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Ridha Grira

homme politique tunisien

BiographieModifier

Formation académiqueModifier

Grira obtient son baccalauréat au lycée de garçons de Sousse, en juin 1974, avant d'être admis en classe préparatoire aux grandes écoles au lycée Louis-le-Grand à Paris, en filière mathématiques supérieures et mathématiques spéciales[1]. Par la suite, il est admis au concours d'entrée à l'École centrale Paris où il obtient un diplôme d'ingénieur et un DEA en génie chimique[1]. En parallèle, il poursuit également des études de droit, d'économie et de gestion à l'université Panthéon-Sorbonne et à l'Institut d'études politiques de Paris[1]. Titulaire d'une licence et d'une maîtrise en sciences économiques et en gestion, il est alors admis à l'École nationale d'administration où il poursuit le cycle supérieur complet ; il en sort diplômé de la promotion Henri François d'Aguesseau en 1982[1].

Carrière politiqueModifier

Grira occupe dès lors plusieurs hauts postes administratifs au Premier ministère tunisien, comme ceux de chargé de mission et de directeur général de la fonction publique[2]. En 1991, il est nommé PDG de la Banque arabe tuniso-libyenne de développement et de commerce extérieur[1]. Il est par la suite nommé secrétaire général du ministère des Affaires étrangères avant de devenir, le 16 janvier 1992, le secrétaire général du gouvernement[1]. Le 22 avril 1999, il devient ministre des Domaines de l'État et des Affaires foncières. Le 14 janvier 2010, lors d'un remaniement ministériel, il est nommé ministre de la Défense nationale, en remplacement de Kamel Morjane[1],[3].

Parcours post-révolutionnaireModifier

Après la fuite du président Zine el-Abidine Ben Ali durant la révolution de 2011, Ridha Grira est reconduit à son poste au sein du « gouvernement d'union nationale » conduit par Mohamed Ghannouchi. Sa composition[4] cristallise la colère de la population qui exige la formation d'un gouvernement excluant les personnalités du Rassemblement constitutionnel démocratique (ancien parti présidentiel) dont Ridha Grira est encore membre du comité central et président de la cellule d'El Manar II (Tunis) depuis 1994[2]. Celui-ci quitte finalement ce parti le [5] avant de quitter le gouvernement le 27 janvier.

Poursuites judiciairesModifier

Le 20 septembre 2011, un mandat de dépôt est émis à son encontre pour des accusations portant sur la période où il a occupé les fonctions de ministre des Domaines de l'État et des Affaires foncières[6]. Même s'il n'est reconnu coupable dans aucune des affaires le concernant, il est maintenu en détention. Son état de santé se détériore et son avocat fait plusieurs déclarations pour aviser les autorités et l'opinion publique. En mai 2013, le ministère de la Justice publie un communiqué dans lequel il indique que Ridha Grira refuse les soins qui lui sont proposés[7]. Son état de santé devient préoccupant : la chaîne El Hiwar El Tounsi réclame donc sa libération provisoire pour des raisons humanitaires[8]. Le 24 mai, son avocat tire la sonnette d'alarme en déclarant sur les ondes de Mosaïque FM que l'état de santé de son client s'est fortement détérioré[9]. Le 4 mars 2014, il est libéré sur décision du tribunal de première instance de Tunis[10].

Le 5 juin 2015, il est condamné à cinq ans de prison ferme dans une affaire d'octroi illégal de terrains à Carthage[11] puis, le 23 juin, à dix ans de prison dans une affaire de cession illégale d'un bien appartenant à l'État[12].

Le 12 mai 2017, il est condamné à sept ans de prison ferme dans une affaire de vente de terrain à Enfida ; le terrain est présenté comme un terrain nu mais il s'avére contenir une carrière de sable[13]. Le 29 mai, il est à nouveau condamné, par la chambre pénale du tribunal de première instance de Tunis, à quatre ans de prison ferme dans l'affaire de la vente d'un autre terrain appartenant à l'État et le changement de sa nature[14].

DistinctionsModifier

Vie privéeModifier

Il est marié et père de deux enfants[1].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Ministre de la Défense jusqu'au 17 janvier 2011.

RéférencesModifier

  1. a b c d e f g h et i « Biographie de Ridha Grira »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur defense.tn.
  2. a et b « Biographie de M. Ridha Grira, ministre de la Défense nationale »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur tap.info.tn, .
  3. « Vaste remaniement ministériel en Tunisie », sur lemonde.fr, (consulté le 4 novembre 2019).
  4. « Tunisie : la composition du gouvernement d'union nationale »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur fr.news.yahoo.com, .
  5. « Tunisie : les ministres quittent le parti de Ben Ali », sur lepoint.fr, (consulté le 4 novembre 2019).
  6. « Mandat de dépôt contre l'ancien ministre Ridha Grira », sur leaders.com.tn, (consulté le 4 novembre 2019).
  7. « Le ministère de la Justice : Ridha Grira était opéré pour un cancer en 2009 et refuse actuellement soins et analyses », sur africanmanager.com, (consulté le 4 novembre 2019).
  8. « « El Hiwar Ettounsi » demande la libération de Ridha Grira », sur businessnews.com.tn, (consulté le 4 novembre 2019).
  9. Béchir Lakani, « L'état de santé de Ridha Grira est « alarmant », selon son avocat », sur leconomistemaghrebin.com, (consulté le 4 novembre 2019).
  10. « Ridha Grira libéré sur décision de justice », sur webdo.tn, (consulté le 4 novembre 2019).
  11. « Ben Ali, Grira et Imed Trabelsi condamnés à 5 ans de prison et 3 MD d'amende », sur businessnews.com.tn, (consulté le 4 novembre 2019).
  12. « Justice : Dix ans de prison pour Zine El Abidine Ben Ali, Sakher El Matri et Ridha Grira »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur tunivisions.net, .
  13. « Six ans de prison ferme pour Ridha Grira », sur businessnews.com.tn, (consulté le 4 novembre 2019).
  14. « Quatre ans de prison ferme pour Ben Ali et Grira », sur businessnews.com.tn, (consulté le 4 novembre 2019).
  15. « Ordre de la République », Journal officiel de la République tunisienne, no 69,‎ , p. 1992 (ISSN 0330-7921, lire en ligne [PDF], consulté le 4 novembre 2019)