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Presqu'île de Ducos
Vue sur la presqu'île de Ducos
Vue sur la presqu'île de Ducos
Localisation
Pays Flags of New Caledonia.svg Nouvelle-Calédonie, France
Province Province Sud
Coordonnées 22° 14′ 00″ sud, 166° 25′ 00″ est
Mer Mer de Corail

Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Calédonie

(Voir situation sur carte : Nouvelle-Calédonie)
Presqu'île de Ducos

Géolocalisation sur la carte : Nouméa

(Voir situation sur carte : Nouméa)
Presqu'île de Ducos

La presqu'île de Ducos est une presqu'île et un des secteurs urbains de Nouméa en Nouvelle-Calédonie, célèbre pour avoir été un des haut-lieux de la déportation française du XIXe siècle.

Elle porte le nom du ministre de la Marine et des Colonies Théodore Ducos.

Sommaire

HistoireModifier

La presqu'île est nommée par Louis-Marie-François Tardy de Montravel en 1854. Isolée, seulement rattachée à la Grande Terre par une bande de sable à fleur d’eau, il fallait alors contourner une vaste zone marécageuse et parcourir plus de 13 kilomètres depuis le centre de Nouméa pour s'y rendre[1].

Cette situation la fait choisir en 1872 par le gouvernement de Versailles comme lieu de déportation. C'était à ce moment-là un lieu de quarantaine pour le bétail et de réserve de pêche utile à l’alimentation de la ville. Le Conseil privé craint alors que le voisinage avec le pénitencier de l’île Nou ne soit dangereux pour la population.

Le 28 septembre 1872, la Danaé y débarque un premier contingent de déportés qui sont regroupés au camp de Numbo. Deux autres camps sont ensuite aménagés. Le premier se trouve à Tindu et l’autre, réservé aux femmes déportées, dont Louise Michel[2], ainsi qu’aux épouses et aux enfants des déportés, est ainsi nommé baie des Dames (ancienne anse Richard).

Le pénitencier finit par occuper toute la presqu’île qui se trouve reliée à la terre ferme par une passerelle en bois. A partir de 1873 et jusqu’à l’amnistie rendant la liberté aux exilés (octobre 1880), l’hôpital de la déportation soigne les déportés, puis les lépreux[3].

Lorsque Gustave Kanappe y débarque en février 1879, il note que 550 condamnés de la Commune y vivent. Délimitée par une route qu'ils ne doivent pas franchir, cette zone comporte en son centre un hôpital et un magasin de vivres. Chacun des condamnés a pu construire une cabane en torchis et en paille, et dispose d'un petit jardin[4].

BibliographieModifier

  • Louis-José Barbançon, L' Archipel des forçats: Histoire du bagne de Nouvelle-Calédonie, 2003, p. 374
  • Michel Pierre, Le temps des bagnes, 1748-1953, Tallandier, 2017.

Notes et référencesModifier

  1. Jean-Pierre Doumenge, Éliane Métais, Alain Saussol, La Nouvelle Calédonie: occupation de l'espace et peuplement, 1986, p. 323
  2. Joël Dauphiné, La déportation de Louise Michel: vérité et légendes, 2006, p. 27
  3. Pierre-Just Navarre, Étude médicale de la presqu'île Ducos, 1879
  4. C. Courtis, Après 1878 : Les souvenirs du capitaine Kanappe, Publications de la Société d'études historiques de la Nouvelle-Calédonie no 35, Nouméa, 1984, p. 26

Voir aussiModifier

Liens externesModifier