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Robert Vallery-Radot

homme de lettres, journaliste et trappiste français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Vallery-Radot.
Robert Vallery-Radot
Vallery Radot, Robert.jpg
Biographie
Naissance
Décès
(à 84 ans)
Bricquebec
Nom de naissance
Marie René Robert Vallery-RadotVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Conjoint
Marie Dordet (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Marie Brusset (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Louis Pasteur Vallery-Radot (cousin germain)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Nom en religion
Irénée Vallery-RadotVoir et modifier les données sur Wikidata
Ordre religieux
Distinctions

Robert Vallery-Radot (Robert Marie-René), né à Avallon le , mort le à Bricquebec, est un homme de lettres et journaliste français, et, à la fin de sa vie, un religieux cistercien (trappiste) [1].

BiographieModifier

Grand ami de François Mauriac et de Georges Bernanos avant la Première Guerre mondiale, il commence par écrire de la poésie et est rédacteur en chef des Cahiers de l'amitié française. Il fait partie du groupe d'action d'art Les Loups, initié par Anatole Belval-Delahaye. De 1914 à 1918, il est mobilisé comme chef de section et reçoit, à titre militaire, la Croix de guerre et la Légion d'honneur. En mars 1919, il est nommé rédacteur en chef de la formule hebdomadaire de L'Univers jusqu'en août.

Tout au long de la Renaissance littéraire catholique, certains des participants tentent de mettre en place un équivalent catholique de la Nouvelle revue française "qu'André Gide et ses proches fondent en 1909 : Robert Vallery-Radot et François Mauriac dans les années 1910 avec "Les Cahiers", Jacques Maritain à partir de 1925 avec la collection "Le Roseau d'Or" et, enfin, au début des années 1930 "Vigile" avec de nouveau Mauriac et Maritain associés à Charles Du Boston.... Francis James et Paul Claudel sont, dès les premiers pas de la "Nouvelle Revue Française ou NRF" invités à y collaborer."

En 1910, il reçoit le prix Archon-Despérouses[2].

Tenté par le fascisme durant les années 1930 et hostile à la franc-maçonnerie (il est vice-président de l'Union antimaçonnique de France à sa fondation en 1935)[3], il rejoint le régime de Vichy en 1940. Il assure la rédaction d'une feuille antimaçonnique, intitulée Documents Maçonniques (1941-1944) avec Bernard Faÿ et Jean Marquès-Rivière[4]. Il reçoit la Francisque[5]. Après la Seconde Guerre mondiale, recherché, il se réfugie en Espagne.

Ordonné prêtre en 1953, il finit ses jours à l'abbaye cistercienne de Bricquebec (Manche), où il devient le père Irénée.

Il est le cousin germain du professeur Louis Pasteur Vallery-Radot, de l'Académie française et membre du Conseil constitutionnel.

DiversModifier

En 1919, il prend [Quoi ?] la connaissance d'un moine bénédictin, Dom Bessel, qui essayait de relever le journal L'Univers "dont il avait pris la direction et il confia la rédaction en chef à Robert.... c'est alors qu'il reçut un article pour l'Univers signé Georges Bernanos, ami de Dom Bessel."

"Je reconnus tout de suite," écrira Robert, "le style de la grande race.... Georges était là, avec toute son âme... je lui écrivis que je désirais le container.... Une grande aventure commençait avec cette nouvelle amitié. L'entrevue avec Bernanos eut lieu dans la cour de l'Institut catholique après une messe pour les morts de la guerre. Bernanos écrit à ce sujet : "Vous n'avez pas oublié, cher Robert, ce garçon, un peu étrange avec son chapeau posé sur l'oreille, que vous vîtes, ce matin là pour la première fois.... Voilà déjà longtemps que nos destins se trouvent liés. Et bien avant que nous nous connûmes ils étaient, sans doute accordés à l'insu de tous, à notre insu, et même, j'ose le dire, en dépit de la logique, qui parait présider, et ne préside jamais aux divers événements de la vie, -heureusement- car alors qui voudrait vivre ?"

Robert Vallery-Radot flétrit les dogmes de progrès, de science et de démocratie, où il proclame que le "libéralisme est la mort de l'action". Il est alors président de la Section d'Action Française de Versailles. Il devient l'ami de Jacques Maritain, qui habite à Versailles aussi.

Maurice Barrès préside une des conférences et déclare : "Nous vous applaudissons, Vallery-Radot, car après avoir contribué à sauver votre pays, il vous appartient, à vous et à vos amis de dégager sa vraie figure et d'augmenter par là encore son prestige dans le monde. Nous attendons le message de ceux, qui après avoir sauvé la France,veulent définir son esprit et parfaire son visage."

PublicationsModifier

  • Les Grains de myrrhe. Les Chants de Chryseis. Les Dents du Sylvain. Au seuil de la demeure (1904-1906), Paris, E. Sansot, 1907.
  • « In Memoriam », poème, Paris, Plon-Nourrit, 1908.
  • L'Eau du puits, poèmes, Paris, Plon, 1909.
  • Leur Royaume, roman, Librairie Plon (1910) (trad. italienne : Il loro regno, Firenze, A. Salani Editore, 1930).
  • L'Homme de désir, Paris, Plon-Nourrit, (1913)
  • Anthologie de la Poésie catholique de Villon jusqu'à nos jours, Paris, G. Crès, 1916 (nouvelle éd. : Paris, Les Œuvres représentatives, 1933).
  • Le Réveil de l'esprit, Paris, Perrin et Cie, 1917.
  • L'Homme de douleur, Paris, G. Crès, 1918 (nouvelle éd. : Paris, Les Œuvres représentatives, 1932).
  • La Clé du festin, Paris, Bloud et Gay, 1925.
  • Lamennais ou Le prêtre malgré lui, Paris, Plon et Nourrit, 1931.
  • Le Secret de la nuit, Paris, éditions Saint-Michel, 1931.
  • Le Temps de la colère, Paris, B. Grasset, 1932 (à la mémoire d'Augustin Cochin).
  • Dictature de la maçonnerie, Paris, B. Grasset, 1934 ; 1935 (trad. allemande : Herrschaft der Loge : Ausbreitung, Macht. Zerfall, Einsiedeln, Benziger, 1935 ; trad. espagnole : Dictadura de la masoneria, Buenos Aires, Ediciones Sintesis, 1975).
  • Les Furieux de la paix, de Wilson à Eden, Paris, B. Grasset, 1936.
  • Israël et nous, Paris, B. Grasset, 1940.
  • La Franc-maçonnerie vous parle, Paris, les petits-fils de Plon et Nourrit, 1941.
  • Sources d'une doctrine nationale, de Joseph de Maistre à Charles Péguy, Paris, Sequana, 1942.
  • La Hongrie, royaume de saint Étienne, conférence du 23 mai 1939, faite en la salle des Centraux, Paris, édité par la Ligue « Le Franc-catholique », (1943)
  • La Paix maçonnique de 1919, conférence prononcée au Théâtre des Ambassadeurs à Paris, le 5 avril 1943, Paris, Cahiers des Documents maçonniques, 1943.
  • La Mission de Dom Vital Lehodey, Paris, Éditions du Cerf, 1956.
  • "La muse qui est la grâce. Souvenirs d’un ami", La Revue du Bas Poitou, n°3, mai-juin 1959, p. 156-199.
  • Melleray et son mystère, Nantes, édité par l'Abbaye de Melleray, 1964.
  • Bernard de Fontaines, abbé de Clairvaux, ou les Noces de la Grâce et de la Nature. Les années de formation (1090-1130), Tournai, Desclée, 1963.
  • Bernard de Fontaines, abbé de Clairvaux. Le Prophète de l'Occident (1130-1153), Tournai, Desclée, 1968.

SourcesModifier

  • Notice biographique dans Daniel Ligou (éd.), Dictionnaire de la franc-maçonnerie, (avec Georges Alquier, Robert Amadou, Paul Anxionnaz, etc.), Paris, Presses universitaires de France, « Quadrige Dicos Poche », 2004, p. 1247.
  • Anthologie de la Jeune Poésie Française, Edition des Loups (1911)
  • Laurent Vallery-Radot, La famille Vallery-Radot, 1575-2014, ascendances et alliances, les familles Süe, Sauvan, Legouvé et Pasteur. En ligne sur le site de l'Institut Pasteur : http://bibnum.pasteur.fr/app/photopro.sk/pasteur/detail?docid=32019 .
  • Anne Vallery-Radot, Rubriques : Robert Vallery-Radot, ami de Mauriac et de Bernanos, poéte, écrivain catholique, journaliste et homme de lettres.

Notes et référencesModifier

  1. Académie française
  2. http://www.academie-francaise.fr/prix-archon-desperouses.
  3. "Le Journal des débats", 3/3/1935
  4. Ésotérisme, occultisme, franc-maçonnerie et christianisme aux XIXe..., Volume 2, par Marie-France James, p.257 Texte en ligne
  5. Henry Coston, L'Ordre de la Francisque et la révolution nationale, Paris, Déterna, coll. « Documents pour l'histoire », (ISBN 2-913044-47-6), p. 177.

Liens externesModifier