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Référendum constitutionnel cubain de 2019

Référendum constitutionnel cubain de 2019
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Résultat
Oui
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Non
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Un référendum constitutionnel se tiendra à Cuba le 24 février 2019[1]. Les citoyens sont appelés à voter pour ou contre l'adoption d'une nouvelle Constitution.

Sommaire

ContexteModifier

Après la mort de Fidel Castro en 2016, les élections législatives de mars 2018, effectuées dans le cadre du parti unique, aboutissent à l'élection de Miguel Díaz-Canel à la tête de l'État et du gouvernement. Dans le même temps, la libéralisation très partielle de l'économie socialiste du pays se poursuit.

Proposition de ConstitutionModifier

La Constitution de Cuba date de 1976. Elle entérine la Révolution cubaine en posant le cadre d'une économie planifiée et en confirmant la responsabilité de l'État de pourvoir à tous les Cubains l'éducation et les soins médicaux. Le projet de nouvelle Constitution pour 2019, dont une version initiale est approuvée par le Parlement en juillet 2018, reconnaît le rôle de l'économie de marché et les « formes de propriétés comme la coopérative, la propriété mixte et la propriété privée » (art. 21), tout en réaffirmant l'importance de la planification économique et des entreprises publiques. Il interdit toute discrimination fondée sur le sexe, les origines ethniques et le handicap, et définit le mariage comme « l'union consensuelle de deux personnes, quel que soit leur sexe », permettant ainsi le mariage homosexuel. Sur le plan des institutions politiques, il préserve le rôle dominant du Parti communiste de Cuba, mais crée un poste de président de la République et un poste distinct de Premier ministre, alors que depuis 1976 la direction de l'État et du gouvernement est exercée par le président du Conseil d'État. Un candidat à la présidence de la République ne devra pas être âgé de plus de 60 ans, et ne pourra exercer que deux mandats consécutifs[1],[2],[3],[4]. Enfin, si ce projet de constitution réaffirme le caractère socialiste de l'État, il supprime la notion d'« objectif suprême [...] de l’avancée vers la société communiste », inscrite dans la Constitution de 1976[5]. Une société communiste étant, dans la théorie marxiste, une société sans État.

CampagneModifier

Du 13 août au 15 novembre 2018, les Cubains sont invités à débattre du projet de Constitution, « dans les entreprises, les écoles, les universités et les quartiers ». Le gouvernement invite explicitement les Cubains installés à l'étranger, dont les exilés, à participer aux débats - « une première depuis la révolution de 1959 ». Le président Miguel Díaz-Canel assure que « chaque Cubain pourra exprimer librement ses opinions » durant ces discussions. Les débats pourront aboutir à des amendements marginaux au projet de Constitution, qui sera ensuite soumis à l'approbation des citoyens par référendum le 24 février[1].

En septembre, Miguel Díaz-Canel se dit favorable à titre personnel à la légalisation du mariage homosexuel, tout en précisant que la décision en reviendra à la population. L'Église catholique à Cuba, pour sa part, s'oppose « fortement » à cette légalisation[6]. L'archevêque de Santiago de Cuba, Dionisio Garcia, estime ainsi publiquement que le mariage homosexuel est contraire à la culture cubaine, et contre-nature. Il le décrit comme une forme de « colonialisme idéologique » et d'« impérialisme culturel » voulu par les « lobbys » des pays riches[7].

À la clôture de la phase de campagne en novembre, les autorités indiquent que « 7,4 millions de Cubains – sur 11 millions d’habitants – ont participé à 110 000 débats, organisés par quartier, centre de travail ou encore université »[5].

RésultatModifier

Référendum constitutionnel cubain de 2019
Choix Votes %
Pour
Contre
Votes valides
Votes blancs et invalides
Total ' 100
Abstention
Inscrits/Participation

RéférencesModifier