Rock en Seine

Festival de musique à Saint-Cloud

Rock en Seine
Image illustrative de l’article Rock en Seine
La grande scène de nuit.

Lieu Parc de Saint-Cloud
Coordonnées 48° 50′ 00″ nord, 2° 12′ 00″ est
Période Fin août
Scènes Grande scène
Scène de la cascade
Scène de l'industrie
Scène du Bosquet
Scène Île-de-France
Scène Firestone
Capacité 40 000 festivaliers par jour depuis 2013
Date de création 2003
Fondateurs François Missonnier
Salomon Hazot
Christophe Davy
Direction Matthieu Ducos
Site web rockenseine.com

Rock en Seine est un festival qui a lieu dans le parc de Saint-Cloud aux portes de Paris, au cœur de jardins historiques dessinés par Le Nôtre.

HistoriqueModifier

En 2003, la première édition se déroule le mercredi sur deux scènes et avec dix groupes.

En 2004, le festival passe à deux jours et double le nombre de groupes. Le festival s'ouvre à d'autres formes artistiques que la musique avec Rockfolio (exposition photo de Claude Gassian), Rock en Strophes et Rock en Clips.

En 2005, le site du festival s'agrandit afin de permettre l'installation d'une troisième scène, et met en place un camping.

En 2006, l'exposition photo est consacrée à Jean-Baptiste Mondino[1].

En 2007, le festival s'étend sur trois jours, les 24, 25 et , et lance son blog[2].

L'édition 2009 est marquée par l'annulation d'Oasis à cause d'une grosse dispute entre ses membres en coulisse qui entraîne sa dissolution.

En 2011, le festival s'agrandit avec une quatrième scène dans une nouvelle zone qui permet d'augmenter la capacité du festival de 2000 personnes par jour[3].

En 2015, le paiement sans contact est une nouveauté proposée par un bracelet « Cashless » de Weezevent.

En 2017, le festival est racheté par l'homme d'affaires Matthieu Pigasse[4] associé à AEG. Sarah Schmitt devient directrice générale de Rock en Seine et succède ainsi à François Missonnier.

En 2020, le festival, qui devait accueillir le groupe Rage Against the Machine en tête d'affiche, est annulé à cause de l'épidémie de la maladie à Coronavirus[5]. Une mini édition est organisée fin aout, le Festival des Festivals[6].

En 2021, la direction du festival est confiée à Matthieu Ducos[7]. Elle n'a une nouvelle fois pas lieu sous sa forme habituelle, mais les organisateurs promettent néanmoins une édition 2022 « exceptionnelle »[8].

FréquentationModifier

Années Dates Festivaliers
2003 27 août 22 000[1]
2004 27-28 août 48 000[1]
2005 25-26 août 46 000[1]
2006 25-26 août 57 000[9]
2007 24-26 août 65 000[9]
2008 20, 28 et 29 août 76 000[10]
2009 28-30 août 97 000[11]
2010 27-29 août 105 000[12]
2011 26-28 août 108 000[3]
2012 24-26 août 110 000[13]
2013 23-25 août 118 000[13]
2014 22-24 août 120 000[14]
2015 28-30 août 120 000[14]
2016 26-28 août 110 000[15]
2017 25-27 août 110 000[16]
2018 24-26 août 90 000[17]
2019 23-25 août 100 000[18]

En 2018, la baisse de fréquentation, 20 000 spectateurs pour un maximum possible de 40 000, est concentrée principalement sur le premier jour qui voit comme tête d'affiche le groupe PNL, ce qui s'explique par l'organisation d'un événement concurrent[17].

Les scènesModifier

Si, à ses débuts, Rock en Seine comptait deux scènes, il en compte désormais six :

  • la grande scène, qui peut accueillir jusqu'à 30 000 spectateurs avec deux écrans géants 16/9 sur ses côtés ;
  • la scène de la cascade, avec une capacité maximale de 20 000 spectateurs avec deux écrans géants sur ses côtés ;
  • la scène de l'industrie (10 000 spectateurs) ;
  • la scène du bosquet ;
  • la scène Île-de-France ;
  • la scène sponsorisée par Firestone, portant son nom.

Les « Avant Seine »Modifier

En 2005, pour sa troisième édition, et avec le soutien de la région Île-de-France, Rock en Seine a inauguré « Les Avant Seine ». Une sélection de groupes franciliens rejoignent la programmation officielle de festival. L'opération des Avant Seine permet depuis 2005 de mettre un coup de projecteur sur la scène rock francilienne. Chaque année, les six groupes sélectionnés ont pu se produire sur une des scènes du festival et un de leurs titres a été édité sur une compilation diffusée gratuitement à 80 000 exemplaires.

BudgetModifier

Années Budget (€)
2005 2,2 millions[1]
2006 2,4 millions[1]
2007 3,5 millions[9]
2009 4,3 millions[10]
2010 5 millions[12]
2013 6,5 millions[13]
2019 7,5 millions[20]

En 2013, le festival se voit supprimer la subvention des Hauts-de-Seine (265 000 euros en 2012) mais bénéficie toujours du soutien de la région Île-de-France à hauteur de 650 000 euros[13].

Le parc national de Saint-CloudModifier

Le festival a lieu dans la partie basse du parc du domaine national de Saint-Cloud, un lieu aux portes de Paris, à cinq minutes de la station de métro Boulogne - Pont de Saint-Cloud. Ce site, conçu par Le Nôtre au XVIIe siècle, est le premier jardin à avoir été classé monument historique en 1994. Il propose, sur 460 hectares de verdure, des jardins, une forêt, et un parc composé de bassins, bosquets, cascades et statues qui mènent jusqu'à la Seine.

Pour approfondirModifier

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Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e et f « Rock en Seine : Radiohead, tant attendu à Saint-Cloud », sur L'Obs, (consulté le )
  2. Samuel & Anne-Laure Degasne, « Blog officiel festival Rock en Seine », sur Over-blog,
  3. a et b AFP, « Rock en Seine: record de fréquentation », Le Figaro,‎ (lire en ligne  , consulté le )
  4. « L'homme d'affaires Matthieu Pigasse s'offre le festival Rock en Seine », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  5. « L'édition 2020 de Rock en Seine n'aura pas lieu : le dernier grand festival de l'été est reporté à 2021 », sur Franceinfo, (consulté le )
  6. « Entre Rock en Seine et “Taratata”, le Festival des festivals joue la carte grand public », sur telerama.fr
  7. Bonjour Paris, « Festivals en format assis: "c'est une mauvaise nouvelle" pour Matthieu Ducos, directeur du festival Rock en Seine », sur bfmtv.com,
  8. Théau BERTHELOT, « Rock en Seine annulé : le festival prévoit une édition 2022 "exceptionnelle" », sur http://www.chartsinfrance.net/,
  9. a b et c Mathilde Carton, « Rock en Seine laisse couler la polémique », sur Libération, (consulté le )
  10. a et b « Rock en Seine vise le record », sur Le Parisien, (consulté le )
  11. Ludovic Basque, « Rock en Seine 2009 », sur RFI, (consulté le )
  12. a et b Martine Robert, « Rock en Seine fait carton plein », sur Les Échos, (consulté le )
  13. a b c et d « Record de fréquentation à Rock en Seine », sur Libération, (consulté le )
  14. a et b Mathilde Doiezie, « Le retour des fils prodigues à Rock en Seine », sur Le Figaro, (consulté le )
  15. « Rock en Seine 2016 : un peu moins de monde cette année », France 3 Paris Ile-de-France,‎ (lire en ligne, consulté le )
  16. Le Point, magazine, « Rock en Seine: une 15 édition réussie avant un nouveau cycle », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le )
  17. a et b « Baisse de la fréquentation pour Rock en Seine face à la concurrence », sur Franceinfo, (consulté le )
  18. Sylvain Siclier, « À Rock en Seine, un big band funky, des voix soul et un final avec Aphex Twin », sur Le Monde, (consulté le )
  19. a et b Jérôme Pichon, « Rock en Seine 2012 », sur RFI, (consulté le )
  20. Olivier Richard, « Festivals : un modèle fragilisé », sur Libération, (consulté le )