Porte des Lilas (film)

film de René Clair, sorti en 1957
Porte des Lilas
Description de cette image, également commentée ci-après
Portrait de Georges Brassens dans la station de métro Porte des Lilas

Réalisation René Clair
Scénario René Clair
Jean Aurel
d'après le roman de
René Fallet
Acteurs principaux
Pays de production Drapeau de la France France
Genre Comédie dramatique
Durée 95 minutes
Sortie 1957


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Porte des Lilas est un film français réalisé par René Clair, sorti en 1957. C'est le seul film avec Georges Brassens comme acteur[1].

SynopsisModifier

Pierre Barbier, un repris de justice, accusé de meurtre mais surtout affamé et malade, recherché par la police, a été accueilli par un brave garçon qu'on appelle « L'Artiste » entraînant ainsi un bouleversement important dans leur existence pour trois habitants du quartier populaire de la Porte des Lilas, situé dans l'est parisien.

En premier lieu, l'Artiste subit assez mal la présence du bandit qui a décidé de s'installer dans son pavillon, celui-ci s'ingénie dès lors à lui procurer des papiers, ensuite Juju, homme nonchalant, alcoolique et désœuvré qui tombe en admiration devant Pierre Barbier et enfin la petite Maria, qui, devinant un secret, s'introduit chez l'Artiste pour y découvrir Barbier. Celui-ci va lui jouer une sordide comédie qui révolte Juju, amoureux de Maria. Celui-ci va aller jusqu'au crime en tuant celui qui anéantissait ses rêves[2],[3].

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

DistinctionsModifier

Autour du filmModifier

 
Ce fut l'unique film de Georges Brassens en tant que comédien[5].

Titre du filmModifier

C'est en voyant passer un bus que le titre du film fut trouvé comme l'explique René Clair : « Je voulais un titre qui évoque Paris, mais sans comporter le nom de la capitale. J'ai cherché longtemps et c'est finalement l'un de nos amis qui, voyant passer l'autobus Porte des Lilas, m'a proposé ce titre-là. Je l'ai accepté aussitôt. »[6].

Autour des acteursModifier

C'est à l'acteur Pierre Brasseur que l'auteur compositeur Georges Brassens doit d'avoir eu le rôle de l'artiste[7]. C'est durant cette période et en raison de l'insistance de Brasseur que Pierre Onteniente, secrétaire et homme de confiance de Georges Brassens reçut le surnom de « Gibraltar »[8].

Georges Brassens jugea le tournage du film comme une expérience négative et ne souhaita pas tourner d'autres films : « On m'a d'abord prêté une psychologie qui n'est pas la mienne. En me voyant à l'écran, je ne me suis pas tellement reconnu. Et puis dans un studio il fait très chaud et moi j'ai horreur de la chaleur, je me sens un peu perdu. Il y a beaucoup de monde et on crie toujours :"Silence… taisez-vous!…" J'ai travaillé chez Renault : ça ressemble un peu à ça ! Bref, je n'ai rien à faire dans cette galère. D'ailleurs, si je recommençais, je crois que le public m'en voudrait. Il aurait raison : moi, je suis fait pour faire des chansons. »[6]. Le chanteur tiendra d'ailleurs sa parole car s'il composa des chansons pour d'autres films, il n'interprétera plus aucun autre rôle au cinéma[9].

Lieux de tournageModifier

L'ensemble des scènes furent tournées au studio de Boulogne et donc aucune image de la station de métro du même nom.

Accueil et critiquesModifier

Selon l'anthologie du cinéma (Chronique du cinéma) dont le tome 6 présente le cinéma des années 1950, Le réalisateur René Clair a su parfaitement adapter le roman de René Fallet La Grande Ceinture en « remodelant complètement le ton »[10].

Selon Pierre Barlatier et Martin Monestier auteurs d'une biographie sur Georges Brassens, le film reçoit un très bon accueil de la part du public et sera présenté à la 28e Mostra de Venise présidé par René Clair. Même si l'accueil y sera, là aussi, très bon, cela ne convaincra pas Georges Brassens de se lancer dans une carrière d'acteur[11].

DistinctionsModifier

Simplement nommé à la 30e cérémonie des Oscars (Meilleur film en langue étrangère) et à la 11e cérémonie des British Academy Film Awards (Meilleur film - toutes provenances) en 1958[12], ce film a obtenu plusieurs récompenses[13].

  • 1957 : grand prix du cinéma français (Paris)
  • 1957 : grand prix de l'interprétation française masculine à Pierre Brasseur
  • 1958 : prix du meilleur film européen (Copenhague)
  • 1958 : prix de la critique cinématographique allemande (Munich)

Notes et référencesModifier

  1. Gilles Verlant, Loïc Picaud et Jean-Éric Perrin, L'Intégrale Gainsbourg : l'histoire de toutes ses chansons, Fetjaine, (lire en ligne), « Le Poinçonneur des Lilas ».
  2. Synopsis du film, telerama.fr (consulté le ).
  3. Jean de Baroncelli, « Porte des Lilas de René Clair », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  4. André Bakst sur data.bnf.fr.
  5. Fiche de la chanson "Je suis un voyou"[PDF], sur le site dornsife.usc.edu.
  6. a et b « Pierre Brasseur », Télé 7 Jours, no 339,‎ semaine du 17 au , p. 30.
  7. « Pierre Brasseur », Télé 7 Jours, no 339,‎ semaine du 17 au , p. 30.  : Pierre Brasseur : « Il était tout à fait le personnage et j'ai beaucoup insisté pour le faire engager ».
  8. Google Livre "Une vie de chanson" de Jean-Paul Sermonte, page 174.
  9. Site https://www.ace15.org/, page "Brassens, un artiste aux multiples talents", (consulté le ).
  10. Google Livre "Le Cinéma des années 50 Chronique du cinéma, T6 Éditions Chronique page du .
  11. Google Livre "Brassens Le livre du souvenir de Pierre Barlatier, Martin Monestier 2006, passage "Porte des Lilas.
  12. « palmarès du film Port des Lilas », sur allocine.fr.
  13. Filmographie de René Clair par Éric Leroy revue historique du cinéma, page 228, persee.fr.

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier