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Lors d'une élection, d'un référendum ou plus généralement d'une délibération, le comportement de refus de vote ne doit pas être confondu avec la position d'abstention que peuvent adopter certains votants.

Dans les procès-verbaux, ils sont généralement comptabilisés avec la mention Refus de vote, Ne prend pas part au vote, Ne participe pas au vote ou le sigle NPPV.

Les électeurs qui refusent de prendre une position nette sur un projet de délibération qui leur est soumis, quel qu'en soit le motif, peuvent s'abstenir de voter ou refuser de voter. La notion de "suffrage exprimé" exclut de comptabiliser les personnes qui se sont abstenues ou qui n'ont pas pris part au vote mais la signification n'en est pas moins différente pour autant.

Certes, abstention ou refus de vote sont, l'une et l'autre, sans incidence sur l'adoption d'une délibération, car refus de vote et abstentions sont sans incidence pour déterminer l'existence ou non d'une majorité absolue des suffrages exprimés, soit plus de la moitié des suffrages mais le sens n'en demeure pas moins différent.

L'abstention est parfois considérée comme une fuite de responsabilité, un manque de courage dans une prise de décision (souvent face à un problème délicat et/ou non compris par le votant).

Le refus de vote est lui généralement interprété différemment. Il apparaît comme plus "politique" et comme traduisant un profond désaccord sur le fond et la forme du texte proposé. Le refus absolu de participer au vote proposé peut s'exprimer pour des raisons fondamentales humanistes, économiques, sociales ou de légalité sur l'idée même d'avoir à voter sur une délibération.

Le refus de vote s'exprime parfois pour désigner un simulacre de démocratie (en refusant de s'exprimer sur un sujet que l'on n'a pas pu travailler en amont faute d'un délai suffisant pour que le sujet soit étudié correctement mais qui est malgré tout mis au vote).

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