisons d'éducation chrétienne. Il devient ensuite vicaire général, archidiacre de Saint-Denis avant de devenir évêque auxiliaire en 1935. Depuis l'époque du Collège Stanislas, il est proche de Raïssa et Jacques Maritain, de Vladimir Ghika avec lesquels il participe à la fondation du Groupe d'Etudes Thomistes (1925).

D'après Michèle Cointet, Mgr Beaussart s'est illustré avant la Seconde Guerre mondiale dans des missions diplomatiques officieuses : il est attaché depuis l'avant-guerre à un rapprochement entre la papauté et le Reich. Il rencontre Papen, ambassadeur à Vienne, en 1938. En 1939, envoyé par le gouvernement français en Espagne afin de renouer avec Franco et l'épiscopat espagnol. Il est également chargé de diverses missions en Hongrie et en Roumanie[1].

Évêque auxiliaire de Paris de 1935 à 1945, il est élu Vicaire capitulaire en 1940 à la mort du Cardinal Jean Verdier et en 1949 à la mort du Cardinal Emmanuel Suhard. C'est ce qui lui vaut de conduire, le 19 mai 1940 une procession patriotique à Notre Dame, à Paris devant le chef du gouvernement et de nombreux membres du gouvernement[2]. Il est nommé membre de la Commission de la jeunesse du Conseil national et sera mandaté par l’assemblée des cardinaux et archevêques de France pour s'opposer au projet de mouvement de jeunesse unique[3], puis désigné par Mgr Suhard, archevêque de Paris pour le remplacer au Conseil national[1]. En mai 1943, il se propose d'aller au Vatican où il se fait fort de reprendre son œuvre de rapprochement entre la Curie et les Allemands[1].

À la Libération de Paris, en août 1944, il représente le cardinal Suhard, archevêque de Paris, auprès des nouvelles autorités, car le cardinal Suhard qui avait donné l'absoute lors des obsèques de Philippe Henriot était persona non grata auprès du général de Gaulle[4].

Il figure dans la liste des 12 évêques suspects établi par le Comité français de la Libération nationale en septembre 1943, mais n'y figure plus en juillet 1944[5]. À la suite d'un accord entre Pie XII et le général de Gaulle, il présente finalement sa démission en juillet 1945[6].

Roger Beaussart décède le 29 février 1952 à Paris. Ses funérailles sont organisées à la cathédrale Notre-Dame de Paris et son inhumation au cimetière du Père-Lachaise (82e division)[7].

Notes et référencesModifier

  1. a b et c Michèle Cointet, L'Église sous Vichy, 1940-1045, Perrin, 1998, p.328
  2. Cointet, op.cit., p.11
  3. Cointet, op.cit., p.158
  4. Cointet, op.cit., p.341-343
  5. Cointet, op.cit., p.353-355
  6. Cointet, op.cit., p.357
  7. Répertoire annuel d'inhumation, 5 mars 1952, n°330, page 23

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier