Robert Hermann Schomburgk

explorateur allemand (1804-1865)

Sir Robert Hermann Schomburgk - est un explorateur prussien, devenu sujet britannique, né à Freyburg en électorat de Saxe et mort à Schöneberg près de Berlin.

Robert Hermann Schomburgk
Robert Schomburgk (IZ 44-1865 S 228 E G).jpg
Fonction
Ambassadeur
Biographie
Naissance
Décès
Abréviation en botanique
R.H.Schomb.Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Domiciles
Freyburg, Schönebürg (d), Guyane britanniqueVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Fratrie
Moritz Richard Schomburgk (en)
Ludwig Julius Schomburgk (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Otto Schomburgk (d) (neveu)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Domaine
Membre de
Distinctions
Œuvres principales
Map of Guayana (d), The Comuti or Taquiare Rock, on the River Essequibo (d), Ataraipu or the Devil's Rock (d), Pirara and Lake Amucu (d), Roraima (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

BiographieModifier

Fils d'un pasteur protestant, il apprit la botanique en 1820 alors qu'il résidait chez son oncle. Il fut embauché en 1828 pour superviser un transport d'ovins depuis la Saxe jusqu'à la Virginie aux États-Unis où il s'établit un temps. Il perdit une partie de sa fortune là bas en tant que planteur de tabac puis fut définitivement ruiné lorsque sa maison située à Saint-Thomas (Îles Vierges américaines) dans les Caraïbes où il s'était installé brûla. Il cessa alors toute activité commerciale et voyagea jusqu'à Anegada dans les îles Vierges britanniques, où il fit une étude minutieuse et à ses propres frais des courants marins qui avaient causé de nombreux naufrages dans les parages[1]. Son rapport envoyé à la Royal Geographical Society de Londres fit une telle impression qu'il fut envoyé en 1835 par la société pour conduire l'exploration de la Guyane britannique dont l'intérieur était largement méconnu.

Sa mission (1835-1839) fut un succès total, il découvrit fortuitement le nénuphar géant Victoria amazonica en 1837. En 1841, il revint en Guyane cette fois-ci en tant que représentant du gouvernement du Royaume-Uni afin d'étudier la colonie et d'en fixer les frontières orientales et occidentales. Le résultat fut la ligne de démarcation provisoire entre la Guyane britannique et le Venezuela connue sous le nom de ligne Schomburgk et la frontière avec la colonie hollandaise du Suriname[2]. Il demanda aussi à fixer la frontière avec le Brésil arguant du fait qu'il avait observé des pratiques esclavagistes envers les Indiens lors de ses rencontres avec les Brésiliens[3].

À son retour en Angleterre, il fut anobli par la reine Victoria et continua à servir l'Empire. En 1846 il fut envoyé à la Barbade, en 1848, il fut nommé consul à Saint-Domingue et en 1857 consul général au Siam. Il poursuivit de pair avec l'exercice de ces fonctions ses études géographiques. Il prit sa retraite en 1864 à la suite de problèmes de santé et mourut à Schöneberg près de Berlin en 1865. Il a écrit une Description de la Guyane britannique et l'Histoire de la Barbade.

Notes et référencesModifier

(en) « Robert Hermann Schomburgk », dans Encyclopædia Britannica, 1911 [détail de l’édition] [lire en ligne] [  (en) Lire en ligne sur Wikisource]

  1. Pablo Ojer, Robert Schomburgk, explorador de Guyana y sus lineas de frontera,UCT, Instituto de Estudios Hispano-americanos, Caracas, 1969, p.15.
  2. « Croquis cartographique de la Guyana britannique », sur World Digital Library, (consulté le 25 octobre 2013)
  3. (en)History This Week By Tota C. Mangar, Stabroek News 1 décembre 2005

Liens externesModifier

R.H.Schomb. est l’abréviation botanique standard de Robert Hermann Schomburgk.

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