Réseau routier du Tarn

Réseau routier du Tarn
Carte du réseau routier national (autoroutes et routes nationales) dans le département du Tarn
Carte du réseau routier national (autoroutes et routes nationales) dans le département du Tarn
Géographie
Pays France
Région Occitanie
Département Tarn
Superficie 5 758 km2
Population 387 890 hab. (2017)
Caractéristiques générales
Longueur totale 12 504 km (2017) [1]
Densité de réseau 2.2 km/km2
Densité de réseau 2 32 km/1 000 hab.
Consistance
Autoroutes 40 km (2017)
Routes nationales 106 km (2017)
Routes départementales 4 152 km (2017)
Voies communales 8 206 km (2017)
Accidentalité routière
Nombre d'accidents 154 (2017) [2] ,[a]
dont mortels 26 (2017)
Tués 26 (2017)
-47 % (2017/2010)
(France : - 14 %)
Blessés hospitalisés 126 (2017)
Blessés légers 61 (2017)

Cet article présente l'histoire, les caractéristiques et les événements significatifs ayant marqué le réseau routier du département du Tarn en France.

Au , la longueur totale du réseau routier du département du Tarn est de 12 504 kilomètres, se répartissant en 40 kilomètres d'autoroutes, 106 kilomètres de routes nationales, 4 152 kilomètres de routes départementales et 8 206 kilomètres de voies communales.

HistoireModifier

 
Carte Levasseur du département du Tarn (1852)

XVIIIe siècleModifier

De 1750 à 1784, l’ensemble du réseau routier est pour la première fois cartographié à grande échelle (au 1/86 400) et de manière complète par Cassini de Thury[3], à la demande de Louis XV. Ces cartes sont d’une grande richesse toponymique, mais d’une grande pauvreté quant à la figuration du relief et de l’altimétrie. De même les chemins secondaires sont rarement représentés, du fait d’une part de leur état médiocre, d’autre part de leur faible importance économique.

XIXe siècleModifier

L’Atlas national illustré réalisé par Victor Levasseur est un précieux témoignage du XIXe siècle, les cartes coloriées à la main sont entourées de gravures indiquant statistiques, notes historiques et illustrations caractéristiques des départements. Sur ces cartes sont représentées les routes, voies ferrées et voies d'eaux. Par ailleurs, les départements sont divisés en arrondissements, cantons et communes.

XXe siècleModifier

Réforme de 1930Modifier

Devant l'état très dégradé du réseau routier au lendemain de la Première Guerre mondiale et l'explosion de l'industrie automobile, l'État, constatant l'incapacité des collectivités territoriales à remettre en état le réseau routier pour répondre aux attentes des usagers, décide d'en prendre en charge une partie. L'article 146 de la loi de finances du prévoit ainsi le classement d'une longueur de l'ordre de 40 000 kilomètres de routes départementales dans le domaine public routier national[4].

En ce qui concerne le département du Tarn, ce classement devient effectif à la suite du décret du [5].

Réforme de 1972Modifier

En 1972, un mouvement inverse est décidé par l'État. La loi de finances du prévoit le transfert dans la voirie départementale de près de 53 000 kilomètres de routes nationales[6]. Le but poursuivi est[7] :

  • d'obtenir une meilleure responsabilité entre l'État et les collectivités locales en fonction de l'intérêt économique des différents réseaux,
  • de permettre à l'État de concentrer ses efforts sur les principales liaisons d'intérêt national,
  • d'accroître les responsabilités des assemblées départementales dans le sens de la décentralisation souhaitée par le gouvernement,
  • d'assurer une meilleure gestion et une meilleure programmation de l'ensemble des voies.

Le transfert s'est opéré par vagues et par l'intermédiaire de plusieurs décrets publiés au Journal officiel. Après concertation, la très grande majorité des départements a accepté le transfert qui s'est opéré dès 1972. En ce qui concerne le département du Tarn, le transfert est acté avec un arrêté interministériel publié au journal officiel le [8].

XXIe siècleModifier

Réforme de 2005Modifier

Une nouvelle vague de transferts de routes nationales vers les départements intervient avec la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales, un des actes législatifs entrant dans le cadre des actes II de la décentralisation où un grand nombre de compétences de l'État ont été transférées aux collectivités locales. Dans le domaine des transports, certaines parties des routes nationales sont transférées aux départements et, pour une infime partie, aux communes (les routes n'assurant des liaisons d'intérêt départemental)[9].

Le décret en Conseil d’État définissant le domaine routier national[10] prévoit ainsi que l’État conserve la propriété de 8 000 kilomètres d’autoroutes concédées et de 11 800 kilomètres de routes nationales et autoroutes non concédées et qu'il cède aux départements un réseau de 18 000 kilomètres[11].

Dans le département du Tarn, le transfert est décidé par arrêté préfectoral signé le [12]. 72 kilomètres de routes nationales sont déclassées. La longueur du réseau routier national dans le département passe ainsi de 168 kilomètres en 2004 à 113 en 2006 pendant que celle du réseau départemental s'accroît de 4 038 à 4 120 kilomètres.

CaractéristiquesModifier

Consistance du réseauModifier

Le réseau routier comprend cinq catégories de voies : les autoroutes et routes nationales appartenant au domaine public routier national et gérées par l'État[13], les routes départementales appartenant au domaine public routier départemental et gérées par le Conseil général du Tarn[14] et les voies communales[15] et chemins ruraux[16] appartenant respectivement aux domaines public et privé des communes et gérées par les municipalités. Le linéaire de routes par catégories peut évoluer avec la création de routes nouvelles ou par transferts de domanialité entre catégories par classement ou déclassement, lorsque les fonctionnalités de la route ne correspondent plus à celle attendues d'une route de la catégorie dans laquelle elle est classée. Ces transferts peuvent aussi résulter d'une démarche globale de transfert de compétences d'une collectivité vers une autre.

Au , la longueur totale du réseau routier du département du Tarn est de 11 577 kilomètres, se répartissant en 40 kilomètres d'autoroutes, 106 kilomètres de routes nationales, 4 121 kilomètres de routes départementales et 7 310 kilomètres de voies communales. Il occupe ainsi le 42e rang au niveau national sur les 96 départements métropolitains quant à sa longueur et le 49e quant à sa densité avec 2,0 kilomètres par km2 de territoire[17].

Trois grandes réformes ont contribué à faire évoluer notablement cette répartition : 1930, 1972 et 2005.

L'évolution du réseau routier entre 2002 et 2017 est présentée dans le tableau ci-après.

Évolution du réseau routier entre 2002 et 2017[1]
2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
Autoroutes 39 39 40 39 39 40 40 40 40 40 40 40 40 40 40 40
Routes nationales 167 167 168 99 113 96 96 106 106 106 106 106 106 106 106 106
Routes départementales 4 047 4 050 4 038 4 038 4 120 4 126 4 132 4 132 4 132 4 121 4 127 4 144 4 143 4 149 4 149 4 152
Voies communales 6 887 6 955 6 950 6 985 7 016 7 157 7 157 7 250 7 310 7 310 7 632 7 726 7 726 7 886 8 142 8 206
TOTAL 11 140 11 211 11 196 11 161 11 288 11 419 11 425 11 528 11 588 11 577 11 905 12 016 12 015 12 181 12 437 12 504


AutorouteModifier

Le département est traversé par l'autoroute A68.

Réalisations ou événements récentsModifier

Cette section a pour objet de recenser les événements marquants concernant le domaine de la Route dans le département du Tarn depuis 1990. Seront ainsi citées les déclarations d’utilité publique, les débuts de travaux et les mises en service. Seuls les ouvrages les plus importants soit par leur coût soit par leur impact (déviation de bourgs) seront pris en compte. De même il est souhaitable de ne pas recenser les projets qui n’ont pas encore fait l’objet d’une utilité publique.

  • 2013 : tronçon Tanus - La Croix-de-Mille de la RN 88 en service[18]

Notes et référencesModifier

  1. Les statistiques d'accidents recensent les accidents s'étant produits sur les réseaux publics (autoroutes, routes nationales, routes départementales et voies communales) mais aussi hors réseau public, sur les parkings publics et sur les autres voies.
  1. a et b Ministère de la transition écologique et solidaire, « Mémento des transports urbains et routiers 2017 », sur https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/ (consulté le 2 juillet 2019)
  2. Ministère de la transition écologique et solidaire, « Les accidents corporels de la circulation 2017 - Recueil de données brutes », sur http://www.securite-routiere.gouv.fr/ (consulté le 2 juillet 2019)
  3. Pour la zone d’Albi et pour la zone de Castres sur Gallica
  4. Jacques Borredon, Code de la voirie routière et textes annexes - explicitations et commentaires, Editions du Papyrus, , 645 p. (lire en ligne), p. 22-23-87.
  5. Fac-simile du décret signé par le Président de la République Gaston Doumergue, publié au Journal officiel en date du , classant une partie du réseau routier national dans le domaine public routier départemental, sur le site de Wikisara
  6. « Projet de loi relatif aux libertés et aux responsabilités locales - Chapitre 1 - la voirie », sur le site du Sénat (consulté le 11 février 2012)
  7. Rapport sur le transfert du réseau de la voirie nationale secondaire dans la voirie départementale, Conseil général du Loiret, séance du 6 décembre 1972
  8. Fac-simile de l'arrêté interministériel publié au Journal officiel en date du 6 juin 1972, déclassant une partie du réseau routier national dans le domaine public routier départemental, sur le site de Wikisara
  9. « La décentralisation : acte II », sur www.vie-publique.fr, (consulté le 11 février 2012)
  10. Décret no 2005-1499 du 5 décembre 2005 relatif à la consistance du réseau routier national
  11. « Rapport d'information sur la mise en application de la loi n° 2004-809 du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales. », sur le site de l'Assemblée nationale, (consulté le 11 février 2012) p. 42
  12. Fac-simile de l'arrêté préfectoral signé le 29 décembre 2005, déclassant une partie du réseau routier national dans le domaine public routier départemental, sur le site du Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire
  13. Art. 123-1 du Code de la voirie routière
  14. Art. 131-1 du Code de la voirie routière
  15. Art. 141-1 du Code de la voirie routière
  16. Art. 161-1 du Code de la voirie routière
  17. « Mémento de statistiques des transports, Chapitre 3 : Transports urbains et routiers, 1re partie : 3.3 Réseaux », sur le site Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire / Économie et statistiques. (consulté le 31 octobre 2012)
  18. « La 2x2 voies ouverte lundi entre La Croix de Mille et Tanus », sur ladepeche.fr, (consulté le 5 novembre 2011)


Articles connexesModifier