Graulhet

commune française du département du Tarn

Graulhet
Graulhet
Ruelle près du château.
Blason de Graulhet
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn
Arrondissement Castres
Intercommunalité Gaillac Graulhet Agglomération
Maire
Mandat
Blaise Aznar
2020-2026
Code postal 81300
Code commune 81105
Démographie
Gentilé Graulhétois
Population
municipale
12 789 hab. (2018 en augmentation de 8,32 % par rapport à 2013)
Densité 225 hab./km2
Population
agglomération
12 618 hab. (2017)
Géographie
Coordonnées 43° 45′ 42″ nord, 1° 59′ 21″ est
Altitude 160 m
Min. 126 m
Max. 373 m
Superficie 56,75 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Graulhet
(ville-centre)
Aire d'attraction Graulhet
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton de Graulhet
(bureau centralisateur)
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Graulhet
Liens
Site web ville-graulhet.fr

Graulhet [ɡʁojɛ][Note 1] est une commune française située dans le département du Tarn en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Graulhetois.

GéographieModifier

LocalisationModifier

La ville s'est construite autour d'un îlot rocheux entre le Dadou, le ruisseau du Verdaussou[1], les marécages du Jourdain et de vieux ateliers de couteaux en silex préhistoriques, dans la plaine alluviale creusée d'est en ouest par le Dadou sur les premiers contreforts du Massif central. Elle se trouve au cœur du Tarn, à égale distance de Castres et d’Albi (situées à environ 30 kilomètres chacune, respectivement au sud-est et au nord-est), et à 17 kilomètres au sud-est de Gaillac.

La ville est organisée de part et d'autre de la barre oblique d'un Z que forme la rivière. Les zones industrielles liées à la tannerie se sont concentrées en aval, au nord de la cité.

Communes limitrophesModifier

Graulhet est limitrophe de dix autres communes.

 
Carte de la commune de Graulhet et de ses proches communes.

HydrographieModifier

La commune est arrosée par le Dadou et ses affluents l'Agros et le ruisseau du Verdaussou, sous-affluents du Tarn par l'Agout.

Géologie et reliefModifier

La superficie de la commune est de 5 675 hectares ; son altitude varie de 126 à 373 mètres[3].

Voies de communication et transportsModifier

 
Aérodrome de Graulhet.

Du fait de sa position dans une vallée dont l'axe est parallèle à l'axe Toulouse-Albi, elle n'est pas desservie par le chemin de fer[Note 2]. Elle se trouve aussi, pour les mêmes raisons, un peu à l'écart de l'A68 qui relie Toulouse à Albi, bien qu'elle y soit reliée par la RD 964 à Gaillac.

Voies routièresModifier

Accès avec les routes nationales RN 112 devenue D 612 puis prendre la D 631, RN 664 devenue D 964 et les routes départementales D 10, D39, D 47 et D 43.

Transports en communModifier

Un service de transports en commun, géré par Gaillac Graulhet Agglomération et dénommé La Navette Gratuite, relie la commune d'est en ouest en transitant par le centre-ville[4].

La commune est desservie par plusieurs lignes régulières du réseau régional liO : la ligne 705 la relie à Albi et à Lavaur ; la ligne 756 la relie à Toulouse[5].

Transports aériensModifier

L'aérodrome de Graulhet - Montdragon accueille un aéro-club de tourisme et un club de vol à voile.

ClimatModifier

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 13,3 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,1 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 12,5 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 3] : 16,2 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 757 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 10,1 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 5,3 j

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat du Bassin du Sud-Ouest », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[6]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[7].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[8]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[6].

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[9] complétée par des études régionales[10] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Montans », sur la commune de Montans, mise en service en 1992[11]et qui se trouve à 14 km à vol d'oiseau[12],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 13,7 °C et la hauteur de précipitations de 753,9 mm pour la période 1981-2010[13]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Albi », sur la commune du Sequestre, mise en service en 1976 et à 20 km[14], la température moyenne annuelle évolue de 13,4 °C pour 1981-2010[15] à 13,8 °C pour 1991-2020[16].

Milieux naturels et biodiversitéModifier

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Trois ZNIEFF de type 1[Note 5] sont recensées sur la commune[17] :

  • le « bois de la Teulière et de la Capelle » (587 ha), couvrant 5 communes du département[18] ;
  • le « bois des Fontasses » (94 ha), couvrant 3 communes du département[19] ;
  • les « coteaux secs du causse et de la Rougeanelle » (797 ha), couvrant 6 communes du département[20] ;

et une ZNIEFF de type 2[Note 6],[17] : les « coteaux de Graulhet à Lautrec » (4 965 ha), couvrant 7 communes du département[21].

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Graulhet est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 7],[22],[23],[24]. Elle appartient à l'unité urbaine de Graulhet, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[25] et 13 363 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[26],[27].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Graulhet, dont elle est la commune-centre[Note 8]. Cette aire, qui regroupe 7 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[28],[29].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (74,1 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (78,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (38,7 %), zones agricoles hétérogènes (35,2 %), zones urbanisées (12,6 %), forêts (8,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1 %), mines, décharges et chantiers (0,8 %), cultures permanentes (0,2 %)[30].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

ToponymieModifier

La ville s'appelait Granoillet en 1188 et Granolheto en 961[31]. C'est un diminutif du mot occitan « granolha » (grenouille, en provençal)[32], ce que confirme le Dictionnaire provençal de Frédéric Mistral. Ce mot provient du latin ranucula qui signifie lui aussi grenouille.

Ces batraciens étaient en effet présents en grand nombre aux abords du village, en raison de la présence de lieux humides (ruisseaux et marécages).

HistoireModifier

L'occupation du site par l'homme est attestée par de nombreuses pièces archéologiques découvertes, datées d'environ 500 à 100 av. J.-C.[33]. La présence romaine se manifeste entre autres par la présence d'un oppidum gallo-romain.

L'éperon rocheux qui surplombe la rivière se voit doté d'un château féodal (qui fut détruit depuis) : le castrum de Graulhet, avec une petite bourgadeF, mentionnés pour la première fois en 961, dans un testament de Raymond Ier, Comte de Rouergue. Le village, centré sur le château, est fortifié pour constituer une petite place-forte. En 1166, Graulhet, alors une seigneurie, passe sous le contrôle des comtes de Toulouse.

En 1484, la seigneurie passe aux mains de la maison d'Amboise, grâce au mariage de Hugues d'Amboise d'Aubijoux (grand-père de Louis d'Amboise d'Aubijoux), avec Madeleine de Lescun d'Armagnac, fille de Jean.

Au XIIIe siècle, fidèle à l'Église Catholique de Rome bien qu'en pays Cathare, la ville subit relativement peu de dommages durant la croisade contre les Albigeois et pendant les guerres de religion, en partie grâce à la politique de Louis d'Amboise d'Aubijoux (1536-1614), seigneur et comte de Graulhet, qui en est aussi lieutenant-général. En 1583, elle devient même le siège temporaire du diocèse, en accueillant l'évêque de Castres qui s'y réfugie. La ville se trouve alors au cœur d'une zone de production et de commerce important du pastel du pays de Cocagne. Elle devient un carrefour local du transit fluvial entre la Garonne, le Tarn et l'Agout grâce à son modeste port. De cette époque sont représentatifs le château de Lézignac et son moulin pastellier, typiques de l'industrie du pastel.

 
François d'Amboise, jeune comte d'Aubijoux. (Source : Banque d'images site BNF).

Au XVIIe siècle, le petit-fils de Louis d'Amboise d'Aubijoux, François-Jacques d'Amboise (1606-1656) est l'ami et le protecteur de Molière de 1647 à sa mort, alors que l'artiste commence sa carrière et vient de fuir ses créanciers parisiens. Son château de Crins accueille à la même époque des troubadours comme Chapelle et Bachaumont, au bord du Dadou. En parallèle, la ville voit se développer les activités d'artisanat autour du tannage, de la cordonnerie, chapellerie et en particulier de la mégisserie : environ le tiers de la population travaille dans ces domaines.

En 1895, la ville est enfin raccordée au réseau ferroviaire national, via une ligne à petit écartement. Une seconde ligne est construite en 1903[34].

En 1909-1910, la ville connaît un important conflit social avec une grève dans les mégisseries : depuis 1881, la chambre syndicale des mégissiers a obtenu différents acquis sociaux, au prix d'une dizaine de grèves importantes en huit années. En décembre 1909, un nouveau conflit éclate sur fond de revendications salariales et de temps de travail. Les grévistes sont soutenus par Jean Jaurès, la grève dure 147 jours, mais le patronat ne lâche rien. De nombreux témoignages de ce conflit nous sont parvenus sous forme de cartes postales que vendaient les grévistes pour subsister[35].

En 1911 Mme Auguste Jaurès sera la 1ère présidente du comité des Dames Françaises de la Croix-Rouge[36]. Entre 1914 et 1917, 2 hôpitaux seront gérés par la Croix-Rouge, à l'institution Notre-Dame-des-Vignes[37] et à la Ferme de Nabeillou (Ferme appartenant à François Morel membre du conseil général).

Après la Première Guerre mondiale, l'industrie de la maroquinerie se développe dans le sillage de la mégisserie. Cependant, la crise économique de 1929 touche durement à la fois l'industrie locale (fortement dépendante des échanges de peaux avec l'Australie, l'Argentine et l'Afrique) et la compagnie de chemin de fer. Cette dernière ferme la dernière liaison en 1937 et les voies sont entièrement démontées[34].

Politique et administrationModifier

Administration municipaleModifier

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 10 000 habitants et 19 999 habitants au dernier recensement, le nombre de membres du conseil municipal est de trente trois[38],[39].

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Commune faisant partie de l'arrondissement de Castres, la communauté d'agglomération Gaillac Graulhet Agglo et du canton de Graulhet.

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

JumelagesModifier

La ville de Graulhet est jumelée avec[40] :

ControversesModifier

La braderie écologique du pré du milletModifier

Lors de la réunion du conseil municipal au 11 mars 2021[41], les élus présents ont voté à l'unanimité la réalisation d’un projet d’une construction neuve d’un EHPAD en lieu et place de près du quart de la surface totale du parc, à raison de 3680 m2 sur 13708 m2, et entraînant de fait la destruction de plusieurs arbres bicentenaires.

Les élus comptent notamment céder ledit patrimoine commun pour 1€ et fusionner sur place l'Ehpad et l’hôpital de ville entraînant la destruction de plusieurs emplois, puis récupérer le bâtiment occupé par l'actuel hôpital.

Le tout ayant été décidé sans aucune concertation citoyenne, de nombreux habitants de la ville et sympathisants ont lancé et signé une pétition afin d'obtenir le gel du projet, face à une mairie impassible qui refuse de communiquer sur le sujet[42].

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[43],[Note 9] En 2018, la commune comptait 12 789 habitants[Note 10], en augmentation de 8,32 % par rapport à 2013 (Tarn : +1,75 %, France hors Mayotte : +1,78 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 6073 4193 8894 6545 0975 2785 1675 2985 425
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 6136 1206 1186 3466 9406 9456 9247 4777 848
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 9008 3777 9127 3517 6058 5668 2247 6028 866
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
10 15512 07314 09713 54313 52312 66311 99111 76112 542
2018 - - - - - - - -
12 789--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[44] puis Insee à partir de 2006[45].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[46] 1975[46] 1982[46] 1990[46] 1999[46] 2006[47] 2009[48] 2013[49]
Rang de la commune dans le département 5 4 3 3 3 4 4 4
Nombre de communes du département 326 324 324 324 324 323 323 323

Elle est au centre de l'aire urbaine de Graulhet qui compte 13 363 habitants.

EnseignementModifier

Graulhet fait partie de l'académie de Toulouse.

L'éducation est assurée sur la commune par les écoles primaires d’En Gach, de Crins, de l’Albertarié, l'école maternelle Gambetta et l'école élémentaire Victor Hugo.

Manifestations culturelles et festivitésModifier

Médiathèque, cinéma[50], office de tourisme, maison des métiers du cuir[51], la commune compte aussi plus de 180 associations[52],

SantéModifier

Centre communal d’action sociale, foyer logement, centre hospitalier[53],

SocialModifier

Associations caritativesModifier
  • La Croix-Rouge

Depuis 2012, elle est implantée rue des Peseignes après avoir été Place Henry Dunant[54].


SportsModifier

Rugby à XVModifier

Le rugby à XV est fortement implanté à Graulhet avec plus de 500 licenciés et une école de rugby de plus de 100 places[55].

Le Sporting Club Graulhetois fondé en 1910, a évolué parmi l'élite du rugby à XV français de 1949 à 1995. Le SCG évolue, de nos jours, en championnat de France au niveau amateur. Le club termine notamment premier de la saison régulière du Championnat de France en 1965 et 1968. Le SCG est aussi resté invaincu à domicile en championnat entre Novembre 1978 et Septembre 1984 soit 48 matchs consécutifs[56].

Le SC Graulhet a été quatre fois demi-finaliste du championnat de France, finaliste du challenge Yves du manoir et enfin champion de France du groupe B en 1991. Le SCG, était de 1976 à 1988, le club phare du Tarn devant le Castres Olympique et le Sporting club albigeois[57]. Il a fourni plus de 20 joueurs internationaux depuis 1946 dont Yannick Jauzion et Fabien Pelous.

AutresModifier

Piscine, base de loisirs de Nabeillou, espace naturel de Miquelou.

Écologie et recyclageModifier

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de Gaillac Graulhet Agglo[58],[59].

ÉconomieModifier

 
Une ancienne mégisserie, au bord du Dadou.

Avant la fin du premier millénaire, sa place était connue de très loin parce qu'elle utilisait un tanin spécial et secret : la rusca de garric ou garolha (écorce de chêne). Le cuir ainsi tanné était d'une solidité inégalée et d'un prix abordable[60].

Véritable culture locale depuis des siècles, le travail du cuir a fait de Graulhet la capitale[61] de la basane, cuir essentiellement utilisé pour la doublure des chaussures. Elle reste aujourd'hui le plus grand centre français de mégisserie : le tannage de petites peaux.

Mais Graulhet s'étant construite autour de sa mono-industrie, la mégisserie, elle s'est trouvée touchée de plein fouet par une profonde crise économique de ce secteur d'activité, ce qui a affecté par ricochet l'attractivité économique et démographique de la ville. La grande majorité des usines était installée en bord de rivière Dadou qui traverse la ville. Aujourd'hui, plus de 160 friches industrielles côtoient les zones d'habitation et donnent à la ville une image marquée par le déclin économique.

Expérimentation Territoire Zéro Chômeur de Longue DuréeModifier

La commune est confirmée bénéficiaire de l’expérimentation Territoire Zéro Chômeur de Longue Durée, opération gérée par un comité de pilotage au sein du centre social, avec pour intention de proposer des CDI sans condition, en dehors de celle d'être inscrit sur la liste des demandeurs d'emploi depuis au minimum un an et de résider depuis six mois sur la commune, à des porteurs de projets et volontaires, dès le premier trimestre 2021 (les premières embauches pourraient intervenir en mars[62]), à temps et horaires choisis, dans des activités principalement tournées vers l'économie sociale, solidaire, et l'écologie, ainsi que tous secteurs d'activités susceptibles de répondre à des besoins, le plus souvent en carence, qui ne sont au moment du lancement d'activité, pas compensés par les professionnels locaux.

AgricultureModifier

La commune de Graulhet prête une attention particulière à la préservation des parcelles de terre ayant le potentiel d'une production végétale nourricière, et de sauvegarde des écosystèmes locaux, l'obtention de permis de construire, sauf pour les porteurs de projets en relation avec ces nécessités, s'en trouve donc réfrénée, nécessité étant de protéger les sols de la bétonisation.

Du fait de son écosystème particulier et de terres agricoles assez bien préservées hors des vallons plus élevés plutôt considérés comme des terres à vigne, Graulhet ayant été construite sur d'anciens marais, et l'eau étant disponible en abondance à de faibles profondeurs (tout particulièrement dans le Sud-Est et la partie Est de la commune), a un très bon potentiel de développement pour des activités maraîchères sur sol vivant, ainsi que des productions fruitières pour des espèces relativement rares telles que l'asiminier (Asimine) particulièrement bien adapté localement, le plaqueminier (Kaki), et le kiwaï (dont la variété commerciale la plus connue est le Nergi), et même, le Kiwi jaune à coeur rouge (Wonder).

Viticulture : Gaillac (AOC), Côtes-du-tarn.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • Château de Lézignac (XVIIe siècle.)
  • Pont Vieux, classé Monument historique. Édifié en 1244, il permettait une communication entre le bourg primitif et le nouveau quartier Saint-Jean où s'installèrent peu à peu des tanneries sur la rive droite du Dadou.
  • Quartier médiéval de Panessac. La rue Panessac est une ruelle au cachet typiquement médiéval : étroite, bordée de bâtisses à pans de bois et encorbellements des XVIe et XVIIe siècles.
    Autrefois des pontets reliaient certaines maisons de part et d'autre.
  • Hostellerie du Lyon d'Or, superbe bâtisse médiévale, classée à l'inventaire des Monuments Historiques. Henri de Navarre, futur Henri IV, y fit une escale gourmande. Remarquer les croix de Saint-André, typiques du XVe siècle, sur sa belle façade et les marques d'assemblage en chiffres romains sur les pans de bois.
  • L'église Notre-Dame-du-Val-d'Amour de Graulhet, au pied de laquelle se trouve la dalle funéraire de Louis d'Amboise d'Aubijoux, classée Monument Historique.
  • Église Saint-François de Graulhet.
  • Église Notre-Dame-des-Vignes de Nabeillou.
  • Église Saint-Mémy de Gaïrac de Graulhet.
  • Église Saint-Pierre de Rosèdes de Roussel.
  • Chapelle Saint-Roch de Graulhet.
  • Chapelle Saint-Sernin de Saint-Sernin.
  • L'église Saint-Pierre-des-Ports, ancienne paroisse qui était un membre de la commanderie hospitalière de Rayssac[63].
  • Temple de l’Église réformée de Saint-Pierre.
  • Maison des Métiers du cuir : visite d'une ancienne mégisserie, les différentes étapes de la transformation du cuir, de la peau aux objets fabriqués en cuir.
  • Médiathèque Marguerite-Yourcenar, ancienne mégisserie entièrement rénovée, témoin d'un fort passé industriel et d'un avenir tourné vers le réaménagement de cette ville.
  • Moulin du seigneur XIVe siècle : ancien moulin sur le Dadou, transformé en mégisserie, détruit à la suite d'un incendie en juillet 2010.
  • Château de Crins XVIe siècle : ancien château des comtes d'Aubijoux, partiellement démoli pour être transformé en école.

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

« Parti d'argent à l'épi de blé de sinople et d'azur au marteau de cordonnier d'or (symboles de l'agriculture et de l'industrie du cuir). »

Voir aussiModifier

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Article connexeModifier

BibliographieModifier

  • Ferdinand Kerssenbrock, Donatien Rousseau et Raphaël Dhers, Graulhet, art de bâtir, art de vivre, Toulouse, France, Éditions Privat, , 144 p. (ISBN 978-2-7089-5883-8)

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

Notes et cartesModifier

  • Notes
  1. L'usage exige que l'on prononce Grauillet ou Grauliet (et non pas Graulet) : en occitan « lh » se prononce « ill » ou « li » comme dans « oseille » ou « liane » ; cependant en fin de mot « lh » se prononce [l]: solelh = [soulél] http://oc.net.free.fr/occitania/qu-es-aquo.html voir aussi sur ce point Millau.
  2. Graulhet fut reliée par rail à d'autres parties du réseau ferroviaire français de 1895 à 1937, mais les liaisons furent supprimées et les rails déposés en raison du manque de rentabilité des lignes.
  3. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  6. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  7. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  8. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  9. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  10. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
Notes de type "Carte"

RéférencesModifier

  1. « Ruisseau du verdaussou [O4770760] - Cours d'eau / Jeux de données de référence Sandre », sur eaufrance.fr (consulté le ).
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  4. « Transport | Ville de Graulhet - Tarn (81) », sur www.ville-graulhet.fr (consulté le ).
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    Le membre de Saint-Pierre-des-Ports et Grauliet.
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