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René François de Beauvau du Rivau

prélat catholique
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René François de Beauvau du Rivau
Image illustrative de l’article René François de Beauvau du Rivau
Gravure de Pierre Drevet d'après Hyacinthe Rigaud
Biographie
Naissance
Lémeré
Décès
Narbonne
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale
Archevêque de Narbonne
Archevêque de Toulouse
Évêque de Tournai
Évêque de Bayonne

Blason
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

René François de Beauvau du Rivau est un prélat français né au château du Rivau (Poitou) le et mort à Narbonne le .

BiographieModifier

Issu d'une branche cadette de la maison de Beauvau, il est le neuvième enfant de Jacques de Beauvau, marquis du Riveau, maréchal des camps et armées du roi et colonel des Suisses, de Gaston d'Orléans et de Marie de Campel de Saujon. Il fait ses études à Sorbonne où il obtient sa Maitrise en arts en 1687 sa licence de théologie en 1692 suivie de son doctorat en 1694 année de son ordination. Simple clerc il est chanoine de Sarlat depuis 1689 puis official et vicaire général de son oncle Pierre-François de Beauvau du Rivau, évêque de Sarlat [1]

Louis XIV lui donna l'abbaye de Saint-Victor-en-Caux le 21 avril 1685 sur la démission volontaire du comte de Claire[2]. Il eut aussi à une date inconnue l'abbaye de Bonneval[3].

René François de Beauvau fut nommé par le roi à l'évêché de Bayonne le , et sacré le . Il fut appelé à l'évêché de Tournai le  : pendant le siège de cette ville en 1709 par le prince Eugène, il entretint à ses dépens toute la garnison française, engageant sa vaisselle d'or et d'argent. Tournai cependant fut prise et le prince Eugène proposa à l'évêque de lui conserver son siège au nom de l'empereur, ce que Mgr de Beauvau refusa.

En récompense pour sa fidélité, le roi le transféra le à l'archevêché de Toulouse[4]. Il assista en cette qualité à l'Assemblée du clergé de 1715. Il contribua la même année à l'établissement du Bon-Pasteur.

Choisi pour succéder à Charles Le Goux de La Berchère sur le siège de Narbonne en 1719, il ne fut proposé au consistoire que le en qualité d'archevêque élu[5],[3]. À ce titre, il fut aussi président-né des États de Languedoc. Il soutint l'œuvre savante engagée par son prédécesseur[6] qui aboutira à la publication de l'Histoire générale de Languedoc à partir de 1730. Il fit aussi imprimer un nouveau rituel en 1735, qui comporte un certain nombre d'emprunts à d'autres liturgies françaises, renforçant le processus qui mena à l'extinction des particularités de l'église narbonnaise.

Il est fait commandeur lors de la promotion du de l'ordre du Saint-Esprit.

Il meurt à Narbonne, dans le palais des archevêques, le , et est inhumé le dans la cathédrale Saint-Just-et-Saint-Pasteur[3].

IconographieModifier

  • Pierre Imbert Drevet, gravure du tableau de Hyacinthe Rigaud, 1727.
  • Hyacinthe Rigaud, René François de Beauvau du Rivau, archevêque de Narbonne, peinture, 1715. Conservé à l'hôpital de la Charité, Narbonne. Classé monument historique.
  • Atelier de Hyacinthe Rigaud, René François de Beauvau du Rivau, archevêque de Narbonne, peinture, XVIIIe s. Conservé dans l'ancienne cathédrale Saint-Just-et-Saint-Pasteur de Narbonne. Classé monument historique.

Notes et référencesModifier

  1. (en) Joseph Bergin Crown, Church, and Episcopate Under Louis XIV Yale University Press 2004 (ISBN 0300103565) p. 378-379
  2. Marquis de Dangeau, Journal, tome I, Firmin-Didot, Paris, 1854-1860, p. 159 ; Germain Mouynès, Ville de Narbonne : inventaire des archives communales antérieures à 1790 : série AA et annexes, E. Caillard, Narbonne, 1871-1879, p. 325.
  3. a b et c Germain Mouynès, Ville de Narbonne : inventaire des archives communales antérieures à 1790 : série AA et annexes, E. Caillard, Narbonne, 1871-1879, p. 325.
  4. Il aurait éprouvé des difficultés à ce siège ([1]).
  5. Le Saint-Siège s'était opposé dans un premier temps aux nominations faites par le Régent.
  6. Dont la bibliothèque lui est revenue, bien qu'elle ait été léguée aux jésuites de Toulouse. Il fera apposer sur les livres non un ex-libris, mais la mention manuscrite "Monseigneur de Beauvau archevêque de Narbonne". Voir [2].

Sources et bibliographieModifier

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Articles connexesModifier