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Prayut Chan-o-cha

Premier ministre de Thaïlande

Prayut Chan-o-cha
ประยุทธ์ จันทร์ โอชา
Illustration.
Prayut Chan-o-cha en 2016.
Fonctions
Premier ministre de Thaïlande[N 1]
En fonction depuis le
(5 ans et 30 jours)
Élection
Réélection
Régent Prem Tinsulanonda (2016)
Monarque Rama IX
Rama X
Gouvernement Chan-o-cha
Prédécesseur Niwatthamrong Boonsongpaisan (intérim)
Yingluck Shinawatra
Commandant en chef de l'Armée royale thaïlandaise

(4 ans et 1 jour)
Prédécesseur Anupong Paochinda
Successeur Udomdej Sitabutr
Biographie
Date de naissance (65 ans)
Lieu de naissance Nakhon Ratchasima, Thaïlande
Nationalité thaïlandaise
Parti politique Palang Pracharat

Signature de Prayut Chan-o-chaประยุทธ์ จันทร์ โอชา

Prayut Chan-o-cha
Premiers ministres de Thaïlande

Prayut Chan-o-cha[N 2] (thaï : ประยุทธ์ จันทร์ โอชา), né le à Nakhon Ratchasima, est un militaire et homme d'État thaïlandais. Premier ministre depuis le , il est aussi commandant en chef de l'Armée royale thaïlandaise du au . Adversaire de l'ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra, il est en 2009 l'un des principaux partisans de la répression militaire des chemises rouges.

Le , après plusieurs mois de crise politique, Prayut Chan-o-cha déclare la loi martiale dans le pays avant de revendiquer deux jours plus tard un coup d'État contre le gouvernement en place. Soutenu par le roi Rama IX, il est élu Premier ministre par l'Assemblée nationale législative le .

Sommaire

Carrière militaireModifier

 
Prayut Chan-o-cha (à gauche) rencontre le général américain Martin Dempsey (à droite) lors de sa visite à Bangkok en 2012.

De 2002 à 2003, Prayut Chan-o-cha sert comme général commandant adjoint de la 2e division d'infanterie de l'Armée royale thaïlandaise, puis comme commandant de cette division jusqu'en 2005. Il est ensuite nommé commandant général adjoint de la Première région militaire de 2005 à 2006, puis commandant général de cette région de 2006 à 2008.

En 2008, il est promu chef d'État-major de l'Armée royale thaïlandaise.

En 2010, il succède à Anupong Paochinda en tant que commandant en chef de l'Armée royale thaïlandaise.

Carrière civileModifier

Après le coup d'État de 2006 en Thaïlande, Prayut Chan-o-cha est nommé à l'Assemblée législative nationale. À ce titre, il rejoint le Comité de l'environnement et des ressources naturelles. Prayuth participe également aux conseils d'administration d'un certain nombre de sociétés privées ou publiques.

De 2007 à 2010, il est administrateur indépendant de la Thai Oil Public Co Ltd et depuis 2010 le directeur de la Thai Military Bank[1].

Il est aussi l'actuel président du club de football thaïlandais Army United FC.

Le , après plusieurs mois de crise politique, Prayut Chan-o-cha déclare la loi martiale dans le pays. Deux jours plus tard, il annonce le coup d'État de mai 2014 contre le gouvernement en place. Soutenu par le roi de Thaïlande Rama IX, il est élu Premier ministre par l'Assemblée nationale le [2],[3],[4]. La société thaïlandaise est clivée entre les partisans de Yingluck Shinawatra, principalement des riziculteurs et les pauvres, et les élites de Bangkok, dont les généraux au pouvoir, qui les exècrent comme de « dangereux populistes »[5].

Un référendum se déroule le 7 août 2016 vise à faire adopter la Constitution thaïlandaise de 2016 et donne davantage de pouvoirs à la junte.

Le 5 juin 2019, après les élections législatives thaïlandaises de 2019, il est réélu Premier ministre par le Parlement[6].

NotesModifier

  1. Président du Conseil national pour la paix et le maintien de l'ordre du 22 mai au , puis Premier ministre.
  2. Précédemment translittéré Prayuth Chan-ocha.

RéférencesModifier

  1. (en) « tmb bank lcl (TMB:Bangkok) », sur investing.businessweek (consulté le 22 mai 2014)
  2. « Thaïlande : le chef de la junte militaire devient Premier ministre », Le Monde, 21-08-2014.
  3. « Thaïlande: le chef de la junte militaire approuvé par le roi », The Huffington Post, 26-05-2014.
  4. « Thaïlande : le roi approuve le général », Le Figaro, 25-08-2014.
  5. « Thaïlande: le frère de l'ex-Première ministre exilée dénonce une "tyrannie" », L'Orient-Le Jour,‎ (lire en ligne, consulté le 23 novembre 2017)
  6. « En Thaïlande, le chef de la junte militaire conserve son poste de premier ministre », sur Le Monde.fr (consulté le 6 juin 2019)

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier